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Les archives du site JusticeInfo.net sont disponibles via notre moteur de recherche depuis 2015. Véritable mémoire de la Justice Transitionnelle et des processus de réconciliation, ces archives couvrent près de 100 pays ainsi que les activités des tribunaux spécialisés comme la CPI, le TPIY, ou le TPIR et les commissions Justice et Vérité comme l’Instance Vérité et Dignité en Tunisie. Les dépêches de l’agence Hirondelle couvrant les activités du TPIR de sa création en 1997 à sa fermeture en 2015 sont répertoriées sous ce moteur de recherche spécial.

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    Avec la condamnation de Ratko Mladic, quel verdict pour le Tribunal pour la Yougolsavie ?
    Avec la condamnation de Ratko Mladic, quel verdict pour le...
    24.11.17
    Loïc Trégourès, The Conversation

    La condamnation à perpétuité par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic n’est une surprise pour personne. Dès son arrestation en 2011, le seul suspense était en réalité de savoir s’il restait en vie jusqu’à l’énoncé du verdict compte tenu de sa santé fragile. En dehors de plusieurs procès en appel actuellement en cours, le cas de Mladic était le dernier procès que le TPIY aura mené avant de fermer très prochainement ses portes. L’heure est donc venue de dresser un bilan de l’action du TPIY. On peut à cet égard distinguer trois dimensions. Un Tribunal pionnier La première est celle de la justice internationale. Certes, le TPIY fut créé en...

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    Débat pour débattre des Rohingyas  au Conseil des Droits de l'Homme à Genève
    Débat pour débattre des Rohingyas au Conseil des Droits...
    24.11.17
    Frédéric Burnand Genève (de notre correspondant)

    A Genève, le Conseil des droits de l’homme négocie la tenue d’une session extraordinaire, suite aux exactions massives que subit la minorité musulmane des Rohingyas depuis plusieurs années avec un nouveau pic de violence cet été. Alors que des pays comme les Etats-Unis et la Suisse réitèrent leur soutien à une enquête sur les faits et les responsables d’une politique qualifiée de nettoyage ethnique par l’ONU, la Chine annonce un plan de résolution du conflit soutenu par les autorités birmanes et bangladeshies. Une initiative qui risque d’affaiblir la volonté de poursuivre les responsables de ces crimes contre l’humanité.  Ce n’est pas officiel. Mais des sources diplomatiques concordantes confirment la tenue prochaine- autour du...

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    Esclavage en Libye: "tout le monde savait"
    Esclavage en Libye: "tout le monde savait"
    24.11.17
    AFP

    Dénoncés aujourd'hui à hauts cris par les dirigeants occidentaux et africains, les viols, les tortures et l'esclavage de milliers de migrants africains en Libye étaient pourtant connus de longue date, soulignent ONG et analystes qui tirent la sonnette d'alarme depuis des mois. Les images furtives d'une vente aux enchères nocturne de jeunes Africains dans la région de Tripoli, filmées en caméra cachée et diffusées le 14 novembre sur CNN, ont suscité une onde de choc, en se propageant comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Face au tollé, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit "horrifié", le président de l'Union africaine Alpha Condé "indigné", l'Union européenne "révoltée" et la France a réclamé...

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    Condamnation de Mladic : ce que disent les 1800 pages du jugement
    Condamnation de Mladic : ce que disent les 1800 pages du...
    23.11.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    « Les vrais héros sont les victimes et les survivants qui n’ont jamais abandonné leur quête de justice » a salué le procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Serge Brammertz, quelques minutes après le verdict prononcé le 22 novembre contre Ratko Mladic. L’ex chef militaire des Serbes de Bosnie a été reconnu coupable de génocide à Srebrenica, de crimes contre l’humanité pour l’épuration ethnique des villes de Bosnie et du siège de Sarajevo, et de crimes de guerre pour la prise en otage de personnels des Nations unies pour empêcher l’intervention de l’Otan. Toujours salué en héros par les autorités de Republika Srpska et chez certains nationalistes serbes à Belgrade et Sarajevo, le général Mladic aura...

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    RDC : le calvaire sans fin des filles enrôlées de force dans les groupes armés
    RDC : le calvaire sans fin des filles enrôlées de force...
    23.11.17
    Claude Muhindo Sengenya

    En République démocratique du Congo (RDC), les quelques filles qui parviennent à s'échapper des griffes des mouvements armés sont rejetées par leurs communautés. Ce qui oblige certaines, traumatisées, à regagner leur ancienne vie de maquis. Pour mettre fin à ce cercle vicieux, l’organisation Child soldiers international vient d’élaborer un guide pratique qui plaide pour l’acceptation communautaire de ces filles associées aux groupes armés. Entretien avec Sandra Olsson, chargée des programmes au sein de cette ONG britannique. JusticeInfo.Net : Quelle est aujourd’hui l’ampleur du phénomène des jeunes filles associées aux groupes armés en République Démocratique du Congo ? Sandra Olsson: C’est un phénomène qui persiste au...

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    La fin de l'impunité, le "standard"du Tribunal pour...
    23.11.17
    AFP

    Né au coeur du conflit des Balkans, le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) ferme le mois prochain après près d'un quart de siècle consacré à entendre et juger ceux qui ont commis les pires atrocités en Europe depuis la Seconde guerre mondiale. Le tribunal basé à La Haye a condamné mercredi à la perpétuité Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dans son dernier verdict en première instance. Il laisse derrière lui un héritage impressionnant, selon les experts: il aura aidé à écrire l'histoire du conflit, averti les criminels de guerre de la planète qu'ils pourraient, eux aussi, se retrouver sur le banc des accusés et tracer les...

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    Perpétuité pour Ratko Mladic pour génocide : un verdict exemplaire ?
    Perpétuité pour Ratko Mladic pour génocide : un verdict...
    22.11.17
    AFP

    L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a été condamné mercredi à la perpétuité par la justice internationale pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. "Pour avoir commis ces crimes, la chambre condamne M. Ratko Mladic à la prison à vie", a déclaré le juge du tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) Alphons Orie en l'absence de l'accusé, évacué de la salle peu avant pour avoir traité ses juges de "menteurs". "Les crimes commis se classent parmi les plus haineux connus du genre humain", a martelé le magistrat, considérant que les circonstances atténuantes évoquées par la défense, dont sa capacité mentale affaiblie, "avaient peu ou pas de poids" dans le jugement. Son fils a annoncé que...

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    Un verdict test très attendu pour l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie
    Un verdict test très attendu pour l'ancien chef militaire...
    21.11.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) s’apprête à prononcer son verdict dans l’affaire Mladic, le 22 novembre. L’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie est poursuivi pour génocide, crimes contre l’humanité et violations des lois de la guerre. Après presque 25 ans de procès, qui ont vu notamment la condamnation de ses principaux associés ainsi que celle de Radovan Karadzic, sa culpabilité suscite peu de doutes.  A quelques heures du verdict du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) contre Ratko Mladic, peu doutent de la condamnation de l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie. L’enjeu de cette affaire est ailleurs. En premier lieu, dans la peine qui lui sera infligée. Ratko Mladic...

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    Verdict Mladic: les disparus de Prijedor et Srebrenica
    21.11.17
    AFP

    Fikret Bacic n'a qu'un rêve: retrouver les dépouilles de sa famille. Peu importe que la justice internationale dise mercredi si le général Ratko Mladic est coupable de ces assassinats durant la guerre intercommunautaire de Bosnie. "Pour moi, (Mladic) est déjà mort de toute façon. La seule chose qui m'intéresse est d'apprendre où sont mon épouse, mes enfants, ma mère...", dit cet homme de 59 ans. Nermina avait 6 ans, Nermin 12, leur mère Minka 32. Ils ont été exécutés le 25 juillet 1992 par les forces serbes de Bosnie, devant leur maison de Zecovi, village de la région de Prijedor (nord-ouest). "Ils étaient dix-sept. Des femmes et des enfants uniquement, (...) le plus jeune avait deux ans et demi", précise Zijad Bacic, 40 ans....

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    " La situation serait encore pire s’il n’y avait pas eu le Tribunal pour l’ex-Yougoslavie", selon le procureur Brammetz
    " La situation serait encore pire s’il n’y avait pas eu le...
    20.11.17
    Stéphanie Maupas (de notre correspondante à La Haye)

    Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) aura prononcé son dernier verdict contre Ratko Mladic le 22 novembre. Après près de 25 ans d’enquêtes et de procès, et la condamnation de 83 responsables pour les guerres en ex-Yougoslavie, le TPIY fermera ses portes le 31 décembre 2017. Son procureur, Serge Brammertz, est revenu pour Justice Info sur l’héritage légué par ce premier tribunal international créé après les procès de Nuremberg et Tokyo.  Justice Info : Quel regard portez-vous sur l’héritage du Tribunal ? Serge Brammertz : Malgré tous les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui en ex Yougoslavie - la glorification des criminels de guerre et le déni des crimes - je pense que la situation serait encore...

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    Tunisie : lettre ouverte contre les liaisons dangereuses entre juges, police et pouvoir
    Tunisie : lettre ouverte contre les liaisons dangereuses...
    20.11.17
    Olfa Belhassine Tunis (de notre correspondante)

    Dans une lettre ouverte adressée au Conseil supérieur de la magistrature, un groupe de personnalités dénoncent les dérapages récurrents de la justice tunisienne.  Un collectif de cent militants de la société civile et politique composé d’universitaires, d’artistes, de médecins, d’avocats, d’enseigants, d’entrepreneurs, de juristes et d’anciens constituants ont adressé le 5 novembre une « Lettre ouverte au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et à tous les magistrats ». Ils y rappellent l’âpre bataille déclenchée au moment de l’élaboration de la Constitution de 2014 pour doter les juges d’un pouvoir affranchi de la main mise du politique : « …nous avons fini par «imposer » à la majorité de l’époque qui vous refusait cette...

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    Verdict Mladic: "le moment est enfin arrivé", disent les...
    20.11.17
    AFP

    "Le moment est enfin arrivé" de voir la justice passer pour Ratko Mladic, se sont félicitées lundi les familles de victimes en quittant Sarajevo pour assister au verdict de la justice internationale contre l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie. "Le moment est enfin arrivé, pour juger le criminel et le bourreau Ratko Mladic", a déclaré à l'AFP Kada Hotic, vice-présidente de l'association des Mères des enclaves de Srebrenica et de Zepa, avant d'embarquer à bord du vol qui doit l'emmener aux Pays-Bas. Le verdict contre Ratko Mladic du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) doit être prononcé mercedi. Il répond de onze chefs d'accusation, notamment pour son rôle dans le siège de Sarajevo et le massacre de...

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    A l'ONU, des missions de paix marquées au fer rouge
    20.11.17
    AFP

    Dans l'Histoire des opérations de paix de l'ONU, plusieurs missions restent marquées au fer rouge. En 1995 en Bosnie, les Casques bleus ont échoué à prévenir le massacre de Srebrenica, un an après un échec retentissant à empêcher un génocide au Rwanda. Plus de deux décennies après, les 110.000 Casques bleus déployés dans une quinzaine d'opérations sur décisions du Conseil de sécurité de l'ONU sont aujourd'hui dotés de mandats plus robustes pour protéger les civils. Mais ils sont encore souvent mis à l'épreuve ou accusés de comportements coupables, en Afrique, Europe, Amérique latine ou au Moyen-Orient. SOMALIE: en 1992-1993, plusieurs missions de l'ONU ont connu des fortunes diverses. En 1995, après plusieurs échecs, les...

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    La semaine de la justice transitionnelle : 3 pays oubliés Gambie, Laos et Sri Lanka
    La semaine de la justice transitionnelle : 3 pays oubliés...
    20.11.17
    François Sergent

    Cette semaine sans informations saillantes dans le domaine de la justice transitionnelle, JusticeInfo.net a choisi sa propre actualité en Gambie, au Sri Lanka et au Laos. En Gambie, Baba Hydara, le fils d’une des victimes présumées du Président déchu Yahah Jammeh qui régna sur son pays d’une main de fer pendant près de 25 ans, le journaliste Deyda Hydara explique son combat pour que justice soit rendue. Le journaliste a été tué le 16 décembre 2004 selon toute vraisemblance par les escadrons de la mort du Président aujourd’hui réfugié en Guinée Equatoriale qui le protège. Il raconte aujourd’hui :“Nous sommes conscients que pour le moment le secteur de la justice en Gambie n’est pas en mesure de juger Jammeh pour différentes...

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    TPIY: le sort des principaux acteurs des guerres des Balkans
    19.11.17
    AFP

    Présidents, chefs de guerre, leaders politiques... Voici le sort des principaux protagonistes des conflits ayant déchiré les Balkans dans les années 90, alors que le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) ferme ses portes fin décembre. - Procédures en cours - - Ratko MLADIC: L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, 74 ans, fixé sur son sort mercredi, répond d'onze chefs d'accusation, notamment pour son rôle dans le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par la justice internationale. Il avait été arrêté en 2011 après 16 années de cavale. - Vojislav SESELJ: Le leader ultranationaliste serbe, 63 ans, a été acquitté en mars 2016 par le TPIY de l'ensemble des accusations de...

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    Guerres des Balkans: la fin sanglante de la Yougoslavie
    19.11.17
    AFP

    De la mort de Tito en 1980 à l'indépendance du Kosovo en 2008, retour sur les principaux événements qui ont conduit à l'explosion sanglante de la Yougoslavie dans une série de conflits meurtriers dans les années 1990. - Après Tito - Après le décès de son fondateur Josip Broz Tito en 1980, la Yougoslavie communiste constituée de six républiques -- Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie, Monténégro, Macédoine -- et de deux provinces autonomes rattachées à la Serbie -- Voïvodine, Kosovo -- sombre dans une crise économique et politique qui ravive les nationalismes. Les premières élections démocratiques en 1990, débouchent sur une écrasante victoire de partis nationalistes dans toutes les républiques. A la tête de la Serbie, Slobodan...

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    Bosnie: Mladic, croisé serbe devenu symbole des horreurs...
    19.11.17
    AFP

    Ratko Mladic s'imaginait héros du peuple serbe mais son nom restera associé aux crimes de la guerre de Bosnie, du siège de Sarajevo au massacre de Srebrenica, pour lesquels il pourrait finir sa vie en prison. Arrêté en 2011 après 16 ans de cavale, le soldat massif et arrogant est devenu un vieil homme malade. Mais son procès n'a pas ébranlé sa conviction exprimée dès sa première apparition devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye: "Je suis le général Mladic. J'ai défendu mon pays et mon peuple". Pour le reste, cet homme tantôt colérique et brutal tantôt jovial et truculent selon ceux qui l'ont approché, a un jour expliqué que "les frontières ont toujours été tracées avec du sang et les États...

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    Ratko Mladic: un verdict historique pour tourner la page...
    19.11.17
    AFP

    Plus de 20 ans après les conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie, Ratko Mladic, surnommé le "boucher des Balkans", connaîtra mercredi son verdict devant le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), refermant ainsi une page de l'Histoire. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie est, à 74 ans, le dernier grand accusé de ce tribunal créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans. C'est même "l'un des premiers dossiers qui ont en réalité justifié (sa) création", selon le procureur Serge Brammertz. Après avoir, au cours de ses deux dernières années, jugé Ratko Mladic et condamné son alter ego politique Radovan Karadzic à quarante ans de prison,...

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    Crimes au Sri Lanka : des Ong demandent que justice soit rendue
    Crimes au Sri Lanka : des Ong demandent que justice soit...
    17.11.17
    Julia Crawford, JusticeInfo.Net

    Le groupe de juristes du Sri Lanka Monitoring and Accountability Panel (MAP)  exhorte la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement du Sri Lanka pour qu’il honore ses engagements en matière de  justice transitionnelle.  Un rapport de ce groupe d’experts vient appuyer celui qui a été lancé le 15 novembre par l’organisation HumanRights Watch (HRW). Cette dernière a demandé au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU d’exiger du Sri Lanka des réformes assorties de délais en vue de garantir la justice s’agissant des crimes graves commis durant la guerre civile qui a pris fin en 2009. Cette guerre, qui a opposé la majorité cinghalaise bouddhiste du sud à la minorité hindoue tamoule dans le nord et l’est, a fait au...

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    Cinq ans après la disparition de l'activiste laotien Sombath Somphone : "la répression par la peur "
    Cinq ans après la disparition de l'activiste laotien...
    16.11.17
    Arnaud Dubus

     Anne-Sophie Gindroz a dirigé l’ONG Suisse Helvetas au Laos durant trois ans, avant d’être expulsée par le gouvernement communiste à la fin de 2012. Peu avant son expulsion, elle avait été membre du comité organisateur du Forum Asie Europe des Peuples, un forum d’organisations de la société civile qui a eu lieu à Vientiane, la capitale laotienne, parallèlement au Sommet Asie-Europe des chefs d’Etats et de gouvernements (ASEM). Une semaine après son expulsion, le fondateur de l’ONG laotienne Participatory Development Training Center (PADETC), engagée dans le développement éducatif en zone rurale, Sombath Somphone, également membre du comité organisateur du Forum des Peuples, a été arrêté par la police laotienne. Depuis, il a disparu...

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    La Republika Srpska, terre serbe dont Mladic reste le héros
    16.11.17
    AFP

    "Je n'ai jamais fait de mal à personne! Lui non plus!": Dusko Mladic désigne le portrait dans son salon de son cousin Ratko, qui saura le 22 novembre s'il est condamné pour crimes contre l'humanité. Sans attendre le verdict du Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY), Ratko Mladic est considéré en Occident comme un "boucher", notamment chef d'orchestre du siège de Sarajevo et du massacre de Srebrenica commis par les forces serbes durant le conflit intercommunautaire de 1992-95 (100.000 morts, 2,2 millions de déplacés). Chez lui, en Républika Srpska, l'entité des quelque un million de Serbes de Bosnie, il "restera un héros, indépendamment de tout", prédit Momcilo Krajisnik, 72 ans, ex-président du Parlement des...

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    Des ONG accusent la Birmanie de génocide et de viols contre les Rohingyas
    Des ONG accusent la Birmanie de génocide et de viols...
    16.11.17
    AFP

    Un rapport de l'ONG Fortify Rights accuse la Birmanie de perpétrer un "génocide" contre les Rohingyas, alors qu'un nombre incalculable de femmes et de filles de cette minorité musulmane ont été violées par des militaires birmans, selon l'ONG Human Rights Watch. Un document de 30 pages, publié mercredi par l'ONG locale Fortify Rights et le musée Mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis, assure que "les forces de sécurité birmanes et des civils ont commis des crimes contre l'humanité et ont procédé à une campagne de nettoyage ethnique". "Les preuves que ces actes représentent un génocide contre la population rohingya ne cessent de s'accumuler", est-il écrit dans le rapport, qui fait notamment état de victimes égorgées ou brulées...

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    La réponse de la communauté internationale à la crise centrafricaine
    La réponse de la communauté internationale à la crise...
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Au renversement du président Bozizé en mars 2013, un Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) est déjà sur place. Son mandat, comme son nom l’indique, est d’aider à consolider la paix et renforcer les institutions démocratiques en Centrafrique. Suite à la détérioration progressive de la situation dans le pays, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2127 (2013) du 5 décembre 2013, autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et d’une force de maintien de la paix appuyée par la France (appelée Opération Sangaris) pour mettre un terme à l’escalade de la violence. Le déploiement rapide de la MISCA et...

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    La Cour pénale spéciale de Centrafrique
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    La Cour pénale spéciale  (CPS) de la République centrafricaine a été créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015 sous le gouvernement de transition dirigé par la présidente Catherine Samba-Panza. La CPS est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits de l’Homme et les violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, telles que définies par le Code pénal centrafricain et en vertu des obligations internationales contractées par la République centrafricaine en matière de droit international, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre objets des enquêtes en cours et à venir....

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    Centrafrique : le combat de deux personnalités religieuses
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Déclenché en 2013, l’actuel conflit centrafricain pourrait être défini comme un conflit inter-communautaire opposant, au départ, les milices de la Seleka à majorité musulmane, à des groupes d’autodéfense majoritairement chrétiens et animistes, les anti-balaka.   C’est la Seleka, une nébuleuse hétéroclite, qui chasse du pouvoir le président François Bozizé en 2013 et porte à la tête du pays Michel Djotodia, premier chef d’Etat musulman de l’histoire de la Centrafrique.   Pour leur part, les anti-balaka, soutenus par d’anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA), sont fidèles à François Bozizé aujourd’hui en exil, comme son tombeur Michel Djotodia.   Dès leur prise du pouvoir, les rebelles de la Seleka s’illustrent...

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    La crise centrafricaine depuis 2013
    13.11.17
    Avec l'AFP

    - Violences Séléka/anti-Balaka - Le 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka prennent Bangui, chassant François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. Leur chef, Michel Djotodia, s'autoproclame président. Début septembre, de violents affrontements entre ex-rebelles de la Séléka et groupes d'autodéfense -- chrétiens comme la très grande majorité de la population -- autour de Bossangoa (nord-ouest) font une centaine de morts. Des milices chrétiennes d'autodéfense, les "anti-Balaka", sont créées en réaction aux exactions commises contre la population par les ex-Séléka depuis leur prise du pouvoir. - La France lance Sangaris - Le 5 décembre 2013, une explosion de haine embrase Bangui: des miliciens anti-Balaka , infiltrés dans la...

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    Centrafrique : une histoire jalonnée de coups d’Etat
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

     La Centrafrique, qui traverse une crise aiguë depuis 2013, est connue pour son instabilité politique marquée par des coups d’Etat à répétitions depuis les années 1960.  -Le 31 décembre 1965, le premier président de Centrafrique, David Dacko, est renversé par Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie, avant de s’autoproclamer empereur en 1977.  - Jean –Bedel Bokassa I est renversé en 1979 et David Dacko reprend le pouvoir.  -En septembre 1981, David Dacko perd à nouveau le pouvoir, renversé cette fois-ci par le  général André Kolingba.    - En 1993, deux ans après l’introduction du multipartisme, Ange-Félix Patassé est élu président au terme des premières élections pluralistes dans le pays.    -Le président Patassé...

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    Quand les chanteurs d'Afrique envoient des "lettres ouvertes" aux Présidents
    Quand les chanteurs d'Afrique envoient des "lettres...
    13.11.17
    The Conversation

    La lettre musicalisée est l’une des formes que privilégient les artistes africains. Cette forme de correspondance oralisée leur permet de « manifester » par la parole et le chant. Nous explorons ici cette façon de « penser par la lettre » car, si « l’usage de la lettre relève d’une tentative […] de transaction » et de « brouillage des codes » artistiques, en tant que manifeste, elle « s’offre comme une expérimentation […], actualise un projet [et] met en pratique une nouvelle écriture, une nouvelle forme d’art […] ». Des formes diversifiées Les lettres prennent diverses formes en fonction des titres, de la syntaxe musicale et de la mise en scène évoquant un dialogue ou la situation d’écriture d’une correspondance. La première...

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    Guatemala: Les tribunaux compromettent la lutte contre...
    13.11.17
    Human Rights Watch

    Le Guatemala risque de faire marche arrière sur les remarquables progrès réalisés pour traduire en justice les personnes impliquées dans des affaires de corruption et divers abus si les plus hautes juridictions du pays ne mettent pas un terme aux retards démesurés qui empêchent d’influents suspects de faire l’objet d’un procès, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le rapport de 56 pages, intitulé « Running Out the Clock: How Guatemala’s Judiciary Could Doom the Fight against Impunity » (« Le temps s’écoule : Comment le système judiciaire guatémaltèque compromet la lutte contre l’impunité ») décrit les retards répétés et injustifiables caractérisant plusieurs affaires pénales présentées devant la...

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    Procès pour viols de mineures en RDC : plaidoyer pour la réparation
    Procès pour viols de mineures en RDC : plaidoyer pour la...
    13.11.17
    Claude Muhindo Sengenya

    Dix huit prévenus, dont le député provincial Frédéric Batumike, comparaissent depuis le 9 novembre devant la Cour militaire du Sud-Kivu, en itinérance à Kavumu, lieu des faits sous examen. Ces adeptes présumés de «Jeshi la Yesu (Armée de Jésus, en swahili) sont notamment accusés de crimes contre l’humanité pour avoir, selon le procureur, commis de manière systématique et généralisée, entre 2013 et 2016, des viols de masse contre 46 filles de Kavumu, âgées de 8 mois à 12 ans. D’ores et déjà, les avocats des parties civiles plaident pour la réparation des graves dommages corporels et psychologiques causés. C’est vert vers 17 heures locales (15 heures GMT) que les juges de la Cour militaire  sont arrivés à Kavumu, un village situé...

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    Guinée : espoir des victimes après la clôture de l'enquête judiciaire sur le massacre de 2009, selon HRW
    Guinée : espoir des victimes après la clôture de l'enquête...
    13.11.17
    Human Rights Watch

    Le collège de juges guinéens enquêtant sur le massacre, le 28 septembre 2009, de plus de 150 manifestants et le viol de 100 femmes par les forces de sécurité lors d’une manifestation pacifique ont terminé leur enquête le 9 novembre 2017, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Cela marque une étape déterminante très attendue afin que justice soit rendue aux victimes. L’enquête nationale – qui a commencé en février 2010 – a ouvert de nouvelles perspectives dans la lutte contre l’impunité dans le pays, mais elle a progressé lentement sur fond d’obstacles politiques, financiers et logistiques. Au cours de l’enquête, les juges ont mis en examen des membres haut placés des forces de sécurité. « La clôture de l’instruction sur le...

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    La semaine de la justice transitionnelle : enquête de la CPI au Burundi, espoir en RDCongo
    La semaine de la justice transitionnelle : enquête de la...
    13.11.17
    François Sergent

    L’ouverture d’une enquête pour «  crimes contre l’humanité » commis au Burundi par la Cour Pénale Internationale a dominé la semaine de la justice transitionnelle. Premier pays à quitter la CPI, africain de surcroit, le Burundi s’est vu notifier par la procureure Fatou Bensouda cette décision quelques jours après la date de son retrait officiel fixée au 27 octobre. « En quittant la CPI, Bujumbura croyait s’offrir l’impunité. La Cour lui adresse une fin de non-recevoir », écrit ainsi la correspondante de JusticeInfo auprès de la CPI, Stéphanie Maupas. Rappelons que le Burundi avait décidé, il y a un an, de se retirer de la CPI, pensant, à tort, que cette mesure empêcherait la Cour d’enquêter sur les auteurs présumés des crimes du...

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    Cambodge : Duch, comment un "homme-système" devient tortionnaire
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    11.11.17
    Pierre Hazan

    Depuis un quart de siècle, la psychologue Françoise Sironi travaille avec des victimes des violences de masse. Elle fut l’une des fondatrices du Centre Primo Levi à Paris qui s’occupe des hommes et des femmes qui ont été torturés. Plus récemment, elle s’est livrée à l’expertise psychologique de Duch au cours de son procès à Phnom Penh. Duch fut le directeur du camp de sinistre réputation S-21 à l’époque des Khmers rouges entre 1975 et 1979, ces années sanglantes où le régime de Pol Pot tua deux millions de personnes. Directeur de S-21, Duch fut personnellement responsable de la torture et la mort de 17.000 personnes. Françoise Sironi a voulu comprendre la fabrication d’un bourreau. Comment cet homme s’est-il déshumanisé à ce...

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    Gambie : pour juger l'ancien Président Jammeh, "la collecte des preuves a déjà commencé"
    Gambie : pour juger l'ancien Président Jammeh, "la...
    10.11.17
    Maxime DOMEGNI (de notre correspondant régional)

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    Malgré le retrait du Burundi, la CPI ouvre une enquête sur les crimes du régime
    Malgré le retrait du Burundi, la CPI ouvre une enquête sur...
    10.11.17
    Stéphanie Maupas

    La Cour pénale internationale a ouvert, fin octobre, une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis avril 2015. L’enquête visera les crimes contre l’humanité commis par le régime burundais. En quittant la CPI, Bujumbura croyait s’offrir l’impunité. La Cour lui adresse une fin de non-recevoir.  Les élites au pouvoir à Bujumbura ont reçu aujourd’hui la réponse tant attendue de la Cour pénale internationale : les auteurs de crimes contre l’humanité commis depuis avril 2015 pourront être punis. La peur changera-t-elle de camp ? « A partir de maintenant, les auteurs, les co-auteurs, les complices de crimes doivent comprendre que les jeux sont faits », a déclaré Lambert Nigarura, président de la Coalition des ONG pour la CPI au...

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    Disparus au Mexique : la CPI ne répond pas, selon un documentaire
    Disparus au Mexique : la CPI ne répond pas, selon un...
    09.11.17
    Stéphanie Maupas

    Un documentaire sur les crimes commis au Mexique sera diffusé sur Arte le 27 novembre prochain. Il raconte l’histoire d’une plainte déposée par un groupe d’ONG mexicaines et internationales sur le bureau de la procureure de la Cour pénale internationale en juillet 2017 et le long parcours d’une justice aux allures d’un impossible combat. C’était le 6 juillet 2017 à La Haye. Un évêque mexicain, deux avocats, et une militante de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) se rendaient une nouvelle fois à la Cour pénale internationale (CPI). Les militants dénonçaient des crimes contre l’humanité perpétrés au Mexique au nom de la guerre contre la drogue initiée en 2006 et dont le bilan s’élève à 200 000...

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    Audience reportée en France pour le père Munyeshyaka accusé de génocide au Rwanda
    Audience reportée en France pour le père Munyeshyaka...
    08.11.17
    Franck Petit

     L'audience de ce mercredi 8 novembre, vingt-deux ans après la première plainte déposée contre l’abbé Wenceslas Munyeshyaka en France, au titre de la compétence universelle pour complicité de génocide, tortures et mauvais traitements commis au Rwanda durant le génocide des Tutsis de 1994 a été finalement renvoyée au 31 janvier 2018.  Faute de temps pour entendre toutes les parties civiles. Ce dossier historique et symptomatique par sa durée des affaires rwandaises jugées devant la justice française, avait fait l’objet d’un non-lieu rendu le 2 octobre 2015, pour « faiblesse des éléments à charges ». Les parties civiles n’étaient pas de cet avis. Elles ont fait appel. Toutes ne seront pas à l’audience, non publique, devant la...

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    RDC : premier procès d’adeptes de « l’Armée de Jésus » accusés de viols de mineures
    RDC : premier procès d’adeptes de « l’Armée de Jésus »...
    08.11.17
    Claude Muhindo Sengenya (correspondant en RDCongo)

    Un tribunal militaire congolais doit juger, à partir de ce jeudi 9 novembre, dix-huit membres présumés d’une secte religieuse, accusés d’avoir systématiquement violé, entre 2013 et 2016, une quarantaine de filles âgées de 8 mois à 12 ans, dans le village de Kavumu, dans la province du Sud-Kivu. Selon des sources proches du dossier, ces bourreaux pensaient acquérir ainsi une force surnaturelle. Pour ce procès historique, les juges militaires siégeront sur les lieux des faits, dans ce village de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Parmi les accusés, figure le député provincial Frédéric Batumike, chef présumé de cette secte-milice dénommée « Jeshi la Yesu », l’Armée de Jésus, en  swahili. JusticeInfo.Net a interviewé...

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    Centrafrique : course d’obstacles pour la Cour pénale spéciale
    Centrafrique : course d’obstacles pour la Cour pénale...
    07.11.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Les derniers magistrats et autres membres du personnel de la Cour pénale spéciale (CPS) de Centrafrique ont prêté serment le lundi 06 novembre 2017 sur fond d’interrogations persistantes quant à l’opérationnalité de cette juridiction hybride. Six greffiers nationaux, quatre secrétaires, vingt officiers de police judiciaire et deux juges internationaux ont fait le serment de s’acquitter de leur mission alors que les groupes armés contrôlent toujours la plus grande partie du territoire centrafricain. Comment les équipes du procureur pourront-elles mener leurs enquêtes dans certaines régions où même le président élu Faustin Archange Touadera ne peut se déplacer que sous la protection de Casques bleus de l’ONU ?  Quel soutien cette...

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    Mali : l'ONU pour une lutte anti-terroriste respectueuse des droits de l'Homme
    Mali : l'ONU pour une lutte anti-terroriste respectueuse...
    07.11.17
    Studio Tamani

    Lors de sa visite de quatre jours au Mali, qui s'est achevée le 5 novembre 2017, le sous-secrétaire de l'ONU, Andrew Gilmour, a rappelé l'obligation, pour les forces armées gouvernementales, de respecter les droits l'Homme dans la légitime lutte contre le terrorisme. « La lutte contre le terrorisme ne peut réussir que lorsqu'elle est menée en respectant les droits de l'Homme », c'est le message passé par Andrew Gilmour lors des différentes rencontres avec les autorités, la société civile, les groupes armés. Le sous-secrétaire de l'ONU chargé des droits de l'Homme s'est dit particulièrement préoccupé par la situation des droits de l'Homme dans le centre du Mali. Selon lui, les cas d'abus et violations de droits humains sont...

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    Myanmar :  La confiscation des terres derrière la traque des Rohingyas
    Myanmar : La confiscation des terres derrière la traque...
    07.11.17
    The Conversation

    Les camps de réfugiés au Bangladesh sont « au bord de la catastrophe sanitaire » titrait le journal Le Monde, le 2 novembre dernier. Plus de 600 000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh voisin, à pied, en bateau, victimes d’atrocités et de violences systématiques commises par les forces armées dans l’État de Rakhine, le plus pauvre du Myanmar. Aung San Suu Kyi, leader du gouvernement civil, a effectué une visite, le 2 novembre – pour la première fois depuis le début des attaques –, de cet État. Nombre de médias occidentaux ont critiqué le rôle de l’armée et la position d’Aung San Suu Kyi. Son statut de lauréate du Prix Nobel de la Paix a été largement remis en question depuis la révélation de nouvelles preuves...

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    La semaine de la justice transitionnelle : espoir en RDCongo et en Afghanistan, recul en Tunisie et Burundi
    La semaine de la justice transitionnelle : espoir en...
    05.11.17
    François Sergent

    Cette semaine a montré les différents visages d’une justice transitionnelle qui souvent hésite, tâtonne ou recule. Ainsi, la procureure de la Cour Pénale Internationale a annoncé vendredi soir qu’elle demandait l’ouverture d’une enquête sur des crimes de guerre commis en Afghanistan depuis 2003. Dans le viseur de la procureure : les taliban, les forces de sécurité afghanes, la CIA et ses prisons secrètes ainsi que l’armée américaine, gros morceaux d’une éventuelle procédure. Les Etats-Unis qui ne sont pas partie de la CPI tout comme leurs alliés afghans ont tout fait pour entraver cette procédure qui a commencé il y  a dix ans et rien ne dit que la démarche de Mme Bensouda sera menée à ses fins. Trois juges désignés vendredi,...

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    Afghanistan : Taliban, armée américaine et CIA ciblés par la CPI
    Afghanistan : Taliban, armée américaine et CIA ciblés par...
    03.11.17
    Stéphanie Maupas

    La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) veut enquêter sur les crimes commis en Afghanistan et sur les prisons secrètes de la CIA en Europe. Fatou Bensouda a annoncé, le 3 novembre, qu’elle s’apprêtait à demander aux juges l’autorisation d’ouvrir une telle enquête.  La procureure a annoncé, le 3 novembre, son intention d’enquêter sur les crimes commis en Afghanistan. « J'expliquerai aux juges qu'il existe une base raisonnable permettant de croire que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis dans le cadre du conflit armé qui fait rage en Afghanistan lorsque je leur présenterai, en temps opportun, ma demande d'autorisation d'ouvrir une enquête » a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué. Il...

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    Violences sexuelles en RD Congo : une avocate raconte son combat
    Violences sexuelles en RD Congo : une avocate raconte son...
    03.11.17
    Claude Muhindo Sengenya, Goma (Nord-Kivu, Est de la RDCongo)

    Face à la persistance des viols dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) toujours à la merci de groupes rebelles sans foi ni loi, les associations locales de défense des droits de l’homme refusent de baisser les bras. Un véritable combat herculéen dans un pays où le secteur judiciaire reste gangrené par la corruption et où, comme dans d’autres parties du continent africain, les crimes de viols sont rarement dénoncés, lorsqu’ils ne sont pas purement et simplement banalisés. Entretien avec l’avocate Catherine Furaha, présidente de l’Association femmes juristes pour la défense des droits de la femme et de l’enfant (FJDF), une Ong locale. Justiceinfo.net : Pourriez-vous nous présenter, chiffres à l’appui, l’état des...

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    Tunisie : La bataille autour de la loi sur la réconciliation continue
    Tunisie : La bataille autour de la loi sur la...
    02.11.17
    Olfa Belhassine

    Au bout d’une bataille qui a duré plus de deux ans entre le président de la République et une bonne partie de la société civile, Béji Caied Essebsi a remporté la partie. Il a paraphé mardi 24 octobre « sa » loi relative à la réconciliation administrative. La loi relative à la réconciliation administrative a été adoptée le 13 septembre par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), à hauteur de 117 voix sur les 217 en tout, après une séance parlementaire intense et houleuse rythmée par des manifestations de rue contre le projet. Or jugée inconstitutionnelle par 38 députés de l’opposition, ceux-ci déposent une requête devant l'Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité (IPCC) des lois en vue de faire suspendre ce...

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    Podcast : Pourquoi créer un « musée du fascisme » fait...
    30.10.17
    Sabina Loriga

    Le 27 octobre 1922, les troupes de Benito Mussolini marchaient sur Rome. Presqu'un siècle plus tard, une certaine nostalgie pour Il Duce persiste en Italie. Ainsi, le week-end du 27 octobre 2017, plusieurs milliers de personnes se sont réunies dans sa ville natale, à Predappio pour «rendre hommage» à l'ancien dictateur fasciste. Cette petite municipalité d'Emilie-Romagne est devenue, malgré elle, à plusieurs dates clefs, un lieu de rassemblement pour les adeptes du tourisme «néo-fasciste», chacun repartant avec ses souvenirs et autres représentations du Duce. Pour endiguer le phénomène, la mairie, positionnée à gauche, a porté un projet de musée du fascisme, qui a été accepté en 2016 par le gouvernement de Renzi. Mais le concept est...

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    Le retrait du Burundi de la CPI : Chronique d’un divorce annoncé
    Le retrait du Burundi de la CPI : Chronique d’un divorce...
    30.10.17
    Louis-Marie Nindorera

    Le retrait effectif du Burundi du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (CPI), entré en vigueur ce 27 octobre 2017, constitue le dernier acte d’une procédure de divorce débutée bien avant sa notification officielle au Secrétariat général de l’ONU, il y a douze mois. Les circonstances de l’adhésion en 2004 du Burundi à la Cour Pénale internationale donnaient déjà à celle-ci les allures d’un mariage blanc promis à la rupture, dès la première brouille de ménage. Quoi qu’il en soit, en devenant le premier Etat à claquer la porte de la CPI, le Burundi ouvre aussi la page blanche de la jurisprudence de cette Cour sur les effets d’un retrait. Une première menace de retrait dés 2003 C’est le 1er décembre 2004 que le Statut...

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    La semaine de la justice transitionnelle : échec en RCA et recul au Burundi
    La semaine de la justice transitionnelle : échec en RCA et...
    30.10.17
    François Sergent

    La visite du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en République centrafricaine a été le fait saillant de la semaine de la justice transitionnelle. Dans ce pays sans Etat, ravagé par la guerre, Guterres a défendu le droit, la mission de l’ONU en RCA (Minusca) et la justice. Contre l’impunité. Peinant à convaincre ses interlocuteurs centrafricains qui doutent de la Minusca vue comme un acteur partial et de la gouvernance du Président Touadéra. Selon le secrétaire-général qui s’exprimait jeudi à Bangassou, dans un camp de déplacés musulmans « La RCA est un pays qu'un groupe de criminels essaie de transformer en enfer". Ajoutant : « je sais que c'est difficile de parler de réconciliation quand on a souffert. Mais la seule...

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    Au Burundi: "Bye bye" CPI
    28.10.17
    AFP

    Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans tout le Burundi, à l'appel du gouvernement, pour "célébrer" le retrait du pays de la Cour pénale internationale (CPI), effectif depuis vendredi. Quelque 5.000 personnes, dont des centaines de conducteurs de taxis-vélos, taxis-motos et tuk-tuk, ont défilé dans les rues de Bujumbura, en chantant et dansant au son d'une fanfare, a constaté un photographe de l'AFP. Au long d'un parcours qui les a menés notamment devant l'ambassade du Rwanda, de la Belgique et de l'Union européenne - véritables bêtes noires du régime -, ils ont lancé des slogans du genre "Bye bye CPI", "le Burundi vient d'écrire l'une des plus glorieuses pages de l'histoire du monde" ou encore "le Burundi est un...

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    Le Burundi devient le premier pays à quitter la CPI
    Le Burundi devient le premier pays à quitter la CPI
    27.10.17
    AFP

    Le Burundi est devenu vendredi le premier pays à quitter la Cour pénale internationale (CPI), créée il y a quinze ans à La Haye pour poursuivre les auteurs des pires atrocités dans le monde. "Le retrait du Burundi (...) prendra effet le vendredi 27 octobre", a annoncé un porte-parole, exactement un an après que le Burundi eut notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer du seul tribunal permanent qui juge les crimes de guerre. Camouflet à la justice internationale, ce retrait "intervient au moment où la machine (répressive) continue de tuer impunément au Burundi", a déclaré vendredi Lambert Nigarura, président de l'ONG Coalition du Burundi. Toutefois, une enquête préliminaire se poursuivra, lancée en avril 2016...

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    La "terreur rouge " ethiopienne devant un tribunal néerlandais 40 ans après
    La "terreur rouge " ethiopienne devant un tribunal...
    27.10.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Le 30 octobre, un tribunal des Pays-Bas ouvrira le procès d’Eshetu Alemu, un ancien membre du régime de Mengistu Hailemariam en Ethiopie. L’homme de 63 ans est poursuivi pour crimes de guerre, torture et séquestrations. Le procès devrait durer deux semaines.  Le procès qui s’ouvrira le 30 octobre devant le tribunal de première instance de La Haye se déroule quarante ans après les faits. L’homme qui comparaitra dans le box des accusés doit répondre de quatre chefs d’accusation de crimes de guerre pour détention arbitraire et traitements cruels et crime de torture. Son acte d’accusation désigne nommément 321 victimes. Et revient sur deux faits en particulier. En août 1978, Eshetu Alemu, l’un des responsables du régime communiste...

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    En RCA, le secrétaire général de l'ONU défend ses casques bleus et la "justice"
    En RCA, le secrétaire général de l'ONU défend ses casques...
    27.10.17
    Amaury HAUCHARD - AFP

    Temps fort de sa visite en Centrafrique, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a rencontré mercredi Casques bleus et populations déplacées à Bangassou (sud-est), ville mise en coupe réglée par les miliciens et où il a fustigé ces groupes armés "criminels" qui veulent faire du pays "un enfer". Arrivé à la mi-journée à Bangassou, à 700 km à l'est de la capitale, où il a été accueilli avec sa délégation par le préfet fraichement nommé, le patron de l'ONU s'est rendu au camp de la force onusienne, la Minusca, où il a déposé une gerbe et observé une minute de silence en hommage aux Casques bleus tués dans l'exercice de leur mission. Guterres a déclaré être venu "ici pour exprimer (sa) gratitude, (sa) solidarité et (son)...

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    Le Burundi ouvre la voie à l'impunité
    Le Burundi ouvre la voie à l'impunité
    27.10.17
    HRW

    (Nairobi, le 27 octobre 2017) - Le retrait officiel du Burundi de la Cour pénale internationale (CPI) est entré en vigueur le 26 octobre 2017, suite à la notification officielle de son retrait au Secrétaire général de l'ONU il y a un an. En vertu du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, le retrait prend effet un an après ladite notification. Le Burundi était un État membre de la CPI depuis 2004. Depuis avril 2015, lorsque le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature controversée pour un troisième mandat, les forces de sécurité gouvernementales et les membres des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir, ont exercé une forte répression à l’encontre des membres de l'opposition politique et ceux...

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    Centrafrique: la Cour pénale spéciale en “terrain miné”, selon un analyste
    Centrafrique: la Cour pénale spéciale en “terrain miné”,...
    27.10.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    La Cour pénale spéciale chargée de juger les principaux responsables des crimes les plus graves commis sur le territoire centrafricain depuis 2003, “va devoir opérer dans un environnnement très difficile”, estime Thierry Vircoulon,enseignant à Sciences-Po et chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Dans un entretien avec JusticeInfo.Net , à l’occasion de la visite à Bangui du secrétairegénéral de l’ONU qui s’achève ce vendredi, Vircoulon estime que “de nombreux acteurs en Centrafrique et hors de Centrafrique ont intérêt à ce qu'elle ne fasse pas son travail ou qu'elle fasse son travail de manière biaisée et partisane”. JusticeInfo.Net: A la faveur du dernier remaniement ministériel, des...

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    Mieux faire de la recherche dans des contextes de conflit
    26.10.17
    Swiss academies reports

    La nouvelle publication «A Conflict Sensitive Approach to Field Research - Doing Any Better?» de swisspeace et de la Commission suisse pour le partenariat scientifique avec les pays en développement (KFPE) démontre que la recherche et les chercheurs font partie intégrante de la société et ce faisant, des structures de pouvoir aussi bien nationales qu’internationales. Ses auteurs concluent que la recherche n’est jamais vraiment «neutre»: même les meilleures méthodes n’éleveraient pas l’acceptance des résultats si les projets de recherche ne tiennent pas compte dès le départ des particularités du pouvoir politique en place, écrivent Laurent Goetschel et Sidonia Gabriel de swisspeace.  En matière de planification et de gestion de...

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    Les limites des analyses ethniques des conflits en Afrique
    Les limites des analyses ethniques des conflits en Afrique
    26.10.17
    Sonia Le Gouriellec

    « L’ethnie tue ! » C’est du moins ce que laissent entendre de nombreuses analyses des guerres en Afrique. Nous avons tous en tête, le génocide rwandais, qui opposait deux ethnies : les Hutus et les Tutsis. D’avril à juillet 1994, entre 500 000 et 1 million de Rwandais périrent (800 000 selon l’ONU). En France, très tôt, ce conflit a fait l’objet de controverses. Pour le rôle qu’aurait pu jouer la France, mais surtout sur l’interprétation des causes du génocide. La lecture ethnique est très rapidement venue se confronter aux lectures plus complexes sur les causes sociologiques, politiques, historiques et régionales du génocide. Selon cette première lecture, les Tutsis et les Hutus seraient destinés à s’affronter, et les...

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    En Tunisie, l’OMCT lance l’initiative « la société civile contre la torture»
    En Tunisie, l’OMCT lance l’initiative « la société civile...
    25.10.17
    Olfa Belhassine

     C’est à Tunis que l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a réuni début octobre son Conseil exécutif. Elle y a dressé les avancées en matière de lutte contre la torture de la Tunisie et lancé une initiative rapprochant la société civile des Etats pour endiguer une grave violation des droits de l’homme nommée torture.  « Nous reconnaissons à la Tunisie le progrès significatif qu’elle a obtenu en termes de mise en place d’un cadre juridique de lutte contre la torture et d’un mécanisme indépendant de prévention contre la torture. Mais nous savons également que l’impunité prévaut toujours dans les affaires impliquant des tortionnaires », déclarait l’avocate pakistanaise Hina Jilani, présidente du Conseil exécutif de...

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    RCA : Avec Touadera, «l'impunité sévit toujours et les prédations n'ont guère cessé »
    RCA : Avec Touadera, «l'impunité sévit toujours et les...
    25.10.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Un pays exsangue, où l’Etat a presque disparu, où la violence et la prédation dévorent tout, où les plus hauts dirigeants nationaux excellent, à l’instar de leurs prédécesseurs, dans l’art du double langage et de la langue de bois, telle est la Centrafrique qui accueille, depuis le mardi 24 octobre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, selon le juriste français Didier Niewiadowski, ancien conseiller à l’ambassade de France à Bangui. Le haut responsable des Nations unies n’ ignore pas non plus que même les Casques bleus déployés sur le territoire centrafricain en rajoutent au calvaire des populations locales, en commettant notamment des viols. JusticeInfo.Net : Quel est l'état des droits de l'homme en Centrafrique...

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    Antonio Guterres en Centrafrique pour évaluer la mission onusienne
    Antonio Guterres en Centrafrique pour évaluer la mission...
    25.10.17
    Radio Ndeke Luka

    Le Portugais Antonio Manuel Guterres, nouveau secrétaire général de l'ONU depuis le début de l'année, est arrivé mardi 24 octobre en Centrafrique pour une visite officielle consacrée notamment à l'évaluation de la mission des Nations unies dans ce pays qui traverse depuis plus de quatre ans déjà, la crise la plus aiguë depuis son indépendance de la France en 1960. Ce déplacement vise donc à trouver « les stratégies concrètes pour relancer un dialogue afin de sortir une fois pour toutes de la crise » mais également « évaluer les besoins de notre Mission sur le terrain afin qu’elle puisse mieux protéger la population civile », avait déclaré Antonio Guterres dans un message diffusé la semaine dernière. Le secrétaire général de...

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    Kenyatta, l'héritier Président
    Kenyatta, l'héritier Président
    24.10.17
    AFP

    Le président kényan Uhuru Kenyatta, héritier du père fondateur de la nation et représentant des élites du pays, est convaincu que sa réélection, annulée une première fois par la justice, ne souffrira aucune contestation lors du scrutin de jeudi. Alors que les sondages prédisaient un duel serré pour l'élection du 8 août, le leader de l'ethnie kikuyu avait obtenu une victoire en apparence sans appel avec 54,27% des voix. Mais son vieux rival Raila Odinga (44,74%), un Luo, qui ne cesse de lui mener la vie dure et avait déjà contesté, en vain, le résultat de l'élection de 2013, a décidé de saisir une nouvelle fois la justice. Et, à la surprise totale de M. Kenyatta et du pays, le 1er septembre, la Cour suprême annulait le résultat...

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    La Centrafrique:  4 ans de guerre et une économie exsangue
    La Centrafrique: 4 ans de guerre et une économie exsangue
    22.10.17
    AFP

    La Centrafrique, où se rend mardi le secrétaire général de l'ONU, est un pays pauvre enclavé en Afrique centrale, marqué par une instabilité chronique et en proie depuis 2013 à un violent conflit malgré la présence de forces de maintien de la paix. - Putschs, mutineries, rébellions - Fin 1965, David Dacko, premier chef d'Etat depuis l'indépendance en 1960, est renversé par un coup d'Etat de Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie puis couronner empereur en 1977. Frasques mégalomaniaques et sanglantes exactions marquent son règne, notamment un massacre d'écoliers. Le 20 septembre 1979, Bokassa, en visite en Libye, est chassé du pouvoir par les parachutistes français. Dacko rétablit la république, mais est...

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    Gambie: campagne internationale pour que l'ex-président Jammeh soit jugé
    Gambie: campagne internationale pour que l'ex-président...
    21.10.17
    AFP

    Des victimes du régime de l'ancien président gambien Yahya Jammeh, soutenues par des ONG locales et internationales, ont annoncé samedi le lancement d'une "campagne internationale" pour qu'il soit traduit en justice, mais prévenu que cela pourrait prendre des années. Yahya Jammeh, un ancien militaire, a dirigé d'une main de fer ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le Sénégal de 1994 à janvier 2017. Il vit aujourd'hui en exil en Guinée équatoriale. Son régime est accusé par les défenseurs des droits de l'homme d'avoir eu recours à des actes systématiques de torture contre des opposants politiques et des journalistes, à des exécutions extra-judiciaires, à des détentions arbitraires et à des disparitions...

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    La semaine de la justice transitionnelle : doutes et manquements au Mali, Kenya, Burkina Faso
    La semaine de la justice transitionnelle : doutes et...
    21.10.17
    François Sergent

    La justice transitionnelle cette semaine s’est retrouvée confrontée aux classiques tensions entre droit et politique, entre justice et paix. La Cour Pénale Internationale shérif du monde a notamment montré ses limites et contradictions. En visite au Mali, pays du Sahel qui vit une transition difficile et incomplète, la procureure Fatou Bensouda a été interpellée par les représentants de la société civile notamment des femmes qui reprochent à la Cour ses lenteurs à instruire une procédure initiée en 2013 en pour les viols commis par des djihadistes dans le nord du pays. Ces ONG demandent aussi une extension des poursuites contre Ahmad Al Faqi, condamné en septembre 2016, par la Cour pour la destruction des mausolées de...

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    Tunisie : "Quand les alliés de la justice transitionnelle alimentent ses fossoyeurs"
    Tunisie : "Quand les alliés de la justice transitionnelle...
    20.10.17
    Sihem Bensedrine Présidente de l'Instance Vérité et Dignité

    JusticeInfo.net publie ce droit de réponse de Mme Sihem Bensedrine Présidente de l'Instance Vérité et Dignité  de Tunisie à l'article de notre correspondante Mme Olfa Belhassine Enquête sur les coulisses de la crise à l'Instance Vérité Dignité.   Je me permets de relever que le dernier article publié sur le site justiceinfo.net par Madame Olfa Belhassine qui se veut une Enquête sur les coulisses de la crise à l'Instance Vérité Dignité, contient un certain nombre d’erreurs et d’approximations altérant les exigences d’un travail journalistique sérieux. Il est, aussi et malheureusement, en rupture avec votre ligne éditoriale qui précise : « Justiceinfo.net s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux questions de justice, de paix et...

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    Généraux birmans en Suisse : une visite déplacée ?
    Généraux birmans en Suisse : une visite déplacée ?
    18.10.17
    Frédéric Burnand

    Le ministère suisse des Affaires étrangères reçoit une délégation de haut gradés de l’armée birmane conduite par son numéro deux, le général Soe Win. Une visite inappropriée pour la section suisse d’Amnesty International, vu les crimes de guerre commis par l’armée contre les Rohingyas. Aujourd'hui nous publions les preuves accablantes de crimes contre l'humanité à l'encontre des Rohingyas. https://t.co/gMMJTpOlLa — Amnesty France (@amnestyfrance) 18 octobre 2017 Pour cette raison, l’Union européenne a décidé ce lundi de suspendre ses invitations aux généraux birmans. C’est l’agence officielle Myanmar News qui l’a annoncé: à l’invitation du ministère suisse des Affaires étrangère, une délégation de l’armée birmane menée par...

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    Kenya : un excès de droit et de justice ?
    Kenya : un excès de droit et de justice ?
    18.10.17
    Aileen Kimutai, Nairobi

    L’annulation de l’élection présidentielle kényane d’août dernier a plongé dans l’incertitude ce pays d’Afrique de l’Est encore traumatisé par les violences post-électorales de 2007-2008 qui avaient fait plus de 1 000 morts et des centaines de milliers de déplacés. « Le Kenya a connu une année difficile et il semble que la situation va s’aggravant », commente Robert Shaw, analyste économique. « Le pays est dangereusement polarisé et exténué, ce qui constitue un cocktail mortel. Il y a de plus en plus de déclarations inflammatoires qui risquent de nous faire revivre les jours sombres et terribles de la violence post-électorale de 2007-2008 ». Pour lui, les dividendes de la nouvelle constitution votée il y a 7 ans, risquent de...

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    Cour Pénale Internationale : qui surveille le shérif ?
    Cour Pénale Internationale : qui surveille le shérif ?
    17.10.17
    Pierre Hazan

      Depuis quelques semaines, un consortium de médias, l’European Investigative Collaborations (EIC) dont Mediapart fait partie, a dévoilé certaines affaires embarrassantes pour la Cour pénale internationale (CPI). Celle-ci a ouvert une enquête interne, suspendu deux de ses collaborateurs, mais les feux se concentrèrent sur l’ancien procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo. Reste qu’au-delà des responsabilités individuelles mises en cause, l’enjeu essentiel que met en lumière ces révélations est la question de la gouvernance de la Cour pénale internationale. Comment, en effet, surveiller le shérif ? Lorsque Luis Moreno Ocampo arrive à La Haye en 2003, il porte l’espoir d’une justice internationale indépendante et ambitieuse. L’homme...

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    Affaire Sankara : « Il faut qu’il y ait une réforme du secret défense en France »
    Affaire Sankara : « Il faut qu’il y ait une réforme du...
    16.10.17
    Morgane Le Cam

    C’est une des affaires les plus attendues de l’histoire judiciaire du Burkina Faso. Le scénario, fin mélange de coup d’Etat et d’intérêts internationaux, est digne d’un roman noir. Il y a trente ans, l’ancien président Thomas Sankara était assassiné avec douze de ses compagnons au Conseil de l’Entente. En mars 2015, une enquête judiciaire s’est ouverte pour tenter de déterminer les responsables de la mort du héros de la révolution du Burkina Faso. Bruno Jaffré, le biographe de Thomas Sankara, revient sur la recherche de vérité dans ce procès historique. JusticeInfo.Net : Cela fait plus de deux ans que les experts médico-légaux cherchent, en vain, des traces d’ADN sur la présumée dépouille de Thomas Sankara. Que pensez-vous de...

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    Burkina Faso : quatre questions sur l'assassinat du Président Sankara
    Burkina Faso : quatre questions sur l'assassinat du...
    16.10.17
    Morgane Le Cam

    C’était il y a trente ans. Un jeudi, à 16h30, au Conseil de l’entente, le cœur du pouvoir révolutionnaire. Ce jeudi noir du 15 octobre 1987, le Président Thomas Sankara, qui mène l’expérience révolutionnaire depuis son coup d’Etat du 4 aout 1983, est assassiné avec douze de ses compagnons. Une heure plus tard, le coup d’Etat se confirme. Le nouveau régime, le Front populaire est installé. A sa tête, Blaise Compaoré. Le frère d’armes et ami de longue date de Thomas Sankara devient le nouveau Président du Faso.  Il aura fallu attendre mars 2015 pour qu’une enquête judiciaire soit enfin ouverte au Burkina Faso. Au cœur de cette procédure judiciaire majeure, une question centrale : qui sont les commanditaires de l’assassinat du...

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    La semaine de la justice transitionnelle : transitions bloquées au Togo et au Burundi
    La semaine de la justice transitionnelle : transitions...
    16.10.17
    François Sergent

    Les transitions difficiles ou contrariées du Togo à l’Egypte en passant par le Burundi ont dominé la semaine. Autant de pays où recule la justice et stagnent les transitions démocratiques. Au Togo, la crise est ouverte entre la dictature dynastique des Gnassingbé au pouvoir depuis plus de 50 ans et les Togolais qui aspirent à la démocratie et à un Etat de droit. Notre correspondant à Lomé Maxime Domegni écrit : « Dans ce petit d’Afrique de l’Ouest, les éléments d’une insurrection se mettent en place. Dans la rue, les jeunes ne cachent plus leur volonté d’aller à des affrontements. Les Togolais ont l’impression de vivre un tournant. Les églises ont apporté leur soutien à la rue. Les soutiens de la dynastie se font discrets. Du...

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    Patrimoines culturels détruits au Proche-Orient  : les ressources du numérique
    Patrimoines culturels détruits au Proche-Orient : les...
    13.10.17
    Ghislaine Glasson Deschaumes et Pascal Butterlin

    Il est d’usage de penser que le patrimoine culturel matériel labellisé par l’Unesco comme « patrimoine mondial » bénéficie d’une protection symbolique et réelle face aux aléas des conflits. Les guerres des trente dernières années ont pourtant été le théâtre de destructions programmées du patrimoine culturel de toutes les époques, soit à des fins de pillages, soit pour éradiquer un passé considéré comme ennemi. Ainsi aux Proche- et Moyen-Orient, on ne compte plus les sites archéologiques et les monuments, classés par l’Unesco, détruits et pillés – qu’ils soient préhistoriques, mésopotamiens, hellénistiques, romains ; qu’ils signalent les premières traces chrétiennes ou musulmanes ou encore la présence ottomane. Effacer la trace...

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    Dr Reem Bouarrouj  première femme arabe au secours des migrants en Méditerranée
    Dr Reem Bouarrouj première femme arabe au secours des...
    13.10.17
    Olfa Belhassine

    La Tunisienne Reem Bouarrouj, médecin d’urgence, est la première femme arabe à avoir opéré des missions de secours en Méditerranée destinés aux migrants clandestins. Elle en garde les traces d’une expérience humaine à nulle autre pareille  Tous ceux qui l’ont écoutée présenter, sur un ton décidé, les chiffres de la migration clandestine en Tunisie lors d’une conférence de presse organisée par le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES), ne se doutent pas du degré d’engagement de Reem Bouarrouj pour une cause, qu’elle porte depuis longtemps. Celle de la dignité de milliers d’individus de par le monde fuyant ici la pauvreté et la précarité et plus loin la guerre et les conflits inter ethniques, affrontant par...

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    Les principales décisions de l'Unesco relatives aux Palestiniens
    Les principales décisions de l'Unesco relatives aux...
    12.10.17
    AFP

    Depuis l'admission de la Palestine comme membre à part entière de l'Unesco, en octobre 2011, plusieurs résolutions ont été adoptées par cette organisation, suscitant des levées de boucliers en Israël. Jeudi, les Etats-Unis, rejoints par Israël, ont annoncé leur retrait de l'Unesco, l'accusant d'être "anti-israélienne". - Adhésion à l'Unesco - Le 31 octobre 2011, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture décide de l'admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre. La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l'adhésion, de même que la France qui avait pourtant émis de sérieuses réserves sur la...

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    Sankara: 30 ans après sa mort, la justice tente de faire...
    12.10.17
    AFP

    Après des années d'omerta sur le dossier, la justice tente de relancer l'enquête sur l'assassinat de Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè tué lors du coup d'état d'octobre 1987, suscitant l'espoir d'un procès, trente ans après. "L'affaire Thomas Sankara n'a jamais autant bougé que durant ces deux dernières années", confie à l'AFP une source proche du dossier, soulignant que "depuis la réouverture de l'enquête en mars 2015, une centaine d'auditions ont été effectuées tant au Burkina Faso qu'à l'extérieur du pays". Le sujet de l'assassinat de Sankara était tabou sous le régime de Blaise Compaoré qui a bénéficié de sa mort pour prendre un pouvoir qu'il a occupé pendant 27 ans, jusqu'à sa chute en octobre 2014....

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    Togo: la grande peur du pouvoir face à la contestation
    Togo: la grande peur du pouvoir face à la contestation
    12.10.17
    Maxime Domegni, Lomé

    Depuis la mi-août, le Togo traverse une turbulence politique née de la contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé par la rue. A l’intérieur des frontières nationales et dans la diaspora, les manifestations se multiplient. Pour une fois, le pouvoir est sérieusement secoué. Mais tient encore. Jusqu’à quand ? Début août, lorsque le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam appelait à des manifestations de rue, nul ne présageait que c’était le début d’une vague de contestations qui allait déferler sur presque toutes les villes du pays et atteindre la diaspora. « C’est quoi le PNP? », raillait même le ministre en charge de la Sécurité, Yark Damehame, en face des journalistes, à la veille des premières manifestations....

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    Rwanda : l’horrible tribut payé par les enfants durant le génocide des Tutsis
    Rwanda : l’horrible tribut payé par les enfants durant le...
    11.10.17
    Emmanuel Sehene Ruvugiro, à Kigali

    Le Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux (MTPI) a inauguré le 4 octobre une exposition virtuelle qui illustre la souffrance des enfants pendant le génocide au Rwanda en 1994 et pendant les conflits dans les pays de l’ex‑Yougoslavie dans les années 90. Intitulée "les enfants dans les conflits armés – Éléments de preuve provenant des archives des Tribunaux pénaux internationaux", l’exposition montre que les enfants ont été souvent intentionnellement visés et victimes d’actes de violences sexuelles ou de torture, de persécutions, de transferts forcés, d’assassinats et de meurtres, ainsi que d’exterminations pendant les conflits armés au Rwanda et dans les Balkans. Pour le cas du Rwanda, le correspondant de JusticeInfo.Net...

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    Egypte : un prix pour un défenseur des libertés menacé
    Egypte : un prix pour un défenseur des libertés menacé
    11.10.17
    Frédéric Burnand

    A Genève, l’Egyptien Mohamed Zaree a reçu mardi le prestigieux Prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits humains. Une distinction pour un activiste menacé et un signe de protestation contre la présidence égyptienne qui ne connaît pas de limites dans la répression de masse, selon l’Institut du Caire pour l’étude des droits humains, dont Mohamed Zaree est le représentant en Egypte.  Toujours menacé d’un procès qui pourrait lui valoir 30 ans de prison, Mohamed Zaree n’a pu se rendre à Genève pour recevoir le Prix Martin Ennals, interdit qu’il est de sortie du territoire national. Son crime? Un engagement sans relâche en faveur des libertés considéré par le régime du président Abdel Fattah al-Sissi comme une atteinte à la...

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    RDC /Nord-Kivu : appel de la société civile à juger trois ex-chefs de guerre
    RDC /Nord-Kivu : appel de la société civile à juger trois...
    10.10.17
    Claude Muhindo Sengenya, Goma (Nord-Kivu)

    Les organisations de la société civile du Nord-Kivu demandent des poursuites judiciaires contre d’anciens chefs de guerre congolais ou étrangers ayant longtemps sévi dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une note de plaidoyer adressée en septembre au président Joseph Kabila, ces organisations citent nommément les Congolais Laurent Nkunda et Tabo Ntaberi ainsi que l’Ougandais Jamil Mukulu. Ancien chef de la milice Nduma Défense du Congo, (NDC), Tabo Ntaberi dit Sheka, est détenu sur le territoire congolais tandis que Laurent Nkunda, ancien chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), est en exil au Rwanda. Pour sa part, l’Ougandais Jamil Mukulu, ex- leader  Forces démocartiques...

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    En Afrique, des pouvoirs usés mais rusés contre la démocratie
    En Afrique, des pouvoirs usés mais rusés contre la...
    09.10.17
    André Guichaoua

    Les régimes bâtis sur les ruines de guerres civiles en Angola, au Burundi, au Congo, en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et au Rwanda, ont reposé sur des forces politico-militaires. Hormis au Kenya, en Tanzanie et en Zambie, où le multipartisme a été rétabli au début des années 1990 et a perduré malgré des élections entachées de violences, partout les espérances démocratiques ont été trahies ou manipulées. Entre juin 2015 et août 2017, la région a ainsi connu un enchaînement ininterrompu d’élections générales. Les scrutins du Burundi en 2015 et de la RDC, initialement prévu en 2016, étaient les plus redoutés. Les présidents sortants voulaient se maintenir au pouvoir au-delà de leur deuxième mandat. Au Congo,...

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    Une artiste tunisienne offre des tombeaux aux naufragés de la Méditerranée
    Une artiste tunisienne offre des tombeaux aux naufragés de...
    09.10.17
    Olfa Belhassine

    « Les tombeaux de la dignité » est une performance artistique présentée par Sadika Keskes, dimanche 1er octobre, pour reconstituer le drame des migrants emportés par les flots. Une manière de rendre également possible un deuil difficile.  Fuyant la précarité, la misère, la persécution, l’horreur et la guerre, ils voient leur rêve d’une vie meilleure se fracasser sur les vagues et périssent dans quelques naufrages au large. Les corps de tous ces migrants sont refoulés par la marée, et le vent du large les ramène souvent sur les côtes tunisiennes. Aux abords de la petite ville de Zarzis, au sud du pays. Là ils sont ensevelis dans une ancienne…décharge municipale. C’est pour rendre leur humanité à ces milliers de cadavres sans...

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    La semaine de la justice transitionnelle : scandale à la CPI, questions sur le Burundi et le Mali
    La semaine de la justice transitionnelle : scandale à la...
    08.10.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    La Cour pénale est secouée par un énorme scandale mettant en cause son premier procureur, Luis Moreno Ocampo, tandis que la Centrafrique poursuit sa difficile quête de justice et que perdure le calvaire du peuple burundais érigé en rempart par un régime qui voit des menaces partout. Huit médias internationaux, membres de l’European Investigative Collaboration (EIC) ont mené pendant six mois une enquête intitulée Les Secrets de la Cour, qui met sérieusement en cause l’ex- procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo. Comme l’écrit Pierre Hazan, conseiller éditorial de JusticeInfo.Net, l’enquête « révèle que la Cour pénale internationale a demandé en avril 2011 de garder prisonnier l’ex-président de la Côte...

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    Un acte d’accusation contre la Cour pénale internationale
    Un acte d’accusation contre la Cour pénale internationale
    06.10.17
    Pierre Hazan

    C’est un énorme scandale qui vient de secouer la Cour pénale internationale (CPI). Huit médias internationaux, membres de l’European Investigative Collaboration (EIC) ont mené pendant six mois une enquête intitulée Les Secrets de la Cour, qui porte un coup très dur à la crédibilité et à l’image d’impartialité de la CPI. Ils ont dépouillé plus de 40.000 documents confidentiels – câbles diplomatiques, éléments bancaires, correspondances… - obtenus par Mediapart. Ces documents jettent pour la première fois une lumière crue sur le jeu politique des Etats auprès de la justice internationale et la moralité douteuse de celui qui fut son premier procureur, Luis Moreno Ocampo, entre 2003 et 2012. Embarrassée, l’actuelle procureure,...

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    Des lieux de culte chrétiens saccagés par des dhijadistes dans le centre du Mali
    Des lieux de culte chrétiens saccagés par des dhijadistes...
    05.10.17
    Issa Fakaba Sissoko, à Bamako

    Des lieux de culte chrétiens ont été saccagés la semaine dernière dans le centre du Mali par des djihadistes présumés, rappelant les attaques qui avaient visé la minorité chrétienne en 2012 dans les régions de Gao et Tombouctou, dans le nord. Les Evêques catholiques du Mali interpellent le gouvernement qui, jusqu’ici, reste silencieux. La situation sécuritaire s’est nettement dégradée ces derniers mois au Mali, selon le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU. Une détérioration caractérisée notamment par des attaques ciblant des écoles et des lieux de culte, notamment dans le centre du pays. Dans les localités de Dobara et Bodwal, des églises ont été saccagées par des présumés djihadistes la semaine dernière. A Dobara, à...

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    Des victimes de la guerre au Libéria témoignent aux USA dans le procès de “Jungle Jabbah”
    Des victimes de la guerre au Libéria témoignent aux USA...
    04.10.17
    Julia Crawford, JusticeInfo.net

    Mohammed Jabbateh, originaire du Libéria, est jugé aux Etats-Unis depuis le 2 octobre pour parjure et fraude dans ses documents d’immigration. Aussi connu sous le nom de “Jungle Jabbah”, il aurait obtenu l’asile aux Etats-Unis en dissimulant son rôle de commandant au sein de l’ULIMO, un ancien mouvement rebelle au Libéria. Même s’il n’est pas poursuivi aux Etats-Unis pour les crimes commis dans son pays d’origine, les atrocités qui lui sont reprochées au Libéria seront au cœur de cette procédure américaine. JusticeInfo.Net s’est entretenu à ce sujet avec le juriste suisse Alain Werner, co-fondateur de l’ONG Civitas Maxima, qui se bat depuis des années aux côtés des victimes de la guerre au Libéria, en quête de justice. JusticeInfo:...

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    Burundi : « la population paupérisée est érigée en rempart d'un noyau dirigeant bunkérisé  »
    Burundi : « la population paupérisée est érigée en rempart...
    04.10.17
    JusticeInfo.Net

    Pour le sociologue André Guichaoua, spécialiste de la région des Grands lacs africains, la répression s’abat sur tous les démocrates burundais depuis 2015, même si « les appels directs ou indirects à la mobilisation ethnique se sont développés à l'initiative de cadres et de militants du parti au pouvoir CNDD-FDD, pour faire taire ses propres opposants et remobiliser des partisans sur le thème de l'ethnie majoritaire » hutu. Dans sa radicalisation face à ce qu’il croit être une menace d’anéantissement depuis l’extérieur, le noyau autour du président Pierre Nkurunziza « invite avec fermeté » sa population déjà « paupérisée et pressurée» « à participer massivement aux innombrables manifestations officielles de soutien à sa politique...

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    Centrafrique : le Règlement de procédure et de preuve de la Cour spéciale en débat
    Centrafrique : le Règlement de procédure et de preuve de...
    03.10.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Après la prestation de serment fin juin du Procureur général et de cinq juges de la Cour pénale spéciale de Centrafrique, place maintenant à l’examen du projet de Règlement de procédure et de preuve (RPP). Ce texte sera le principal outil juridique dans l’administration de la justice devant cette Cour créée au sein du système judiciaire centrafricain. Un atelier de validation de ce projet de règlement s’est tenu les 2  et 3 octobre à Bangui avec pour objectifs de recueillir les avis des partenaires aux fins de son amélioration, selon un communiqué de la Mission de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA). Cette rencontre regroupait, selon le communiqué, différents « partenaires nationaux et internationaux engagés dans...

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    Burundi: à Genève, bataille de résolutions entre l'UE et l'UA
    Burundi: à Genève, bataille de résolutions entre l'UE et...
    02.10.17
    Agnès Ndirubusa, Groupe de Presse Iwacu-Burundi

    Alors que le Burundi continue de faire les grands titres de la presse,  le Conseil onusien des droits de l’Homme a adopté la semaine dernière une résolution du groupe africain, plus favorable à Bujumbura que celle de l’Union européenne. Celle-ci exprime sa grande déception. JusticeInfo.Net vous propose  l'article ci-après de notre consoeur Agnès Ndirubusa, du Groupe de presse burundais Iwacu. Mercredi 27 septembre, coup de théatre à Genève. Tout était pourtant parti sur l’Union européenne qui s’était proposée à produire une résolution. Celle-ci réitère les allégations contenues dans le rapport de la commission d’enquête sur le Burundi. Ce rapport fait état de crimes contre l’humanité. La CPI est appelée en renfort pour enquêter....

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    La semaine de la justice transitionnelle : revers en Tunisie et au Myanmar
    La semaine de la justice transitionnelle : revers en...
    01.10.17
    François Sergent

    De la Tunisie, au Burundi en passant par le Myanmar ou le Népal, la justice transitionnelle a connu cette semaine revers et difficultés. En Tunisie, l’enquête de JusticeInfo.net montre les abus de la propre Présidente de l’Instance Vérité et Dignité Sihem Bensedrine qui a affaibli une institution vulnérable et fragilisée. Mme Bensedrine, surnommée Araïssa, ( la patronne) doit répondre à des «  accusations de dilapidations de fonds publics et de recrutements anarchiques et peu transparents afin de mettre en place une administration parallèle totalement obéissante à ses ordres », écrit notre correspondante Olfa Belhassine. Sihem Bensedrine dénonce un « complot » contre l’IVD et les processus de justice transitionnelle en Tunisie...

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    Rohingyas: la Birmanie accusée de "crimes contre l'humanité" par 88 ONG
    Rohingyas: la Birmanie accusée de "crimes contre...
    30.09.17
    AFP

    Au moins 60 Rohingyas de Birmanie tentant de rejoindre le demi-million de réfugiés au Bangladesh voisin sont morts ou disparus en mer, a annoncé vendredi l'ONU, après avoir dénoncé un "cauchemar humanitaire", et la Birmanie est en accusation, 88 ONG parlant même de "crimes contre l'humanité". "Ma femme et mes deux fils ont survécu. Mais j'ai perdu mes trois filles", explique entre deux pleurs Shona Miah, Rohingya de 32 ans qui espérait mettre sa famille à l'abri des violences qui ont débuté il y a un mois entre l'armée birmane et des rebelles musulmans rohingyas. Au fur et à fur qu'ils sont découverts, les corps des naufragés sont rassemblés dans une école, non loin de la plage à Cox's Bazar, une ville devenue l'un des plus...

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    Rwanda : Répression politique post-électorale
    Rwanda : Répression politique post-électorale
    29.09.17
    HRW

    (Nairobi, le 29 septembre 2017) – Au Rwanda, des opposants politiques sont arrêtés, victimes de disparition forcée et font l’objet de menaces depuis les élections présidentielles du mois d’août 2017, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le président en place, Paul Kagame, a remporté les élections avec un score annoncé de 98,79 pour cent des voix. Parmi les personnes ciblées figurent Diane Rwigara, qui avait porté sa candidature à l’élection présidentielle en tant qu’indépendante, avant que celle-ci ne soit rejetée, les membres de sa famille et ses partisans, ainsi que plusieurs leaders et membres des Forces démocratiques unifiées (FDU)-Inkingi, un parti d’opposition. « La répression du gouvernement rwandais montre qu’il...

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    Myanmar :  les Rohingyas victimes de l'Empire britannique
    Myanmar : les Rohingyas victimes de l'Empire britannique
    29.09.17
    Lauriane Simony

    L’exode des musulmans Rohingya, causé par les violences de la terrible Tatmadaw, nom donné à l’armée birmane, ne semble pas ralentir. Des milliers de personnes fuient actuellement le pays à majorité bouddhiste vers le Bangladesh. Un demi-million de Rohingyas ont déjà passé la frontière. Pourtant, il ne s’agit pas pour le gouvernement birman d’un « nettoyage ethnique », terme employé par Zeid Ra’ad Al Hussein, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme et repris depuis par le Président français Emmanuel Macron, mais d’une campagne de lutte antiterroriste qui vise à neutraliser la menace islamiste dont la Birmanie serait victime. L’attentat du 25 août, commis par l’Arakan Salvation Rohingya Army (ARSA) dans le nord du...

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    Burundi: une résolution africaine sème la discorde à l'ONU
    28.09.17
    AFP

    Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a décidé jeudi d'envoyer au Burundi trois experts, alors que les Occidentaux réclament le renouvellement du mandat de la Commission d'enquête de l'ONU, qui n'a pas été autorisée à se rendre sur place. Une résolution en ce sens a été adoptée par 23 voix pour, 14 contre et 9 abstentions. Les experts auront "pour mandat de travailler en coopération avec le gouvernement en vue de collecter les informations, déterminer les faits et circonstances" des violations des droits de l'Homme "en vue de les transmettre aux autorités judiciaires du Burundi qui auront la charge d'établir la vérité", a expliqué le représentant de la Tunisie, Walid Doudech, au nom du groupe africain. L'"envoi d'une...

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    Répression des Rohingyas au Myanmar : «L’indignation contre Aung San Suu Kyi est exagérée»
    Répression des Rohingyas au Myanmar : «L’indignation...
    28.09.17
    Frédéric Burnand

    La crise ouverte depuis le mois d’aout en Birmanie – attaque des rebelles musulmans, répression sanglante de l’armée et fuite au Bangladesh de centaines de milliers de Rohingyas – suscite l’indignation dans le monde et les dénégations de la Dame de Rangoon. Fin connaisseur du pays, l’éditeur Matthias Huber prend la défense de la dirigeante birmane. Les Nations unies ont annoncé ce mercredi préparer un plan d'aide humanitaire au cas où la totalité des Rohingyas de Birmanie se réfugierait au Bangladesh pour fuir les violences. De son coté, la Birmanie a décidé d'entrouvrir aux organisations humanitaires la porte de l'Etat Rakhine, théâtre de violences depuis août qui ont fait fuir près de 500 000 musulmans Rohingyas vers le...

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    Centrafrique: parler de génocide n'est pas "justifié"...
    27.09.17
    AFP

    Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a estimé mercredi que parler de génocide en Centrafrique, terme employé fin août par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires de l'époque, n'est pas "justifié". "Génocide, nous pensons que ce n'est pas très justifié", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse à Genève, en marge de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies. "Parler dans cette étape de génocide, nous pensons que c'était trop avancé", a-t-il dit, en réponse à une question sur les propos tenus en août par celui qui était alors secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien. Il a depuis été remplacé. "Les signes...

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    Guinée : Huit ans plus tard, justice doit être rendue pour le massacre (ONG)
    Guinée : Huit ans plus tard, justice doit être rendue pour...
    27.09.17
    HRW

    (Conakry) – La Guinée devrait s’employer à rendre justice, à établir la vérité et dédommager les victimes pour les crimes graves commis le 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch, Amnesty International et l'Association des Victimes, Parents et Ami-e-s du 28 Septembre 2009 aujourd’hui, à la veille du huitième anniversaire du massacre. Ce jour-là, les forces de sécurité ont massacré plus de 150 manifestants pacifiques, et plus de 100 femmes ont été violées. Des centaines de blessés et des pillages généralisés ont également été documentés. L'enquête sur les crimes menée par un groupe de juges d'instruction guinéens a été lancée en février 2010 mais elle n'a pas encore été finalisée,...

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    Tunisie : Enquête sur les coulisses de la crise à l'Instance Vérité Dignité
    Tunisie : Enquête sur les coulisses de la crise à...
    26.09.17
    Olfa Belhassine

    A huit mois de la fin du mandat de l’Instance vérité et dignité (IVD), la commission vérité traverse depuis près de deux mois une situation marquée par des tensions internes. Les plus graves depuis sa mise en place en juin 2014. Enquête dans les coulisses d’une crise annoncée. La bataille rangée entre Sihem Bensedrine présidente de la commission vérité, par le passé journaliste dissidente, figure emblématique de l’opposition et redoutable militante des droits de l’homme sous le régime de Ben Ali, et quatre de ses commissaires s’est déclenchée à la mi août. Communiqués de presse des quatre cadres en colère de l’IVD, qui lui étaient, il y a quelques mois encore pourtant acquis, sous forme de réquisitoires contre Sihem Bensedrine,...

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    La semaine de la justice transitionnelle : le calvaire des Rohingyas continue
    La semaine de la justice transitionnelle : le calvaire des...
    25.09.17
    François Sergent

    L’exode et le massacre des Rohingyas, une minorité ethnique du Myanmar de confession musulmane a dominé la semaine de la justice transitionnelle. Il s’agit d’un « génocide », selon le Président français Emmanuel Macron, d’un « nettoyage ethnique », selon le secrétaire général de l’ONU. Mais selon la dirigeante de fait de l’ancienne Birmanie et Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, il s’agit d’un« iceberg de désinformation ». Tout montre et démontre pourtant que près de 400 000 Rohingyas, soit près de la moitié de cette communauté vivant dans un état occidental du Myanmar le Rakhine ou Arakan, ont du fuir leur pays pourchassés par l’armée et que des centaine ont été tués par balles ou ont péri dans l’incendie de leurs maisons...

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    Burundi : "le gouvernement est en plein déni"
    Burundi : "le gouvernement est en plein déni"
    22.09.17
    Frédéric Burnand

    La Commission d’enquête sur le Burundi a présenté cette semaine son rapport final devant le Conseil des droits de l’homme à Genève. Exilées, les ONG burundaises de défense des droits de la personne ont pu s’y faire entendre, comme Carine Kaneza, porte-parole du Mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité (MFFPS). Entretien. Avec plus d’une trentaine d’ONG, le MFFPS demande, dans une lettre ouverte, de soutenir une résolution renouvelant le mandat de la Commission d'enquête des Nations Unies sur le Burundi, et d’appeler le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à explorer toutes les options pour assurer la responsabilité des crimes documentés par la Commission. Elles appellent, en particulier, à...

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    Les Rohingyas, victimes de "nettoyage ethnique" ou de...
    21.09.17
    AFP

    Les violences dont est victime la minorité musulmane des Rohingyas en Birmanie constituent un "nettoyage ethnique", selon l'ONU et plusieurs chefs d'Etat, mais il est difficile pour l'instant de les catégoriser comme "génocide", terme employé par le président français, d'après les experts. - Quelle est la différence entre génocide et nettoyage ethnique? - Génocide et nettoyage ethnique sont étroitement liés et emploient parfois les mêmes moyens, reconnaît Mark Kersten, chercheur en droit pénal international à l'université de Toronto. Toutefois, les différences entre les deux sont de taille. "Le génocide est la tentative de détruire un groupe particulier dans son entièreté ou en partie", précise M. Kersten. Pour cela, l'auteur...

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    Centrafrique: douze plans de paix en dix ans et encore la guerre
    Centrafrique: douze plans de paix en dix ans et encore la...
    20.09.17
    Pierre Hazan

    Depuis dix ans, la Centrafrique a connu une douzaine de plans de paix. Aucun d’entre eux n’a jamais été appliqué. Retour et analyse sur des échecs en série, alors que des proches des groupes armés viennent de faire leur entrée au gouvernement. Cette main tendue par le chef de l’Etat « au nom de la réconciliation nationale » intervient alors Stephen O’Brien, sous-Secrétaire Général de l’ONU en charge des affaires humanitaires, a mis en garde que « les risques avant-coureurs d’un génocide en Centrafrique sont là ». La Centrafrique, serial killer des plans de paix ? Le constat est vite fait : de l’accord de Syrthes de 2007 conduite par feu « le Médiateur et Guide de la Grande Révolution libyenne » Mouamar Khadafi aux deux accords...

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    Première rencontre Macron, Kagamé
    19.09.17
    AFP

    Les présidents français et rwandais Emmanuel Macron et Paul Kagame se sont entretenus à New York lundi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, une rencontre peu courante entre les dirigeants des deux pays dont les relations sont empoisonnées par le génocide rwandais de 1994. La présidence rwandaise a indiqué dans un tweet que les deux hommes ont discuté de "collaboration sur des questions d'intérêt mutuel, dont la paix et la sécurité en Afrique". Le Rwanda accuse depuis des années la France, à l'époque soutien du régime extrémiste hutu rwandais à l'origine du génocide de 1994, de participation aux massacres qui ont fait en à peine 100 jours, à partir d'avril 1994, environ 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité...

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    Syrie : plaidoyer de Carla Del Ponte pour un tribunal international
    Syrie : plaidoyer de Carla Del Ponte pour un tribunal...
    18.09.17
    AFP

    Carla Del Ponte, démissionnaire de son poste de membre de la Commission d'enquête sur la Syrie, a fait lundi un ultime plaidoyer en faveur d'un tribunal international, dénonçant sept années de complète impunité.   "Sept ans de crimes en Syrie et une totale impunité. Ce n'est pas acceptable", a déclaré l'ex-magistrate, connue pour son franc-parler et sa soif de justice, à l'occasion de sa dernière apparition devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève. "Nous aurions pu obtenir de la communauté internationale et du Conseil de sécurité (de l'ONU) la mise en place d'un tribunal (...) pour tous les crimes commis en Syrie", a-t-elle ajouté, avant de lancer : "Pourquoi n'est-il pas possible d'avoir un tribunal ?". La...

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    La semaine de la justice transitionnelle : question de mots
    La semaine de la justice transitionnelle : question de mots
    18.09.17
    François Sergent

    La justice transitionnelle est aussi question de mots. Comme « génocide » ou « nettoyage ethnique » marqués par les mémoires sanglantes du Rwanda ou des Balkans. À court de mots, le secrétaire général de l’ONU a reconnu que le massacre des Rohingyas par l’armée du Myanmar était bien « un nettoyage ethnique ». "Quand un tiers de la population Rohingya doit fuir le pays, pensez-vous pouvoir trouver un meilleur mot pour décrire" la situation, a ainsi répondu António Guterres. Mais pour la dirigeante de fait du pays et Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi il s’agit d’un « iceberg de désinformation ». Et, plus que jamais otage de l’armée, elle a défendu ses militaires. Rappelons que plus de 400.000 Rohingyas se sont réfugiés au...

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    Tunisie : adoption d'une loi d'amnistie contestée
    Tunisie : adoption d'une loi d'amnistie contestée
    14.09.17
    Olfa Belhassine

    L’Assemblée des Représentants du Peuple tunisienne a approuvé mercredi soir 13 septembre, en séance plénière, le projet de loi sur la "réconciliation administrative". En fait, une loi controversée d'amnistie de fonctionnaires impliqués dans la corruption sous la dictature. Il s’agit de la première initiative législative du président de la République largement contestée par la société civile. Après plus de deux ans de reports, de tergiversations et de manifestations de rue, ce projet de loi du président Béji Caied Essebsi  a été adopté hier soir, par 117 voix, dans une ambiance houleuse. A l’intérieur comme à l’extérieur de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Amputé de la partie sur l’amnistie de change et sur celle...

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    Tchad: Amesty dénonce la répression
    14.09.17
    AFP

    La répression envers les acteurs de la société civile a augmenté au Tchad ces dernières années, dénonce dans un rapport publié jeudi l'ONG Amnesty international, qui appelle les autorités à modifier ces pratiques. "Les défenseurs des droits humains, les membres de mouvements citoyens, les syndicalistes et les journalistes qui critiquent le régime sont de plus en plus menacés", s'inquiète dans son communiqué de presse l'ONG de défense des droits de l'homme, qui demande aux autorités de "modifier les lois restrictives" et de libérer les "prisonniers d'opinion". Amnesty dénonce l'arrestation et la détention de membres de la société civile, l'interdiction croissante des manifestations et les restrictions de la liberté d'expression....

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    Rohingyas: l'ONU dénonce un "nettoyage ethnique"
    Rohingyas: l'ONU dénonce un "nettoyage ethnique"
    13.09.17
    AFP

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mercredi la Birmanie à suspendre ses opérations militaires contre la minorité Rohingya, considérant que les autorités se livraient à un nettoyage ethnique. La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a fait savoir de son côté qu'elle annulait un déplacement à l'ONU pour son Assemblée générale annuelle qui débute la semaine prochaine et promis de sortir publiquement de son silence. Le Conseil de sécurité s'est réuni mercredi à huis clos pour discuter des violences dans l'État birman du Rakhine (ouest) qui ont déclenché l'exode de réfugiés rohingyas vers le Bangladesh. "J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire...

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    Le calvaire oublié des Tutsis du Congo
    Le calvaire oublié des Tutsis du Congo
    13.09.17
    Emmanuel Sehene Ruvugiro, à Kigali

    Souvent considérés comme des envahisseurs par d’autres groupes ethniques de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les Tutsis du Nord-Kivu et les Banyamulenge du Sud-Kivu qui leur sont assimilés ont vu leur calvaire se poursuivre, ces dernières années, au Rwanda et au Burundi, où certains d’entre eux avaient cherché refuge. Le 13 août 2004, près de 200 Banyamulenge étaient ainsi sauvagement tués, lors de l’attaque de leur camp de réfugiés de Gatumba, au Burundi, près de la frontière avec la RDC.Certains des survivants se réfugièrent au Rwanda. Le lendemain, le carnage fut revendiqué dans la presse par le Front national de libération (FNL) d’Agathon Rwasa, aujourd’hui vice-président de l’Assemblée nationale du Burundi....

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    Burundi: l'opposant Léopold Habarugira enlevé
    Burundi: l'opposant Léopold Habarugira enlevé
    12.09.17
    AFP

    Un cadre du parti burundais d'opposition Union pour la paix et le développement (UPD) a été enlevé mardi pendant qu'il se déplaçait à pied avec son épouse dans Bujumbura, selon sa famille et son parti. Léopold Habarugira, 54 ans, est le trésorier de l'UPD et un des rares responsables d'opposition à ne pas s'être exilés malgré la crise violente que traverse le Burundi depuis la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé, obtenu en juillet de la même année. M. Habarugira a été enlevé mardi vers 07H30 locales (05H30 GMT) dans l'est de la capitale burundaise, a expliqué à l'AFP son épouse Libérate Nzitonda, jointe par téléphone. "Je faisais de la marche avec mon mari quand une...

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    Centrafrique : un leurre de désarmement
    Centrafrique : un leurre de désarmement
    12.09.17
    Ephrem Rugiririza, avec Hippolyte Marboua de Radio Ndeke Luka à Bangui

     En Centrafrique, des civils sans défense continuent de tomber sous les balles des groupes armés alors que le gouvernement réceptionne quelques fusils restitués par des ex-combattants dans le cadre d’un programme peu convaincant de désarmement et de démobilisation.  Après maints atermoiements, le président Faustin Archange Touadera a procédé le 30 août au lancement officiel de la phase pilote du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). « Pour mieux aborder les activités du programme national DDRR, la stratégie que j’ai instruite est de démarrer par un projet pilote pour voir les forces et corriger les faiblesses avant de mettre en œuvre le grand projet », a expliqué le chef de l’Etat...

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    Crier au « génocide » en Centrafrique ou l’aveu d’impuissance des Nations unies
    Crier au « génocide » en Centrafrique ou l’aveu...
    12.09.17
    Pierre Hazan

    Quand faut-il crier au génocide ? Les Nations unies ont-elles eu raison d’alerter ces derniers jours sur l’imminence d’une logique génocidaire en Centrafrique ? En convoquant trop hâtivement « le crime des crimes », n’y a-t-il pas un risque de dévaloriser le terme de « génocide » au risque qu’il perde sa capacité d’alerte ? En août dernier, Stephen O’Brien, Secrétaire général-adjoint de l’ONU, en charge des affaires humanitaires a averti le Conseil de sécurité de l’ONU « des signes avant-coureurs d’un génocide en Centrafrique ». Il fut alors critiqué pour son alarmisme exagéré par la quasi-totalité des experts de ce pays. Ainsi, Didier Niewiadowski, ex-conseiller à l’ambassade de France en Centrafrique et juriste, souligne dans...

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    Les discriminations envers les Tunisiennes sont contraires à la constitution, selon la professeure Chekir
    Les discriminations envers les Tunisiennes sont contraires...
    11.09.17
    Olfa Belhassine

    Le 13 août le président Béji Caied Essebsi propose d’en finir avec la règle de l’inégalité successorale en Tunisie. Professeure de droit public, militante féministe de la première heure et vice présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Hafidha Chekir répond à ceux qui s’insurgent contre la dernière annonce de Béji Caied Essebsi.  JusticeInfo.net La question de l’inégalité successorale est longtemps restée tabou en Tunisie. Pourquoi à votre avis ? Professeure Hafida Chekir : Cette question fait partie des sujets dont on ne parle pas parce que pendant très longtemps nous avons eu en Tunisie un récit d’un féminisme d’Etat, qui considérait que les dirigeants politiques ont réalisé « la révolution de...

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    Mali: accusée de « meurtres extrajudiciaires », l’armée exige « des preuves »
    Mali: accusée de « meurtres extrajudiciaires », l’armée...
    11.09.17
    Issa Fakaba Sissoko, à Bamako

    Gravement mises en cause par l’organisation Human Rights Watch (HRW), les Forces armées maliennes (FAMA) protestent de leur innocence et exigent « des preuves irréfutables ». Selon un rapport publié la semaine dernière par HRW, des éléments de l’armée malienne ont commis des « meurtres extra-judiciaires » au cours d’opérations militaires depuis 2016 contre les groupes djihadistes, notamment dans le centre du pays. L’organisation affirme ainsi avoir découvert, à Mopti et Ségou, des fosses communes attribuées aux troupes gouvernementales.  « Il s’agit d’allégations mensongères dont l’objectif n’est autre que de saper le moral des troupes sur le théâtre des opérations », dénonce, sous couvert de l’anonymat, un haut responsable du...

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    La  semaine de la justice transitionnelle : Burundi et Aung San Suu Kyi
    La semaine de la justice transitionnelle : Burundi et...
    11.09.17
    François Sergent (JusticeInfo.net)

    La semaine de la justice transitionnelle a été marquée par la publication d’un nouveau rapport sur le Burundi du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Un document encore plus accablant que le précédent sur ce petit pays des Grands Lacs sujet à une répression sanglante du pouvoir depuis la réélection jugée inconstitutionnelle du président  Pierre Nkurunziza en 2015. Dans une interview exclusive à JusticeInfo.net, le rapporteur Fatsah Ouguergouz explique « Depuis notre dernière déclaration au mois de juin, nous avons constaté la persistance des violations qui se déroule de manière plus clandestine qu’en 2015 et 2016. Il n’y a aucun signe d’évolution positive dans ce domaine ».La crise des droits de l’homme au Burundi se greffe...

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    Résolution de l’ONU sur le Mali : satisfaction des signataires de l’accord, scepticisme de la société civile
    Résolution de l’ONU sur le Mali : satisfaction des...
    09.09.17
    Issa Fakaba Sissoko, à Bamako

    Alors que les parties signataires saluent les nouveaux efforts de l’ONU visant à sauver le processus de paix au Mali, les observateurs neutres se montrent sceptiques pour leur part. Mardi 5 septembre, le Conseil de sécurité a adopté un régime de sanctions contre ceux qui constitueront des obstacles à la mise en œuvre de « l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». La société civile malienne craint cependant que ce ne soit qu’un texte de plus. Parmi les signataires de cet accord obtenu il y a plus de deux ans au terme de longues négociations à Alger, figure le gouvernement malien. Pour Bamako, qui avait demandé ce régime de sanctions, face à l’enlisement de ce processus censé ramener la paix dans le septentrion, cette...

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    Mali : L'armée accusée de meurtres et de tortures par HRW
    Mali : L'armée accusée de meurtres et de tortures par HRW
    08.09.17
    HRW

    Des troupes du Mali et du Burkina Faso se sont livrées à des meurtres, des disparitions forcées et des actes de torture Les opérations militaires menées par les forces armées du Mali et du Burkina Faso afin de contrer la présence croissante de groupes armés islamistes dans le centre du Mali ont occasionné de graves violations des droits humains. Depuis la fin de 2016, les forces maliennes se sont livrées à des meurtres extrajudiciaires, à des disparitions forcées, à des actes de torture et à des arrestations arbitraires à l'encontre d'hommes accusés de soutenir les groupes armés islamistes, tandis qu'une opération effectuée en juin 2017 à travers la frontière par les forces burkinabées s'est soldée par la morts de deux...

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    Un "Rambo" Premier ministre du Kosovo accusé de crimes de guerre
    Un "Rambo" Premier ministre du Kosovo accusé de crimes de...
    07.09.17
    AFP

    Le Kosovo s'est doté jeudi d'un Premier ministre, l'ancien guérillero Ramush Haradinaj, accusé de crimes de guerre par la Serbie avec qui il devra pourtant relancer le dialogue. A la tête d'une coalition d'anciens commandants de l'armée de libération du Kosovo (UCK) arrivée en tête des législatives du 11 juin mais sans majorité absolue, Ramush Haradinaj, 49 ans, s'employait depuis trois mois à trouver une majorité parlementaire. Le ralliement du petit parti de l'homme d'affaires Behgjet Pacolli la lui a offerte. Sa désignation par le président Hashim Thaçi doit désormais être avalisée par le Parlement qui représente les 1,8 million de Kosovars. Considéré comme un "dur" parmi les vétérans de l'UCK, il devra aussi faire avec...

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    France : décision le 15 septembre du Conseil...
    07.09.17
    AFP

    Le Conseil constitutionnel s'est penché jeudi sur la question sensible de l'accès aux archives des anciens présidents, Premiers ministres et ministres à l'occasion d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par un chercheur qui s'est vu refuser l'accès aux archives de l'Élysée sur le Rwanda. Le 7 avril 2015, l'Élysée avait annoncé la déclassification des archives de la présidence de la République sur le Rwanda pour la période 1990 à 1995, un geste fort à l'occasion du 21e anniversaire du déclenchement du génocide rwandais, le 7 avril 1994. "Rien n'interdit plus la consultation de ces archives" qui seront à la disposition des chercheurs, des associations de victimes ou de la société civile, avait alors...

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    Pétition pour réclamer le retrait du Prix Nobel de Suu Kyi
    07.09.17
    AFP

    Des centaines de milliers de personnes à travers le monde réclament le retrait du prix Nobel attribué à Aung San Suu Kyi, vivement critiquée pour sa gestion de la crise des Rohingyas, une éventualité toutefois exclue par le comité Nobel norvégien. Jeudi matin, la pétition en ligne "Reprenez le prix Nobel de la paix d'Aung San Suu Kyi" avait recueilli plus de 364.000 signatures. "Jusqu'à présent, Aung San Suu Kyi, qui dirige de facto la Birmanie, n'a pour ainsi dire rien fait pour arrêter ce crime contre l'humanité dans son pays", estime son initiateur indonésien. Selon l'Onu, quelque 164.000 personnes, la plupart des Rohingyas, ont fui les violences en moins de deux semaines pour se réfugier au Bangladesh voisin. Très...

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    Syrie: les utilisations d'armes chimiques dans le conflit
    06.09.17
    AFP

    Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, les forces en présence, et en particulier le régime syrien, ont été accusées à plusieurs reprises d'avoir eu recours à des armes chimiques. Mercredi, des enquêteurs de l'ONU ont indiqué que le gouvernement était responsable de l'attaque meurtrière au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun, le 4 avril, accusant Damas de "crime de guerre". - Damas brandit la menace - Le 23 juillet 2012, le régime reconnaît pour la première fois posséder des armes chimiques et menace de les utiliser en cas d'intervention militaire occidentale mais pas contre sa population. Le 20 août, Barack Obama affirme qu'avoir recours à de telles armes ou même les déplacer reviendrait à franchir une "ligne...

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    Mali: le Conseil de sécurité tente de sauver l'accord de paix
    Mali: le Conseil de sécurité tente de sauver l'accord de...
    06.09.17
    Centre d'actualités de l'ONU

    À la demande du Mali, le Conseil de sécurité a décidé mardi 5 septembre de créer un régime de sanctions ciblées contre « ceux qui dressent des obstacles » à l'application de l'Accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays, dont les « fragiles avancées réalisées jusqu'à présent » sont mises en « péril ».   En adoptant à l'unanimité de ses quinze membres la résolution 2374 (2017), le Conseil, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a frappé d'interdiction de voyager et soumis à un gel des avoirs des individus et des entités qui seront ultérieurement identifiés par un comité de sanctions, lequel sera secondé par un groupe d'experts; rapporte le centre d'actualités de l"ONU.  Aux termes de ce...

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    Burundi : le fonctionnement de l'Etat repose sur une structure parallèle, selon l'ONU
    Burundi : le fonctionnement de l'Etat repose sur une...
    05.09.17
    Frédéric Burnand

    Alors que la Commission d’enquête sur le Burundi a présenté à la presse son rapport final sur les graves violations des droits humains perpétrées au Burundi depuis avril 2015, le parlement burundais a décidé de former sa propre commission d’enquête pour examiner le rapport onusien.   C’est l’agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) qui en a fait état ce week-end: «Les députés de l'Assemblée nationale burundaise se sont convenus jeudi sur la mise en place d'une commission parlementaire spéciale chargée d'examiner le contenu des rapports des commissions internationales d'enquête produits sur le Burundi, a constaté Xinhua sur place.»  Et la dépêche de citer les parlementaires impliqués: «Cette commission spéciale d'enquête...

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    Burundi: deux ans de crise et de violences
    04.09.17
    AFP

    Le Burundi, où l'ONU demande l'ouverture d'une enquête de la Cour pénale internationale (CPI), connaît une grave crise depuis la candidature en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé, et son élection en juillet de la même année. Les violences ont fait 500 à 2.000 morts selon les sources (ONU ou ONG) et poussé près de 400.000 Burundais à l'exil. - Manifestations - Le 26 avril 2015, des milliers de personnes se réunissent au lendemain de la désignation de M. Nkurunziza par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat à la présidentielle. Coup d'envoi de six semaines de manifestations à Bujumbura, sévèrement réprimées. Les contestataires jugent ce 3e mandat contraire à la Constitution et à l'accord...

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    Espoir en Afrique après l'annulation de la présidentielle au Kenya
    Espoir en Afrique après l'annulation de la présidentielle...
    04.09.17
    Nicolas DELAUNAY

    Emplis d'espoir ou d'amertume, parfois désabusés, de nombreux opposants africains ont encensé la Cour suprême du Kenya pour sa décision historique d'annuler la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, formulant le voeu qu'elle serve d'exemple sur un continent traversé de nombreuses crises électorales. "Si cela est arrivé au Kenya, cela peut arriver aussi au Zimbabwe", a lancé samedi devant des milliers de partisans Morgan Tsvangirai, leader de l'opposition dans un pays dirigé par Robert Mugabe depuis 1980 et où les élections ont par le passé été marquées par des violences, des intimidations et des accusations portant sur des fraudes électorales. "C'est une décision sans précédent dans toute l'Afrique", a commenté M....

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    «Il n’y a aucun signe d’ouverture de la part du Gouvernement burundais», selon l'ONU
    «Il n’y a aucun signe d’ouverture de la part du...
    04.09.17
    Frédéric Burnand Genève (de notre correspondant)

    Malgré de nombreuses tentatives de médiation, le Gouvernement burundais et son président n’entendent pas dialoguer avec l’opposition et la répression se poursuit. Une intransigeance appliquée également à la Commission d’enquête sur le Burundi qui n’a pu se rendre sur place, ni échanger avec Bujumbura. Fatsah Ouguergouz, président de la commission livre un constat inquiétant, avant la présentation de son rapport final au Conseil des droits de l’homme lors de la session de septembre de l’organe onusien basé à Genève.  Qu’il est difficile de quitter le siège du pouvoir, même quand la constitution du pays l’exige et que ce maintien entraine une répression sanglante. Une inertie incarnée au Burundi par le président Pierre Nkurunziza,...

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    La semaine de la justice transitionnelle : une victoire de l'état de droit en Afrique ?
    La semaine de la justice transitionnelle : une victoire de...
    03.09.17
    François Sergent

    La semaine a été marquée sans aucun doute par la décision vendredi de la Cour suprême du Kenya d’invalider l’élection présidentielle du 8 août, une première en Afrique. Comme le dit The Star, l’un des principaux quotidiens kenyans, « "C'est un grand jour pour le Kenya, cela établit un précédent pour l'Afrique ». D’autant plus que le Président élu Uhuru Kenyatta a accepté cette décision même s' il a vertement critiqué la Cour. Plusieurs représentants des oppositions en Afrique ont salué cette décision, du Zimbabwe à la Guinée en passant par le Mali. Ainsi, Abdourahmane Sanoh, président de la Plateforme nationale des citoyens unis pour le développement et l’une des figures de proue de la société civile en Guinée a expliqué : «La...

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    Le Président demande l'égalité absolue entre Tunisiennes et Tunisiens
    Le Président demande l'égalité absolue entre Tunisiennes...
    01.09.17
    Olfa Belhassine

    En annonçant le 13 août sa volonté de rendre justice aux femmes en abolissant les dispositions discriminatoires à leur égard en matière d’héritage et de mariage, le président Béji Caied Essebsi jette un pavé dans la mare.  « On ne peut pas traiter avec les femmes comme en 1956, il y a soixante ans. En réalité, les femmes sont devenues les égales des hommes. Mais tout le problème réside dans l’héritage. L’héritage n’est pourtant pas une question religieuse dans son essence. C’est une question qui concerne la vie courante et les relations entre les êtres humains. En tout cas, c’est ce à quoi je crois… », ainsi s’exprimait dans un long discours le président tunisien Béji Caied Essebsi, le 13 août dernier. Béji Caied Essebsi y a...

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    Disparitions au Burundi: une ONG appelle la CPI à ouvrir...
    30.08.17
    AFP

    Une ONG burundaise a appelé mercredi la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015 de la crise que traverse ce pays, en évoquant des centaines de disparitions forcées recensées. Le Forum pour la conscience et le développement (Focode) "demande à la CPI de lancer sans délai son enquête avant le 27 octobre 2017" pour les crimes commis au Burundi depuis fin avril 2015, selon un communiqué transmis à l'AFP. L'ONG appelle la CPI à engager "des poursuites contre leurs auteurs quelle que soit leur position dans les institutions de l'Etat", en évoquant notamment "de nombreux cas de disparitions forcées". Le Burundi avait notifié formellement aux Nations unies sa...

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    L'ONU dénonce une politique de répression et de peur au...
    30.08.17
    AFP

    Les violations massives des droits de l'homme commises contre les manifestants au Venezuela démontrent "l'existence d'une volonté politique de réprimer des voix critiques et d'instiller la peur parmi la population", a affirmé mercredi l'ONU. Dans un rapport, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme souligne que "le recours généralisé et systématique à une force excessive pendant les manifestations, et la détention arbitraire de manifestants et d'opposants politiques présumés, indiquent qu'il ne s'agit pas d'actes isolés et illégaux de la part de quelques officiers". Il s'agit, selon le rapport, "d'une volonté politique de réprimer des voix critiques et d'instiller la peur parmi la population, afin de mettre un terme...

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    Après avoir fait juger l’ex-dictateur tchadien, Reed Brody se met en chasse de Yahya Jammeh
    Après avoir fait juger l’ex-dictateur tchadien, Reed Brody...
    30.08.17
    Pierre Hazan

    Avocat des droits de l’homme, Reed Brody s’était fait connaître par son soutien auprès des victimes du général Pinochet et de l’ex-dictateur de Haïti, surnommé « Baby doc », Jean-Claude Duvalier. Plus récemment, Reed Brody avait été le conseil des victimes de l’ex-tyran tchadien, Hissène Habré, lesquels finirent par le faire condamner à perpétuité par les Chambres africaines extraordinaires, après une interminable traque. Aujourd’hui, de retour à Human Rights Watch après une courte parenthèse de quelques mois, Reed Brody prête son concours aux victimes gambiennes de Yahya Jammeh pour poursuivre en justice l’ex-dictateur fantasque de Gambie. Celui-ci affirmait notamment pouvoir guérir le SIDA grâce à des herbes médicinales. Yahja...

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    Centrafrique: parler de "génocide" pour briser...
    28.08.17
    AFP

    Un possible "génocide" en Centrafrique? Un haut responsable des Nations unies a parlé de "signes avant-coureurs", sucitant les réserves d'experts consultés par l'AFP, qui y voient une tentative d'attirer l'attention alors que l'ONU doit bientôt se prononcer sur l'avenir de sa force dans ce pays ravagé par les groupes armés. Début août face à la presse, puis le 23 devant le Conseil de sécurité, Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, a mis en garde contre des "signes avant-coureurs de génocide" en Centrafrique, en revenant de ce pays de 4,5 millions d'habitants où les massacres de civils se multiplient depuis quelques mois (Bria, Bangassou, Gambo) malgré la présence de 12.500 Casques...

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    L'Histoire de France  et le risque de « criminalisation du passé »
    L'Histoire de France et le risque de « criminalisation du...
    28.08.17
    Antoine Arjakovsky

    Il existe en France aujourd’hui au moins quatre écoles historiques différentes. Fondées sur des visions du monde différentes (historicisme-providentialisme) et des méthodes divergentes (identité-altérité), elles jettent des regards opposés sur l’histoire de France. Comme la récente période électorale l’a montré, leurs désaccords trouvent des prolongements dans les positionnements des principaux candidats à la présidence de la République non seulement en rapport avec le « roman national » mais bien plus encore sur l’avenir de la France en Europe et dans le monde. Cette absence de consensus ne résulte-t-elle pas d’une faille initiale ? Et peuvent-elles au moins s’accorder sur le rôle de l’historien au sein de la nation ? Le...

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    CPI : selon HRW, les victimes doivent librement choisir leurs avocats
    CPI : selon HRW, les victimes doivent librement choisir...
    28.08.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Dans un rapport diffusé le 29 août et titré « Qui nous défendra ? La représentation légale des victimes à la CPI dans l’affaire Ongwen et au-delà », Human Rights Watch plaide en faveur du libre choix, par les victimes, de leur conseil.  Au fil du temps, « la Cour a eu tendance à donner moins de poids aux vues des victimes » lors du choix de leur avocat, estime Human Rights Watch. Dans son rapport, l’organisation de défense des droits de l’Homme demande aux juges et au greffier d’harmoniser conjointement la procédure et de renforcer la possibilité, pour les victimes, de choisir librement leur représentant. Le rapport analyse par le détail la procédure de désignation des avocats dans l’affaire Ongwen et compare la situation avec...

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    Suisse : Louis Agassiz un scientifique raciste et indéboulonnable
    Suisse : Louis Agassiz un scientifique raciste et...
    28.08.17
    Frédéric Burnand

    Célèbre glaciologue du 19e siècle, Louis Agassiz est consacré par une montagne portant son nom dans les Alpes bernoises. Mais le scientifique suisse fut aussi un théoricien de la hiérarchie des «races humaines» et un chaud partisan de leur séparation. De quoi engendrer une polémique qui rappelle celle qui secoue actuellement les Etats-Unis à la suite des événements de Charlottesville.  C’est un puissant retour de flamme mémorielle qui chauffe les consciences aux Etats-Unis après les manifestations violentes de néo-nazis et de partisans du Ku Klux Klan à Charlottesville (Etat de Virginie). L’histoire conflictuelle du pays refait bruyamment surface. Les plaies de la guerre de Sécession (1861-1865) suppurent à nouveau, alors que...

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    Gabon: un an après la présidentielle, un pays en situation...
    25.08.17
    AFP

    Un an après la réélection d'Ali Bongo Odimba à la présidentielle du 27 août et des violences post-électorales inédites, le Gabon reste en position délicate entre un pouvoir qui tente l'ouverture, un opposant qui conteste sa légitimité et une population préoccupée par le ralentissement de l'économie, tout comme le FMI. Mardi, le camp gouvernemental a redit sa volonté de tourner la page : "Depuis le mois d'août 2016 (...) nous avons fait beaucoup de politique. Je pense qu'il est grand temps de nous recentrer sur l'essentiel", a déclaré le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, en présentant un gouvernement "d'ouverture", le deuxième depuis l'élection. "Les élections sont derrière nous", ne cesse de répéter le pouvoir depuis...

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    La semaine de la justice transitionnelle : le passé désuni
    La semaine de la justice transitionnelle : le passé désuni
    25.08.17
    François Sergent JusticeInfo.net

    La relecture d’un passé divisé appartient à la justice transitionnelle. Au delà des processus juridiques cadrés et encadrés, comment un pays, une institution peut faire face à une mémoire et une histoire qui divisent encore ? Comme le dit élégamment, Sylvie Wuhrmann, la directrice de la Fondation de l’Hermitage de Lausanne, au sujet de l’exposition Bürhle, un marchand de canons suisse qui a pu constituer une collection exceptionnelle en faisant commerce d’armes avec les nazis : « Il ne faut pas punir les œuvres en raison de leur passé. Un musée n’est pas un tribunal mais un lieu de mémoire. » Dans un article de notre partenaire The Conversation, le professeur Jean-Michel Saussois explique : cette exposition “ est aussi une leçon...

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    Ventes d’armes et art : "un musée n'est pas un tribunal"
    Ventes d’armes et art : "un musée n'est pas un tribunal"
    24.08.17
    Jean-Michel Saussois

    Lausanne, Fondation de l’Hermitage ; cinquante-cinq œuvres provenant de la collection Bührle sont présentées sur deux étages dans une superbe maison du XIXe siècle surplombant le lac Léman. Cette maison me fait penser à celle de la famille Frick, devenue maison/musée au bord de la cinquième avenue à New York. La Frick Collection m’a toujours fait associer l’art au fric ou le fric à l’art, une association facile, j’en conviens, mais une association qui fait sens ; exposer la relation entre l’art et l’argent n’est pas chose si commune et la fondation Bührle montre en toute transparence le parcours historique des chefs d’œuvre acquis par ce riche collectionneur suisse, une collection privée qui compte parmi les plus prestigieuses au...

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    Centrafrique: signes avant-coureurs d'un génocide, insiste...
    23.08.17
    AFP

    En Centrafrique où les violences s'étendent, des signes avant-coureurs de génocide existent, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Stephen O'Brien. Lors de ces discussions fermées à la presse, qui ne figuraient pas à l'agenda officiel du Conseil et avaient été réclamées en urgence par la France, Stephen O'Brien "a répété ce qu'il avait dit" début août lors d'une réunion à l'ONU, a rapporté l'une de ces sources diplomatiques. "Les signes avant-coureurs de génocide sont là", avait-il alors mis en garde en rendant compte d'un récent voyage mené en Centrafrique et en réclamant davantage de militaires et de policiers...

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    Après Charlottesville, déboulonner les statues : faisons du passé table rase ?
    Après Charlottesville, déboulonner les statues : faisons...
    22.08.17
    Pierre Hazan

    Les révolutionnaires français rêvaient de faire table rase du passé. Mais il n’est pas si facile de jeter l’héritage des temps anciens aux poubelles de l’histoire lorsqu’il touche directement au présent et à l’avenir. C’est le drame qui s’est joué à Charlottesville cette dernière semaine. A travers le sort de la statue du général Lee, l’enjeu à Charlottesville n’était pas le passé de la guerre de Sécession (1861-1865), mais bien la projection que les Américains se font d’eux-mêmes à un moment de bascule : pour la première fois, les citoyens américains contemplent le fait que dans deux décennies, les blancs seront minoritaires aux Etats-Unis. Selon le bureau du recensement fédéral, en 2042, les Hispaniques seront 30%, les...

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    France/Syrie : questions sur un réglement du conflit
    France/Syrie : questions sur un réglement du conflit
    22.08.17
    Nicolas Tenzer

    La politique de la France en Syrie ne peut être gouvernée que par quatre objectifs à moyen terme.   Le premier est la fin de la guerre d’extermination qui y est conduite, tant par le régime d’Assad que par les groupes terroristes islamistes. La deuxième est l’atténuation de la menace terroriste pour l’Occident, liée tant à l’existence de foyers extrémistes qui le menacent directement (État islamique, groupes liés à Al-Qaeda), qu’aux massacres commis par le régime. Cette menace n’est pas qu’à court terme, mais bien à moyen et long termes : l’absence d’intervention de l’Occident contre le régime Assad ne peut que nourrir le ressentiment à son encontre, sans parler de la génération d’enfants privés d’éducation et proies faciles...

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    Coup d'état au Burkina Faso : doutes sur la culpabilité d'un ancien ministre de Compaoré
    Coup d'état au Burkina Faso : doutes sur la culpabilité...
    22.08.17
    Morgane Le Cam

    Depuis le coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, Djibrill Bassolé fait parler de lui. L’ancien ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré, Président burkinabè déchu par l’insurrection populaire d’octobre 2014, a-t-il un lien  avec le putsch, fomenté par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et son chef Gilbert Diendéré ? Pour la justice militaire, en charge de l’enquête sur cette tentative de coup d’Etat ( le gouvernement parle d'un bilan officiel de 14 morts et de plus de 250 blessés) , le doute persiste. Ou plutôt les doutes. Fin septembre, le juge d’instruction François Yameogo le met en examen pour « attentat contre la sûreté de l’Etat », « association de malfaiteurs », « fourniture de moyens financiers...

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    Bolivie: une Commission de la vérité enquêtera sur les...
    21.08.17
    AFP

    Le gouvernement bolivien a installé lundi une Commission de la vérité chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme sous les dictatures qui ont régi le pays entre 1964 et 1982, le ministère de la Défense offrant d'ouvrir ses archives. Le président Evo Morales a investi les cinq membres de la Commission, dirigée par un ex-leader syndicaliste, Edgar Ramirez, les appelant à "se pencher sur l'histoire des dictatures mais aussi réfléchir aux générations futures". "Quand nous parlons de dictatures et de coups d'Etat, nous parlons des Etats-Unis et de tout un programme obéissant à une logique géopolitique de domination, une domination afin de saccager les ressources naturelles", a affirmé le chef de l'Etat socialiste,...

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    Kosovo: la crise politique empêche la reconnaissance...
    20.08.17
    AFP

    L'incapacité du Kosovo de se doter d'un nouveau gouvernement deux mois après les élections risque de ralentir le processus de sa reconnaissance dans les instances internationales et de freiner l'injection des fonds dont ce jeune Etat des Balkans a besoin. Une coalition dominée par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) du président kosovar Hashim Thaçi est arrivée en tête des législatives anticipées du 11 juin, mais elle ne dispose pas d'une majorité absolue qui lui permettrait de gouverner seule. Avant de tenter de former un gouvernement, cette coalition des anciens chefs rebelles devra d'abord faire élire le président du parlement. Mais faute d'une majorité nécessaire, elle s'est bornée à boycotter les travaux de l'Assemblée,...

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    Libye: l'officier recherché par la CPI déjà arrêté...
    18.08.17
    AFP

    Un officier libyen soupçonné d'implication dans des exécutions sommaires à Benghazi (est) était déjà en état d'arrestation avant l'émission par la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt international contre lui, ont affirmé vendredi les forces loyales au maréchal Haftar. La CPI, tribunal chargé de juger les génocides, crimes de guerre et contre l'humanité dans le monde, a émis mardi un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mahmoud Al-Werfalli, un des commandants des forces spéciales combattant dans les rangs de l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par l'homme fort de l'est libyen, Khalifa Haftar. Mahmoud Al-Werfalli est accusé d'être impliqué dans au moins sept incidents en 2016 et 2017, au cours...

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    La semaine de la justice transitionnelle : comment réparer un crime
    La semaine de la justice transitionnelle : comment réparer...
    18.08.17
    François Sergent (JusticeInfo.net)

    La semaine de la justice transitionnelle a été marquée par la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) sur les réparations à verser après la destruction des mausolées de Tombouctou au Mali. La somme est symbolique, 2,7 millions d’euros, et Ahmed Al Mahdi le condamné indigent. Mais la CPI veut par ce jugement souligner la gravité de la destruction de biens culturels et religieux pour les communautés victimes et la communauté internationale tout entière. Lors de son procès, il y a un an, Al Mahdi avait été reconnu coupable d’avoir supervisé l’attaque durant l’occupation de la ville par les djihadistes des Mausolées de « la ville aux 333 Saints », et de la porte de la mosquée Sidi Yahia, qui selon la légende, ne pouvait...

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    Rwanda : Une présidentielle dans un contexte de liberté "très limitée", selon HRW
    Rwanda : Une présidentielle dans un contexte de liberté...
    18.08.17
    HRV

    Les élections présidentielles au Rwanda se sont déroulées le 4 août 2017 dans un contexte de liberté d’expression ou d’ouverture de l’espace politique très limitée, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui, jour de la prestation de serment du président Paul Kagame pour un mandat de sept ans. Human Rights Watch a publié une chronologie des violations du droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion au Rwanda entre le référendum de décembre 2015, qui a permis au président rwandais de briguer un troisième mandat, et les élections remportées par Kagame, avec un score annoncé de 98,79 pour cent des voix. « La victoire écrasante de Kagame n’est pas une surprise dans un contexte où les Rwandais qui ont osé faire entendre...

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    CPI : Ahmed Al Mahdi condamné à verser 2,7 millions d’euros aux victimes de Tombouctou
    CPI : Ahmed Al Mahdi condamné à verser 2,7 millions...
    17.08.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont rendu, jeudi 17 août, leur ordonnance sur les réparations aux victimes d’Ahmed Al Mahdi. Le condamné avait plaidé « coupable » de crimes de guerre pour la destruction de neuf des Mausolées de Tombouctou et de la porte de la Mosquée Sidi Yahia, lors de l’occupation du nord du Mali par les djihadistes d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et d’Ansar Eddine en 2012. Au-delà de l’histoire des crimes commis à Tombouctou en 2012, l’affaire Al Mahdi aura surtout été celle de la punition des auteurs de destructions du patrimoine de l’humanité. Lors de son procès, il y a un an, le djihadiste avait reconnu avoir supervisé l’attaque des Mausolées de « la ville aux 333 Saints », et de...

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    La musique touarègue éclaire les crises du Sahel
    La musique touarègue éclaire les crises du Sahel
    17.08.17
    Marta Amico

    En 2017, tandis que souffrent les populations du Sahara malien, victimes d’un conflit armé qui perdure depuis plus que cinq ans, le groupe Tinariwen sort son huitième album international Elwan, (« Eléphants » en tamasheck, la langue touarègue). Produit entre le Maroc, l’Europe et les États-Unis, le disque est ancré dans l’actualité saharienne. Dans le single « Ténéré Tàqqàl », traduit par « Qu’est devenu le désert », les éléphants sont des pouvoirs ennemis qui se combattent dans le désert écrasant son herbe tendre sous leurs pattes. L’œuvre de Tinariwen, aujourd’hui mondialement acclamée, est en effet associée à un son éminemment politique et qui traverse les conflits qui se succèdent dans le désert malien depuis la...

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    Crimes en Libye : Un allié du maréchal Haftar l'homme fort du pays recherché par la CPI
    Crimes en Libye : Un allié du maréchal Haftar l'homme fort...
    16.08.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    La Cour pénale internationale (CPI) a émis, mardi 15 août, un nouveau mandat d’arrêt sur les crimes commis en Libye. Le commandant Mahmoud al Werfalli, un allié du maréchal Khalifa Haftar l'homme fort du pays, est suspecté de crimes de guerre pour des meurtres commis en 2016 et 2017 dans la région de Benghazi, au nord-est de la Libye. L’homme est suspecté de crimes de guerre commis dans la région de Benghazi entre juin 2016 et juillet 2017. Il aurait lui-même tué, mais aussi ordonné, le meurtre d’au moins 33 prisonniers, civils et combattants désarmés. La procureure, Fatou Bensouda, a estimé qu’il devait être jugé pour « sa participation directe à sept séries distinctes d’exécution dans le cadre desquelles 33 personnes au total...

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    Mausolées de Tombouctou, le préjudice moral causé par le djihadiste Al-Mahdi est "irréparable"
    Mausolées de Tombouctou, le préjudice moral causé par le...
    15.08.17
    Issa Fakaba Sissoko

    Une chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) rendra jeudi son ordonnance de réparation dans le dossier de l’ancien djihadiste Ahmed Al Faqi Al Mahdi, condamné à neuf ans de prison pour destruction de mausolées de Tombouctou, au Mali. Pour la communauté de cette ville sainte musulmane, le dommage moral subi est « irréparable ».  La décision que les juges Raul Pangalangan, Antoine Kesia-Mbe Mindua et Bertram Schmitt vont rendre jeudi 17 septembre est très attendue. La chambre s’apprête à se prononcer sur les réparations dans le dossier du Malien Ahmed Al Faqi Al Mahdi condamné à neuf ans d'emprisonnement le 27 septembre 2016. Agé d’une quarantaine d’années, l’ancien djihadiste d’Ansar Dine est entré dans...

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    Mali: neuf morts dont un Casque bleu lors de deux attaques...
    15.08.17
    AFP

    Neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lundi lors de deux attaques distinctes contre la mission de l'ONU au Mali (Minusma). Ces attaques -auxquelles s'ajoute un attentat meurtrier dimanche au Burkina Faso (18 morts)- sont survenues alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter mardi de la sécurité en Afrique. La constitution d'une force internationale antijihadistes au Sahel doit y être évoquée. Une première attaque d'"hommes armés non identifiés" a visé des camps de la Minusma à Douentza, dans le centre du pays, a annoncé la force de l'ONU au Mali. Un Casque bleu togolais et un soldat malien ont été tués. Un autre Casque bleu a été blessé. "Un premier...

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    La Tunisie seul pays arabe à se doter d'une législation contre les violences faites aux femmes
    La Tunisie seul pays arabe à se doter d'une législation...
    14.08.17
    Olfa Belhassine

    Le parlement tunisien a adopté le 26 juillet dernier la Loi organique sur l’élimination de la violence faite aux femmes. C’est l’aboutissement d’une longue bataille entamée par les féministes il y a près de vingt ans.  A l’unanimité des députés présents ce soir-là l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le 26 juillet dernier la Loi organique sur l’élimination de la violence faite aux femmes. Le vote de ce texte très favorable à la condition et à la dignité des Tunisiennes a provoqué beaucoup d’émotions chez la plupart des femmes députées (72 sur les 217 députés en tout) qui n’ont pas pu s’empêcher de lancer des you you entre les murs de l’hémicycle. La Tunisie devient ainsi le seul pays arabe à détenir une telle...

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    Mausolée de Tombouctou: décision attendue de la CPI sur les réparations
    Mausolée de Tombouctou: décision attendue de la CPI sur...
    14.08.17
    AFP

    La Cour pénale internationale (CPI) doit rendre jeudi l'ordonnance de réparation pour la destruction des mausolées de Tombouctou par un jihadiste malien, un jugement dont l'exécution pourrait bien être une gageure pour le Fonds au profit des Victimes. Le Touareg d'une quarantaine d'années Ahmad al Faqi al Mahdi a été condamné en septembre à neuf ans de prison pour avoir "dirigé intentionnellement des attaques" en 2012 contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et contre neuf des mausolées de Tombouctou, au nord du Mali. Après avoir plaidé coupable à l'ouverture de son procès, cet homme aux petites lunettes avait demandé pardon à son peuple pour avoir saccagé ces monuments classés au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco,...

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    Violences en Centrafrique: "justice implacable", prévient...
    13.08.17
    AFP

    Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a affirmé dimanche que la justice sera "implacable" envers les groupes armés qui ravagent le pays en toute impunité, à l'occasion de la fête de l'indépendance du 13 août. "Je demande aux groupes armés d'arrêter toutes les hostilités, conformément à leurs engagements", a déclaré le président Faustin-Archange Touadéra dans un discours aux Centrafricains à Bangui, fêtant sans fastes le 57ème anniversaire de l'indépendance du pays qui peine à sortir du conflit provoqué en 2013 par la prise de pouvoir par la rébellion de la Séléka. "Je demande au commanditaires des crimes d'arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la justice sera implacable", a-t-il martelé,...

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    Syrie : assez de preuves pour condamner Assad, selon Del...
    13.08.17
    AFP

    La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a suffisamment de preuves pour condamner le président Bachar al-Assad pour crimes de guerre, affirme dans une interview publiée dimanche l'un de ses membres éminents, Carla Del Ponte, qui vient d'annoncer sa démission. "Les preuves sont suffisantes pour condamner le président syrien Bachar al-Assad de crimes de guerre, j'en suis convaincue", affirme l'ancienne procureure spécialiste des crimes de guerre dans un entretien aux médias suisses Le Matin Dimanche et SonntagsZeitung. "Mais en raison du veto de la Russie au Conseil de sécurité de l'ONU sur la création d'un tribunal international, il n'y aura ni accusation ni tribunal spécial pour l'instant", ajoute-t-elle. Cette situation...

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    La semaine de la justice transitionnelle : le prix de l'impunité en RCA et en Syrie
    La semaine de la justice transitionnelle : le prix de...
    11.08.17
    François Sergent

    La semaine a été marquée par la démission de la procureure suisse Carla Del Ponte de la commission de l’ONU chargée d’enquêter sur les crimes en Syrie. « Cette commission ne fait absolument rien", explique Mme Del Ponte, accusant les membres du Conseil de sécurité "de ne pas vouloir établir la justice". La Russie, alliée de Damas, oppose son veto depuis la création de cette commission il y a 6 ans, à la mise en cause du régime syrien devant la Cour Pénale Internationale et la Commission qui a déjà rendu de nombreux rapports n'a jamais été autorisée par Damas à se rendre en Syrie.. "Croyez-moi, des crimes horribles comme ceux commis en Syrie, je n'en ai pas vus au Rwanda, ni dans l'ex-Yougoslavie", ajoute la procureure qui a...

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    Centrafrique: les groupes armés imposent une "une partition du pays"
    Centrafrique: les groupes armés imposent une "une...
    10.08.17
    AFP

    La Centrafrique est menacée par une prolifération de groupes armés qui se battent pour le contrôle des ressources naturelles, provoquant une partition de fait du pays, selon le rapport d'un groupe de réflexion publié jeudi, au moment où les violences redoublent et où l'ONU évoque un risque de "génocide". "Ces groupes ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique un élément central de leur stratégie", explique Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires. Le "contrôle des ressources naturelles" de la Centrafrique, un pays riche en or et diamants, notamment, nourrit des "luttes fratricides" entre groupes armés, ajoute le rapport du think...

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    Centrafrique : « Jamais le danger d'une explosion nationale n'a été aussi grand »
    Centrafrique : « Jamais le danger d'une explosion...
    09.08.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Juriste et ex conseiller à l’ambassade de France en Centrafrique, Didier Niewiadowski décrypte, dans un entretien avec JusticeInfo, la situation actuelle en Centrafrique où plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lors de récents combats entre groupes armés. L’ancien diplomate français s’accorde avec les Nations unies que « le danger d’une explosion nationale n’a jamais été aussi grand »  dans ce pays. Il ne voit cependant pas, à ce stade, de signes précurseurs d’un génocide. Partagez-vous le constat du secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien, qui fait état de signes avant-coureurs d’un génocide en Centrafrique ? La notion de génocide est précise. Ya-t-il actuellement une...

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    Centrafrique: témoignages alarmants de violences, risques...
    08.08.17
    AFP

    Des témoignages alarmants de nouvelles tueries, visant parfois des humanitaires, se multiplient en Centrafrique où un haut-responsable des Nations unies vient d'alerter sur des "signes avant-coureurs de génocide". Au moins soixante personnes sont décédées ces dernières semaines, conséquences de combats entre groupes armés à Ngaoundaye (nord-ouest) et Kaga-Bandoro (centre) début juillet, Batangafo (nord-ouest) fin juillet, et autour d'Alindao (sud) et à Gambo (sud) début août, d'après des témoignages parvenus à l'AFP mardi. A Gambo, au moins trois humanitaires de la Croix-Rouge centrafricaine et "plusieurs dizaines de personnes" ont été tués au centre de santé, selon le directeur de la Croix-Rouge centrafricaine Antoine Mbao...

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    HRW accuse Israël de "crimes de guerre" après l'expulsion...
    08.08.17
    AFP

    L'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a indiqué mardi qu'Israël avait déchu 15.000 Palestiniens du droit de vivre à Jérusalem depuis 1967 et prévenu que cette pratique pouvait relever du "crime de guerre". "Israël affirme traiter Jérusalem comme une ville unifiée, mais en réalité les règles ne sont pas les mêmes pour les juifs et les Palestiniens", écrit la directrice de HRW pour le Moyen-Orient, Sarah Leah Whitson, dans un rapport. Israël s'est emparé de Jérusalem-Est lors de la guerre des Six Jours il y a cinquante ans. L'Etat hébreu a depuis annexé la partie palestinienne de la ville. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est comme un territoire...

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    Syrie : les leçons de la démission de Carla Del Ponte
    Syrie : les leçons de la démission de Carla Del Ponte
    08.08.17
    Pierre Hazan

    Les criminels aiment l'obscurité pour commettre leur méfait. C'est l'un des présupposés qui veut que pour combattre le crime, la justice doit être vue en train d'être rendue. Ainsi, métaphoriquement, le bien triomphe du mal, et la lumière de l'obscurité. Dans la vie internationale, cette conviction s'est souvent matérialisée par la volonté d'exposer publiquement les exactions commises par des criminels de guerre afin de les rendre honteux et partant, infréquentables. Cette approche du "naming and shaming" était la raison d'être des Commissions d'enquête des Nations unies et la méthode privilégiée par les organisations de défense des droits de l'homme, avec la conviction que le rappel des normes civilisationnelles et des lois...

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    En Tunisie, un concours d'images contre la torture
    En Tunisie, un concours d'images contre la torture
    07.08.17
    Olfa Belhassine

     « Nebras », l'Institut tunisien de réhabilitation des survivants de la torture vient de sélectionner quatre équipes de jeunes cinéastes qui produiront des scénarios contre la torture. Le concours en question a été lancé, à la veille de la Journée internationale de soutien des victimes de la torture, le 26 juin dernier. « Nebras » (lanterne en arabe), cherche, en traitant les traumatismes des rescapés de cette atteinte grave aux droits de l'homme, selon un protocole qui soigne le corps et l'esprit, à illuminer leur chemin. Inaugurée en décembre 2014, cette organisation non gouvernementale tunisienne, qui prend en charge gratuitement les rescapés de la torture et leurs familles, anciens prisonniers politiques comme victimes de droit...

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    Mali: Blessés de guerre en forte augmentation, selon le CICR
    07.08.17
    CICR

      Les besoins en chirurgie de guerre augmentent au nord du Mali. Depuis le début de l’année, 268 blessés de guerre ont été opérés par les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), soit une nette hausse par rapport à l’an passé. A la suite des affrontements qui ont eu lieu depuis le 26 juillet dans la région de Kidal, les équipes chirurgicales du CICR se sont activées. Quarante-trois blessés de guerre ont été soignés dans le centre de santé de référence de Kidal et l’hôpital de Gao. Un quotidien très difficile qu’affrontent avec courage des chirurgiens qui font tout pour remplacer l’absence de services étatiques.  «Il y a vraiment eu des affrontements. Les combats ont apparemment été très rudes», explique...

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    Elections au Kenya, on espère le meilleur, mais on se...
    07.08.17
    AFP

    Supermarchés pris d'assaut par des clients soucieux de faire des stocks, station de bus longue distance bondée dès les premières heures de la matinée: devant l'incertitude des élections générales de mardi, de nombreux Kényans ont choisi de ne rien laisser à la chance. La hantise de troubles accompagne chaque élection au Kenya. Mais le duel serré entre le président sortant Uhuru Kenyatta et le leader de l'opposition Raila Odinga, qui à 72 ans dispute probablement sa dernière présidentielle, a exacerbé les craintes de violences électorales. "Vous ne pouvez pas prédire ce que la situation va être", estime Ezekiel Odhiambo, qui parle à l'AFP après avoir fait monter ses cinq filles dans un bus qui les emmènera dans sa région...

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    Syrie: Carla Del Ponte va démissionner de la Commission d'enquête de l'ONU
    Syrie: Carla Del Ponte va démissionner de la Commission...
    06.08.17
    AFP

    L'ancienne procureure spécialiste du crime de guerre Carla Del Ponte a annoncé dimanche qu'elle allait bientôt quitter la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie, dont les travaux vont malgré tout se poursuivre. "Je suis frustrée, j'abandonne! J'ai déjà écrit ma lettre de démission et vais l'envoyer dans les prochains jours", dit-elle, lors d'un entretien au journal suisse Blick donné depuis le festival du film de Locarno, dans le Tessin, sa région natale. Elle explique qu'elle participera encore à la session du Conseil des droits de l'Homme en septembre à Genève avant de s'en aller. Dans un communiqué, la Commission indique avoir été prévenue par Mme Del Ponte "à la mi-juin" et salue sa "contribution" et ses "efforts",...

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    La semaine de la justice transitionnelle : de la RDC à la Tunisie, en passant par le Mali et la Côte d’Ivoire
    La semaine de la justice transitionnelle : de la RDC à la...
    06.08.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Au menu de ce tour d’horizon, la remise aux autorités de Kinshasa d’un chef rebelle poursuivi pour crimes contre l’humanité, un plaidoyer de la société civile ivoirienne pour la prise en charge des victimes de viols durant la crise post-électorale de 2010-2011 et un décryptage de la première partie des auditions publiques, en Tunisie, devant l’Instance Vérité et Dignité (IVD). Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par les autorités congolaises en janvier 2011. Le chef rebelle Sheka Ntabo Ntaberi, poursuivi pour crime contre l'humanité et viols massifs avec sa milice en 2010, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a été remis aux autorités de Kinshasa le vendredi 4 août. Commandant de la milice Nduma...

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    Côte d’Ivoire : Plaidoyer pour la prise en charge des femmes violées lors de la crise de 2010-2011
    Côte d’Ivoire : Plaidoyer pour la prise en charge des...
    04.08.17
    Murielle Edoua, à Abidjan

     Parmi les crimes perpétrés lors des violences post-électorales de 2010-2011 en Côte d'Ivoire, figurent des viols. Des crimes dont on ne parle pas souvent, des crimes que même certaines victimes n’osent pas dénoncer dans la société ivoirienne. L'Organisation des femmes actives de Côte-d’Ivoire (OFACI) a recensé au moins 71 cas de viols commis durant cette période.   A l’heure du débat sur la réparation, la présidente de l’OFACI, Fanta Doumbia, suggère d’abord une prise en charge psychologique et médicale des victimes avant leur indemnisation. Fanta Doumbia est interrogée par Murielle Edoua…. La crise post-électorale de 2010-2011 est née du refus du président sortant de l’époque, Laurent Ggagbo, de reconnaître la victoire de...

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    Mali: « l’Accord d’Alger est dans l’impasse », selon l'ONU
    Mali: « l’Accord d’Alger est dans l’impasse », selon l'ONU
    03.08.17
    Studio Tamani

    Au Mali, l’Accord pour la paix et la réconciliation, signé en mai-juin 2015 au terme de négociations ardues à Alger, se trouve « dans l’impasse », selon les propres termes de Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU. Le diplomate onusien tire la sonnette d’alarme après les affrontements des ces derniers jours à Kidal et à Ménaka, dans le nord, entre groupes armés signataires de cet accord censé ramener la paix et la stabilité dans cette partie septentrionale du Mali. Dans une interview à Studio Tamani, Mahamat Saleh Annadif, également chef de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA), en appelle à « la responsabilité » des parties signataires.   A Kidal comme à Ménaka, le groupe d’auto-défense...

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    Guinée : un troisième mandat du président Alpha Condé dans l’air
    Guinée : un troisième mandat du président Alpha Condé dans...
    02.08.17
    Aïssatou Barry à Conakry

    La question d’un possible troisième mandat pour le président Alpha Condé divise la Guinée alors même que l’intéressé lance des signaux dans ce sens tout en refusant de se prononcer officiellement. Ses partisans ne cachent plus leur volonté de changer la Constitution. L’opposition fourbit ses armes et menace, soutenue par quelques acteurs de la société civile. « Arrêtons avec cette vision dogmatique de savoir si la bonne chose est un, deux ou trois mandats. Ce n’est pas aux puissances extérieures de décider, Ça dépend de chaque pays et de la volonté de son peuple». Cette déclaration faite par Alpha Condé en marge de sa visite d’Etat en France, en avril dernier, a renforcé le doute et la méfiance dans le pays. Pour de nombreux...

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    Auditions publiques tunisiennes : entre déni et culpabilité
    Auditions publiques tunisiennes : entre déni et culpabilité
    30.07.17
    Olfa Belhassine,Tunis

    Le 17 novembre 2016 s'ouvraient, en Tunisie, les auditions publiques de l’Instance vérité et dignité(IVD) pour faire la lumière sur près de soixante ans de violations. Sur les vingt séances prévues, dix ont déjà eu lieu. Bilan de mi parcours. En Tunisie, l’ouverture officielle des audiences dans un luxueux club privé appartenant à l’ancienne première dame, Leyla Trabelsi Ben Ali, va démentir les accusations d’inertie de l’IVD, avancées par les dirigeants de Nida Tounes, le parti actuellement au pouvoir, fondé par Béji Caied Essbsi, la majorité des médias locaux et des réseaux politico-financiers restés fidèles à l’ancien président Ben Ali. Pour arriver à cette étape, la commission vérité a auparavant reçu 62 000 dossiers de...

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    La semaine de la justice transitionnelle : l’épineuse question de la réparation
    La semaine de la justice transitionnelle : l’épineuse...
    30.07.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

     Pas de justice sans réparation. Cela est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de crimes internationaux. Mais les modalités de réparation posent encore problème, que ce soit devant la Cour pénale internationale (CPI) ou dans les systèmes nationaux de justice transitionnelle, comme en Côte d’Ivoire. Il y a plus de trois ans, la CPI condamnait à 12 ans de prison l’ex-milicien Germain Katanga, reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour le massacre du 24 février 2003 dans le village de Bogoro, en Ituri. Le 24 mars 2017, les juges avaient évalué à 3,75 millions de dollars (3,2M €) le préjudice physique, matériel et psychologique subi par les 297 victimes reconnues par la Cour, et condamné Germain...

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    CPI /Katanga : Le processus de réparation sera très long et compliqué
    CPI /Katanga : Le processus de réparation sera très long...
    29.07.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Il y a plus de trois ans, la Cour pénale internationale (CPI) prononçait son verdict contre Germain Katanga. L’ex milicien congolais était reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).Mais depuis son arrivée à La Haye, en 2006, les victimes attendent réparations. Le 25 juillet, le Fonds au profit des victimes a déposé un rapport précisant les modalités de ces réparations, nouvelle étape d’un processus qui s’annonce encore très long. Pour les victimes de Bogoro, il faudra encore attendre. Le Fonds au profit des victimes a remis aux juges de la Cour pénale internationale (CPI), le 25 juillet, son futur plan de réparations. En 2014,...

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    Auditions publiques tunisiennes : récit des détournements de scrutins de 1956 à 2010
    Auditions publiques tunisiennes : récit des détournements...
    27.07.17
    Olfa Belhassine,Tunis

    Sur les vingt auditions publiques programmées par l’Instance vérité et dignité (IVD), dix ont déjà été organisées. La dernière en date a eu lieu le 21 juillet et a porté sur les fraudes électorales sous les présidents Bourguiba et Beni Ali. Mohamed Bennour, militant du Mouvement des démocrates socialistes (MDS), une formation du centre-gauche créée en 1978 par l’ancien ministre et dissident au régime du président Bourguiba, Ahmed Mestiri, a été victime de diverses violations liées à la fraude électorale. En 1981, il se présente comme candidat aux élections législatives annoncées comme « pluralistes » par le pouvoir, qui suscitent beaucoup d’espoir parmi les Tunisiens. Bénéficiant de l’aura de son secrétaire général, Ahmed...

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    RDC: reddition d'un chef de guerre poursuivi pour "crime contre l'humanité"
    RDC: reddition d'un chef de guerre poursuivi pour "crime...
    26.07.17
    AFP

    Les Nations unies ont annoncé mercredi en République démocratique du Congo la reddition d'un chef rebelle, Sheka Ntabo Ntaberi, poursuivi pour crime contre l'humanité et viols massifs avec sa milice en 2010 dans l'est du pays ravagé par les affrontements. Sheka "s'est rendu aujourd'hui à Mutongo", dans le Nord-Kivu, auprès des Casques bleus de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), a déclaré à l'AFP Fabienne Pompey, sa porte-parole. "Il a été transféré à Goma" et est "toujours entre les mains des Casques bleus", a-t-elle précisé, ajoutant que Sheka était le seul milicien à se rendre. Selon Mme Pompey, Sheka s'est rendu en sachant qu'il fait l'objet "d'un mandat d'arrêt national pour crime contre l'humanité" émis contre lui par...

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    Côte d’Ivoire : un activiste critique le fonctionnement des commissions de réconciliation
    Côte d’Ivoire : un activiste critique le fonctionnement...
    25.07.17
    Murielle Edoua, à Abidjan

    Après la crise post-électorale de 2010-2011, une Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) a été créée en juillet 2011 par le gouvernement du président Alassane Ouattara avec pour mission « d’œuvrer à la réconciliation et au renforcement de la cohésion sociale entre toutes les communautés». La CDVR a passé le relai en 2015 à la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (CONARIV). Chargée de parachever le travail de la CDVR, notamment en ce qui concerne le recensement des victimes et la proposition de mécanismes de réparation, la CONARIV a remis au gouvernent le 3 juillet dernier une « liste consolidée » de victimes. Dans un entretien avec JusticeInfo.Net, le président de la Ligue...

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    Conflit avec Israel: la société civile palestinienne se tourne vers la CPI
    Conflit avec Israel: la société civile palestinienne se...
    24.07.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Des avocats ont déposé plainte sur le bureau de la procureure Fatou Bensouda contre la colonisation israélienne, le blocus de Gaza et la guerre de l’été 2014. Ces représentants de 448 victimes et 42 organisations regrettent les lenteurs de la Cour et lui demandent d’ouvrir une enquête. « C’est la première fois que la population s’adresse à la Cour », assure Gilles Devers en sortant de la Cour pénale internationale (CPI), ce mercredi 19 juillet. L’avocat du barreau de Lyon vient de déposer une plainte sur le bureau de la procureure Fatou Bensouda, pour la colonisation israélienne et le blocus de Gaza au nom de 448 victimes, et quarante-deux organisations. « Le peuple palestinien s’adresse à la justice », affirme l’avocat. La...

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    La semaine de la justice transitionnelle : malgré les défis, la justice internationale est une réalité
    La semaine de la justice transitionnelle : malgré les...
    23.07.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    La semaine qui s’achève a débuté par un anniversaire : la Journée de la justice pénale internationale. En dépit des critiques - fondées ou infondées - dont elle continue de faire l’objet, malgré les nombreux défis qu’elle doit encore relever, la justice pénale internationale restera, dans l’histoire de l’Humanité, comme l’une des révolutions les plus marquantes du siècle dernier. Des audiences, décisions et requêtes de cette semaine à travers le monde l’illustrent. Parmi ces événements, on retiendra que Laurent Gbagbo, l’ex-président ivoirien, a comparu mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) pour entendre l’arrêt concernant sa demande de libération conditionnelle. Les juges de la chambre d’appel ont ordonné à leurs...

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    CPI : La chambre d’appel ordonne le réexamen de la demande de libération de Laurent Gbagbo
    CPI : La chambre d’appel ordonne le réexamen de la demande...
    20.07.17
    Stéphanie Maupas, La Haye, Correspondance

    La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé aux juges de première instance de revoir leur copie et de préciser notamment si l’ancien président ivoirien est jugé dans des délais raisonnables. Laurent Gbagbo restera donc en détention jusqu’à nouvel ordre. Cette décision place la longueur de la détention préventive au cœur des débats. Laurent Gbagbo est retourné dans la prison de la Cour pénale internationale (CPI) mercredi 19 juillet en fin de journée et restera en détention jusqu’à nouvel ordre. Mais les juges d’appel ont demandé une révision de la décision prise en mars dernier, par laquelle la chambre de première instance, en charge de conduire le procès, rejetait la onzième demande de libération...

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    "Nous n'avons d'humain que le nom": le désespoir des Rohingyas birmans des camps
    "Nous n'avons d'humain que le nom": le désespoir des...
    19.07.17
    Hla-Hla HTAY,AFP

    Parqués depuis des années dans des camps entourés de barbelés face au golfe du Bengale, la mer a longtemps été le seul espoir pour des dizaines de milliers de musulmans rohingyas de Birmanie. Aujourd'hui, même cette porte s'est refermée. Ces dernières années, des dizaines de milliers de Rohingyas ont fui une vie de misère en embarquant sur des bateaux pour rejoindre la Thaïlande puis la Malaisie. Mais aujourd'hui les bateaux ne partent plus: les filières ont été désorganisées en 2015 par la Thaïlande, pays qui juge actuellement un immense réseau de passeurs. "Nous ne savons pas combien d'années nous allons devoir vivre comme ça", raconte Hla Hla Sein, veuve de 40 ans assise à l'intérieur de sa fragile cabane de bambou dans...

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    Le Mali divisé par un projet de révision constitutionnelle
    Le Mali divisé par un projet de révision constitutionnelle
    19.07.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    L’opposition et une partie de la société civile maliennes sont vent debout contre un projet de révision constitutionnelle initié par le gouvernement. Les opposants du président Ibrahim Boubacar Keïta l’accusent d’avoir concocté le nouveau texte pour s’assurer de sa réélection au scrutin prévu l’année prochaine. Depuis un mois, opposition et pouvoirs maliens se jaugent. Chaque camp montre ses griffes. En cause : un projet de révision de l’actuelle constitution en vigueur depuis février 1992. Pour le gouvernement du président Ibrahim Boubakar Keïta (IBK), la révision constitutionnelle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Bamako en mai et juin 2015 au terme de longues et laborieuses négociations...

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    La Tunisie veut amnistier ses fonctionnaires soupçonnés de corruption
    La Tunisie veut amnistier ses fonctionnaires soupçonnés de...
    18.07.17
    Olfa Belhassine,Tunis

    Vidé de la plupart de ses articles, le projet de loi présidentiel relatif à la« réconciliation économique» en Tunisie semble en voie d’adoption à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Des failles et des poches d’imperfection persistent pourtant parmi les dispositions de ce texte largement polémique. Il y a deux ans, le président Béji Caied Essebsi présentait, le 14 juillet 2015, devant le conseil des ministres son projet de loi relatif aux « Mesures particulières concernant la réconciliation dans le domaine économique et financier ». Construit sur la base de douze articles, le texte a été transmis peu après à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), où il n’a pas arrêté de soulever dissensus, polémiques et levées...

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    La semaine de la justice transitionnelle : justice versus paix
    La semaine de la justice transitionnelle : justice versus...
    16.07.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    De l’Ouganda à la Centrafrique, en passant par la République démocratique du Congo (RDC) ou le Mali, le débat reste d’actualité alors que le monde célèbre ce 17 juillet la Journée de la justice internationale : d’un côté, le légitime désir de justice pour les victimes, parfois marquées à jamais, dans leur âme et leur corps, par les crimes subis, et, de l’autre côté, l’impératif pour les gouvernants de ressouder une société déchirée, éclatée. JusticeInfo revient sur ce dilemme au cours de la semaine qui s’achève. Le cas le plus emblématique sur le continent africain est celui de l’Ouganda, avec la terrible Armée de résistance du Seigneur (LRA) dont les plus hauts commandants sont d’ailleurs recherchés par la Cour pénale...

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    Tunisie : de "faux martyrs" de la Révolution recrutés comme fonctionnaires
    Tunisie : de "faux martyrs" de la Révolution recrutés...
    13.07.17
    Olfa Belhassine

    Le dernier rapport de la Cour des comptes vient d’épingler le ministère de l’Education Nationale et le ministère de la Jeunesse et du Sport. La Cour leur reproche de ne pas avoir suffisamment vérifié l’identité de leurs dernières recrues : de faux blessés de la révolution tunisienne et de pseudo membres de familles de « martyrs ».  Même si la liste définitive des victimes de ces jours de violences policières perpétrées du 17 décembre 2010 jusqu’au 28 février 2011 qui ont marqué le premier pays des « Printemps arabes » et ont poussé un dictateur- Zine Abidine Ben Ali- à l’exil le 14 janvier 2011, n’a jusqu’ici pas été publiée, des listes provisoires existent au ministère de l’Intérieur, au Parlement et à l’Instance supérieure des...

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    En Afrique du Sud, des prisonniers "politiques" en attente...
    13.07.17
    AFP

    En 1997, Percy Chepape a été condamné à soixante ans de prison pour un braquage meurtrier. Vingt ans après, ce militant de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud espère une libération anticipée parce qu'il se considère comme un prisonnier "politique". "Je paie en principe pour ce que j'ai fait", confie-t-il, "mais au fond de moi, je me dis que je n'ai pas été puni pour ça, mais uniquement pour ce que j'étais". Dans son traditionnel pyjama orange, Percy Chepape, 51 ans, confie sa frustration à l'AFP depuis le parloir de la prison de haute sécurité de Groenpunt, au sud de Johannesburg. "J'attends une grâce depuis de nombreuses années", poursuit le détenu, "parfois, je me demande si mon engagement politique en valait vraiment...

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    Burundi : l'armée dépendante de la rente des opérations du maintien de la paix
    Burundi : l'armée dépendante de la rente des opérations du...
    12.07.17
    Thierry Vircoulon

    La question du financement du contingent burundais de l’Amisom (mission de l’Union africaine en Somalie ) illustre l’effet de rente des missions de maintien de la paix pour les armées pauvres. Ce financement, à long terme, peut avoir des conséquences politiques et socio-économiques qui dépassent le maintien de la paix et des effets pervers qui se font rapidement sentir en temps de crise.  La crise politique de 2015 a eu d’importantes répercussions dans l’armée burundaise : une tentative de coup d’Etat a eu lieu en mai 2015. Mais le régime est parvenu à garder l’armée sous son contrôle en combinant la répression contre les militaires soupçonnés d’être opposés au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza et le maintien du...

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    La journée de la Justice internationale, entre utopie et défis
    La journée de la Justice internationale, entre utopie et...
    12.07.17
    Pierre Hazan

    D’utopie au 19ème siècle, la justice internationale célébrée en ce 17 juillet (Le 17 juillet 1998, le statut de la Cour Pénale internationale était adopté à Rome ) est devenue une réalité à la fin du 20ème siècle, d’abord avec les conflits de l’ex-Yougoslavie et le génocide au Rwanda puis en 2002, avec la mise en œuvre de la Cour pénale internationale. Mais ce passage de l’utopie à la réalité a été un choc, dont on commence seulement à prendre la mesure.  La soif de justice des sociétés est inextinguible. De la Syrie à la RDC, en passant par des dizaines de conflits autour de la planète, les crimes de guerre forment une terrible et quasi-infinie litanie, à laquelle répond en écho le besoin de dignité et de reconnaissance de...

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    Centrafrique : quand un chef rebelle exige l’amnistie sans mentionner le mot
    Centrafrique : quand un chef rebelle exige l’amnistie sans...
    11.07.17
    Ephrem Rugiririza de JusticeInfo, avec Radio Ndeke Luka, notre partenaire à Bangui

    Ex-numéro 2 de la coalition rebelle de la Séléka, qui a chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013, Nourredine Adam est sous le coup  de sanctions internationales  pour son rôle présumé dans des crimes perpétrés en Centrafrique. Aujourd’hui à la tête du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’un des principaux mouvements nés de l’éclatement de l’ex-Séléka, il est retranché dans le nord-est du pays. C’est là que Radio Ndeke Luka a réussi à le joindre la semaine dernière pour une interview au téléphone. Depuis ses nouvelles terres, le chef de guerre réclame « un dialogue national et un accord politique » donnant satisfaction à « tout le monde ». Autrement dit, une porte par laquelle il...

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    Au Togo, la purification religieuse nationale tourne à la  "mystification"
    Au Togo, la purification religieuse nationale tourne à la...
    11.07.17
    Maxime Domegni, Correspondant en Afrique de l’Ouest

    Au Togo, le processus de justice transitionnelle, mis en œuvre par le pouvoir, semble plus diviser qu’il ne réconcilie. C’est d’ailleurs sur fond de controverses que le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a organisé, du 3 au 9 juillet, une opération dite de « purification». Une semaine dite de purification du Togo s’est achevée dimanche 09 juillet à Lomé sur un culte chrétien, auquel ont assisté Premier ministre, membres du gouvernement, membres des institutions de la République et du Haut-Commissariat pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCCRUN). A l’instar des jours précédents, au cours desquels les communautés religieuses traditionnelles et musulmanes ont, elles...

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    Amnistie en Ouganda : comment concilier l’impératif de stabilité et le besoin de justice ?
    Amnistie en Ouganda : comment concilier l’impératif de...
    10.07.17
    Pierre Hazan

    Le parlement de l’Ouganda est saisi depuis 2015 d’une nouvelle loi d’amnistie pour les combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Elle mettrait fin à l’ambiguïté qui existe entre la loi d’amnistie générale de 2000, aujourd’hui en vigueur, et d’autre part, la Chambre des crimes internationaux d’Ouganda. Le débat n’est cependant pas encore tranché : faut-il mieux amnistier les auteurs de terribles exactions au nom de la recherche de la paix, ou les poursuivre pénalement en espérant hâter la réconciliation ? Un profond dilemme. Depuis 1986, l’armée de résistance du Seigneur a kidnappé des dizaines de milliers de garçons et de filles. Elle en a fait d’impitoyables enfants-soldats, les a drogués et transformés en robots...

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    La semaine de la justice transitionnelle : impunité au Mexique, déception en Géorgie
    La semaine de la justice transitionnelle : impunité au...
    10.07.17
    François Sergent

    La justice transitionnelle peut prendre des visages différents. Ainsi, plusieurs ONG internationales et nationales ont plaidé cette semaine à la Haye pour que le Mexique soit traduit devant la Cour Pénale Internationale. Elles dénoncent une « collusion » entre les autorités du pays et les cartels, dans les meurtres, les disparitions et les tortures notamment dans l’Etat de Coahuila au nord du pays, entre 2009 et 2016. « Le crime organisé devient crimes contre l’humanité », une catégorie passible de la CPI. Depuis longtemps, la question du Mexique est sur la table du bureau du procureur de la CPI. Elle compte parmi les examens préliminaires secrets : des plaintes reçues par la Cour, pas encore refermées, toujours à l’étude. «...

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    Des cérémonies vaudou pour purger le Togo de son passé...
    07.07.17
    AFP

    Torse nu et perles autour du cou, un vaudoussi, un adepte du vaudou, se tient debout au milieu de la place publique de Bè, un quartier populaire de Lomé où se déroule une cérémonie visant à purger le Togo de son passé violent. Entouré d'une dizaine de grands prêtres traditionnels, l'homme prononce des incantations et verse sur le sol une boisson en offrande aux divinités. Dans un grand silence, un bélier et un coq sont immolés. "C'est fini, le sang humain ne doit plus couler sur la terre de nos aïeux à la fin de la cérémonie de purification du pays", lance cet initié. Le gouvernement togolais a annoncé la semaine dernière que des "cérémonies de purification" menées par les quatre grandes religions du pays (catholique,...

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    Immunité du Président soudanais Al-Béchir : la CPI blâme l'Afrique du Sud mais aussi l'ONU
    Immunité du Président soudanais Al-Béchir : la CPI blâme...
    07.07.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont estimé que l’Afrique du Sud a failli à ses obligations en refusant d’arrêter le président soudanais, et blâmé le Conseil de sécurité de l’Onu pour son inaction, alors que les mandats d’arrêt délivrés contre Omar Al-Béchir en 2009 et 2010 n’ont toujours pas été exécutés. Ils ont aussi réaffirmé l’absence d’immunité pour les chefs d’Etat poursuivis par la Cour, question au cœur de son bras de fer avec l’Union africaine.  Sans surprise, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont affirmé, le 6 juillet, que l’Afrique du Sud avait failli à son obligation d’arrêter Omar Al-Béchir en juin 2015, et empêché ainsi la Cour d’exercer ses fonctions. Visé par deux mandats d’arrêts...

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    Portrait de Dorothée Munyaneza rescapée du génocide du Rwanda et chorégraphe
    Portrait de Dorothée Munyaneza rescapée du génocide du...
    07.07.17
    AFP

    "Rien ne pourra jamais être pire". Dorothée Munyaneza, qui présente "Unwanted" au Festival d'Avignon (7 au 13 juillet) est une rescapée: à douze ans, elle a vécu le génocide de 800.000 tutsis au Rwanda en 1994. Aujourd'hui âgée de 34 ans, mariée à un Français et mère de deux jeunes enfants, c'est une jeune femme lumineuse qui transmet "sa mémoire et celle de son pays" à travers des pièces hybrides, entre théâtre, danse et chant. Sa première pièce, "Samedi détente" (2014), créée en France et jouée encore récemment au Théâtre de la Ville, évoquait le génocide à hauteur de l'enfant qu'elle était. La pièce a voyagé en 2016 au Rwanda. "Pour moi c'était une offrande, je leur rapportais ce qui reste, un témoignage devenu une oeuvre...

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    Mexique/CPI : quand le crime organisé devient crime contre l'humanité
    Mexique/CPI : quand le crime organisé devient crime contre...
    06.07.17
    Stéphanie Maupas

    Une centaine d’organisations mexicaines de défense des droits de l’homme demandent à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir un examen préliminaire sur les crimes commis dans l’Etat de Coahuila au nord du Mexique, entre 2009 et 2016. Elles dénoncent une « collusion » entre les autorités du pays et les cartels, dans les meurtres, les disparitions et les tortures.  Ce n’est pas la première fois que des organisations mexicaines, chapeautées par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), se tournent vers La Haye pour y dénoncer les meurtres, les disparitions forcées et les tortures, résultat « d’une collusion » entre les autorités mexicaines et le crime organisé. Le 6 juillet, une...

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    République centrafricaine : Les civils pris pour cible dans le conflit armé
    République centrafricaine : Les civils pris pour cible...
    05.07.17
    Human Rights Watch

    Des groupes armés en République centrafricaine ont tué des civils en toute impunité, aggravant les violences dans ce pays déchiré par un conflit armé, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le rapport de 101 pages, intitulé « Meurtres impunis : Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine », présente un compte-rendu exhaustif des crimes de guerre commis dans trois provinces centrales du pays depuis la fin de 2014, notamment plus de 560 décès de civils et la destruction de plus de 4 200 maisons. Les crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale (CPS), un nouvel organe judiciaire qui, lorsqu'il...

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    RCA: le Procureur de la Cour spéciale s'explique sur sa mission
    RCA: le Procureur de la Cour spéciale s'explique sur sa...
    05.07.17
    Ephrem Rugiririza avec Radio Ndeke Luka

    Le  Procureur international de la Cour pénale spéciale en Centrafrique, Toussaint Muntazini Mukimapa, et cinq juges centrafricains de la Cour ont prêté serment le 30 juin 2017 à Bangui. Cet événement marque le lancement officiel des activités de cette cour mixte créée au sein du système judiciaire centrafricain. Après la cérémonie, Muntazini Mukimapa a annoncé qu'il entamait son travail par l'examen de  la vaste "documentation disponible" qui comprend notamment le récent rapport des Nations unies sur les crimes les plus graves commis en Centrafrique de 2003 à 2015. Le détail avec Ephrem Rugiririza de JusticeInfo.Net  avec Hippolyte Marboua  et Augé Aubert Vopalagnawa de Radio Ndeke Luka à Bangui            

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    Le combat d'une avocate contre le "test de la honte" imposé aux homosexuels en Tunisie
    Le combat d'une avocate contre le "test de la honte"...
    04.07.17
    Olfa Belhassine

    Fadoua Brahem, 35 ans, fait partie de la race de jeunes, courageux et brillants avocats engagés pour défendre les libertés individuelles, qui, comparées à la situation des libertés collectives, restent encore à la traine dans la Tunisie post révolutionnaire. Bien que discrète et peu médiatisée « pour la bonne cause », affirme-t-elle, Fadoua Brahem devient en 2015 célèbre dans le milieu LGBT local. L’avocate a en fait réussi à libérer le jeune Marwen (nom d’emprunt), un étudiant de 22ans, dont l’affaire a connu un certain retentissement international. Depuis Maitre Brahem, qui se dit pourtant professionnellement polyvalente, est devenue « la spécialiste » des dossiers judiciaires de la communauté LGBT. En parallèle, elle apprend...

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    « Le Burundi au bord du gouffre », l’UA et l'ONU devraient « reprendre la main »
    « Le Burundi au bord du gouffre », l’UA et l'ONU devraient...
    04.07.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    De plus en plus conforté dans son intransigeance par une communauté internationale qui parle plus qu’elle n’agit, le régime burundais de Pierre Nkurunziza se radicalise chaque jour davantage. Dans un rapport intitulé « le Burundi au bord du gouffre : retour sur deux années de terreur », la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) appelle l’Union africaine et les Nations unies à « reprendre la main » pour relancer le dialogue et assurer la protection des civils dans ce petit pays africain qui traverse une profonde crise politique depuis 2015. « Le régime burundais est en train de s’ériger en dictature et de mener une campagne d’élimination d’une partie de la population considérée comme opposée à son projet...

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    Le Burundi s'enfonce dans la violence et la dictature, avertit la FIDH
    Le Burundi s'enfonce dans la violence et la dictature,...
    04.07.17
    AFP

    "Epuration" ethnique de l'armée, opposants réduits au silence et modification de la Constitution pour faire sauter la limite des mandats présidentiels: le régime burundais s'enfonce dans la violence et transforme le pays en dictature, a averti mardi la Fédération internationale des droits de l'homme. "En deux ans, le manque de fermeté de la communauté internationale et son incapacité à mettre en oeuvre ses propres décisions - notamment les mesures de protection des populations civiles et la relance du dialogue politique - auront permis au président (Pierre) Nkurunziza de remodeler en profondeur le paysage politique, sécuritaire et social du Burundi", a estimé la FIDH dans un rapport d'une quarantaine de pages écrit avec l'aide...

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    Côte d'Ivoire: fin du mandat de la Commission de...
    03.07.17
    AFP

    Le mandat de la Commission nationale de réconciliation en Côte d'Ivoire s'est achevé lundi sur un bilan généralement jugé mitigé, a rapporté un journaliste de l'AFP. Des responsables de la Commission nationale pour la réconciliation et l'indemnisation des victimes des crises en Côte d'Ivoire (Conariv) ont effectué une "passation de charges" en remettant les archives de la commission à leurs homologues du ministère de la Femme, de la protection de l'enfant et de la solidarité. La Conariv a recensé 316.954 victimes des crises survenues dans le pays entre 1990 et 2011, a déclaré Yabah Berthe Karbo, directrice de cabinet du président de la Commission. La Côte d'Ivoire a connu une décennie de troubles entre 2002 et 2011, avec un...

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    " Si il y a un échec de la CPI en Géorgie, ce sera pareil en Afghanistan ou en Palestine"
    " Si il y a un échec de la CPI en Géorgie, ce sera pareil...
    03.07.17
    Stéphanie Maupas

    Avocat et représentant d’Open Society, Nika Jeiranashvili est installé à La Haye depuis près d’un an pour suivre l’évolution du « dossier Géorgie » devant la Cour pénale internationale (CPI). En janvier 2016, les juges validaient l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis lors de la guerre éclaire Russo-Géorgienne de l’été 2008. Mais pour le militant d'Open Society, la Cour manque de stratégie et n’a pas pris toute la mesure des défis qui s’annoncent.  Nika Jeiranashvili  Justice Info : Vous reprochez au Greffe de la Cour l’absence de stratégie sur la Géorgie, et l’absence de bureau de la Cour sur le terrain, dix-huit mois après l’ouverture de l’enquête. Pouvez-vous préciser ? Nika Jeiranashvili : L’un des problèmes...

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    Kosovo : les criminels présumés pourront donner des informations confidentielles sur les 1658 disparus
    Kosovo : les criminels présumés pourront donner des...
    03.07.17
    Pierre Hazan

    Dans les contextes de violence politique, c’est l’une des pires tortures psychologiques qui soit et qui augmente avec le temps : ne pas savoir ce qui est arrivé à l’un de ses proches. A-t-il été enlevé par l’armée ou par un groupe armé ? Est-il détenu quelque part ? A-t-il été assassiné ? Va-t-on jamais le retrouver vivant, ou au moins, sa dépouille, s’il a été victime d’une exécution extrajudiciaire ?  « Depuis 18 ans, chaque jour qui passe est un jour d’agonie », ont écrit dans un appel commun les familles des disparus serbes et albanais du Kosovo le 21 juin dernier. Sous leur pression, jeudi et vendredi dernier, s’est tenue à Genève une table ronde de l’ONU réunissant toutes les parties pour lever le voile sur les 1658...

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