Afrique du Sud


    En Afrique du Sud, des prisonniers "politiques" en attente de pardon
    13.07.17
    AFP

    En 1997, Percy Chepape a été condamné à soixante ans de prison pour un braquage meurtrier. Vingt ans après, ce militant de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud espère une libération anticipée parce qu'il se considère comme un prisonnier "politique". "Je paie en principe pour ce que j'ai fait", confie-t-il, "mais au fond de moi, je me dis que je n'ai pas été puni pour ça, mais uniquement pour ce que j'étais". Dans son traditionnel pyjama orange, Percy Chepape, 51 ans, confie sa frustration à l'AFP depuis le parloir de la prison de haute sécurité de Groenpunt, au sud de Johannesburg. "J'attends une grâce depuis de nombreuses années", poursuit le détenu, "parfois, je me demande si...

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    Immunité du Président soudanais Al-Béchir : la CPI blâme l'Afrique du Sud mais aussi l'ONU
    07.07.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont estimé que l’Afrique du Sud a failli à ses obligations en refusant d’arrêter le président soudanais, et blâmé le Conseil de sécurité de l’Onu pour son inaction, alors que les mandats d’arrêt délivrés contre Omar Al-Béchir en 2009 et 2010 n’ont toujours pas été exécutés. Ils ont aussi réaffirmé l’absence d’immunité pour les chefs d’Etat poursuivis par la Cour, question au cœur de son bras de fer avec l’Union africaine.  Sans surprise, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont affirmé, le 6 juillet, que l’Afrique du Sud avait...

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    La justice sud-africaine rouvre un dossier oublié de l'apartheid
    24.06.17
    AFP

    C'est un dossier criminel d'un autre temps, dont la vérité a été longtemps sacrifiée sur l'autel de la réconciliation post-apartheid. Près d'un demi-siècle après les faits, la justice sud-africaine va pourtant le rouvrir, au risque de raviver des blessures du passé. Militant clandestin du Parti communiste (SACP), Ahmed Timol, 30 ans, est arrêté au soir du 22 octobre 1971 à Johannesburg. Après cinq jours de détention il est déclaré mort, victime d'une chute du dixième étage du quartier général de la police. Le verdict de l'enquête ouverte par les autorités est sans appel. Le militant...

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    Fuite de Bachir : l'Afrique du Sud sommée de s'expliquer devant la CPI
    06.04.17
    Stéphanie Maupas

     L’Afrique du Sud sera devant la Cour pénale internationale (CPI) vendredi 7 avril. Les juges devront décider si Pretoria a violé son obligation de coopérer en refusant d’arrêter le président soudanais, Omar Al Bachir, lors de sa visite pour un sommet de l’Union africaine en juin 2015. L’occasion pour la Cour, dont la décision sera rendue plus tard, de se prononcer enfin clairement sur les multiples questions soulevées par cette affaire depuis l’émission du premier mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre le chef de l’Etat soudanais, en mars 2009. Le 29 mars 2017, Omar Al...

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    L'Afrique du Sud annule son retrait de la CPI
    08.03.17
    AFP

    L'Afrique du Sud a formellement annulé sa décision controversée de claquer la porte de la Cour pénale internationale (CPI) le temps de se conformer à la décision d'un tribunal sud-africain qui l'avait invalidée pour des raisons de procédure. Pretoria a informé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres que "l'instrument de retrait (avait) été jugé inconstitutionnel et invalide", selon un document publié mardi par l'ONU sur son site internet. "L'approbation du Parlement sud-africain doit être obtenue avant que l'instrument de retrait du traité de Rome sur la Cour pénale...

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    CPI: la justice sud-africaine ouvre le débat à "une plus grande participation publique"
    25.02.17
    Julia Crawford, JusticeInfo.Net

    La justice sud-africaine a estimé le mercredi 22 février que la notice de retrait de la Cour pénale internationale (CPI) envoyée à l’ONU en octobre dernier par le gouvernement de Pretoria  est "inconstitutionnelle". L’Afrique du Sud avait entamé cette procédure de retrait suite à la polémique suscitée par son refus d’arrêter sur son sol le président soudanais Omar el-Béchir sous le coup de deux mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis dans la région troublée du Darfour. Pretoria faisait valoir que le chef de l’Etat soudanais...

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    Le retrait de l'Afrique du Sud de la CPI "inconstitutionnel"
    22.02.17
    Susan NJANJI

    La justice sud-africaine a infligé mercredi un camouflet au gouvernement de Pretoria en retoquant sur la forme sa décision controversée de claquer la porte de la Cour pénale internationale (CPI), dont il dénonce un parti pris anti-africain. Saisi par l'opposition, un juge a estimé mercredi que la lettre de retrait de la CPI envoyée en octobre dernier à l'ONU était "inconstitutionnelle et invalide" parce qu'elle n'avait pas été précédée "d'une approbation du Parlement".Le gouvernement et le président Jacob Zuma "doivent sur le champ révoquer la notice de retrait", a ordonné le juge...

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    CPI : L’Afrique du Sud et les Nations unies « invitées » à s'expliquer après le fiasco avec Bachir
    13.12.16
    La Haye, Stéphanie Maupas

    L’Afrique du Sud est attendue devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI) le 7 avril 2017. Une audience à laquelle les Nations unies ont aussi été conviées. Les juges devront ensuite décider si, en refusant d’arrêter le président soudanais Omar Al Bachir en juin 2015, Pretoria a violé ses obligations vis-à-vis de la Cour, et si cette violation doit être signifiée à l’Assemblée des Etats parties et au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette décision des juges ouvre un nouvel épisode des relations entre la Cour pénale internationale (CPI) et l’Afrique du Sud, mais aussi...

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    Le retrait de la CPI par l’Afrique du Sud annonce-t-il un nouveau cycle de violence ?
    26.10.16
    Pierre Hazan, conseiller éditorial de JusticeInfo.net

    Quel retournement ! Le 2 février 1999, un pays africain, le Sénégal, était le premier Etat au monde à ratifier les statuts de la Cour pénale internationale (CPI). Poussés par leur société civile et les ONG, une trentaine de pays africains allaient suivre son exemple au nom de la lutte contre l’impunité. Beaucoup l’ont oublié : cette vague d’adhésion à la CPI s’est produite en dépit de la virulente campagne diplomatique lancée par l’administration Bush, qui menaçait de représailles tout Etat hors de l’OTAN qui ratifierait les statuts de la CPI ! Les Etats-Unis voulaient la mort de cette...

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    Soutien de magistrats africains à la CPI
    24.10.16
    Ephrem Rugiririza, à Arusha (Tanzanie)

    Un groupe de personnalités africaines, parmi lesquelles d’anciens acteurs de la justice pénale internationale appellent le Burundi et l’Afrique du Sud à revenir sur leurs décisions de se retirer du Traité de Rome créant la Cour la Cour pénale internationale (CPI). Réunis à Arusha, la petite ville touristique tanzanienne, où siège le Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et qui abrita les travaux de l’ex-Tribunal pénal pour le Rwanda (TPIR), les membres du Groupe africain pour la Justice et la fin de l’Impunité (AGJA)  publiaient à l’ouverture de leurs travaux le mardi 18...

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    La semaine : l'Afrique du Sud quitte la CPI après le Burundi
    24.10.16
    François Sergent, JusticeInfo.net

    Après le Burundi, l’Afrique du Sud. Coup sur coup, deux pays africains ont décidé en une semaine de quitter la Cour Pénale Internationale ; des décisions qui pourraient devenir épidémiques sur un continent déjà suspicieux et critique du tribunal de La Haye. Les deux pays évoquent les mêmes raisons de « souveraineté nationale » et accusent la CPI de biais anti africain. Il reste que pour le Burundi l’annonce par un régime aux abois qui craint les poursuites du Tribunal est avant tout opportuniste. La décision de l’Afrique du Sud est plus lourde de conséquence, en raison du poids politique...

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    CPI : après l'Afrique du Sud, la peur d'un Afrexit
    21.10.16
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    L’Afrique du Sud a demandé à l’Onu d’acter son retrait du traité de la Cour pénale internationale (CPI). Une décision prise quelques jours après le vote par le parlement burundais d’un retrait de la Cour. Bataillant contre une juridiction considérée par de nombreux leaders africains comme le bras légal du néocolonialisme, l’Union africaine menace depuis plusieurs années d’un retrait massif, mais n’est jamais parvenue à s’unir sur ce point. Le Burundi a-t-il ouvert le ballet redouté d’un Afrexit à petit feu ? Les regards se tournent désormais vers le Kenya et l’Ouganda, actifs pourfendeurs de...

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    L'Afrique du Sud se retire de la CPI : le danger de la contagion

    L'Afrique du Sud a mis vendredi sa menace à exécution en annonçant son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) après la polémique causée par son refus d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, un camouflet pour la justice internationale.Conformément à la procédure, Pretoria "a annoncé par écrit au secrétaire général de l'ONU son retrait" de la CPI, a déclaré le ministre sud-africain de la Justice, Michael Masutha.Cette décision prendra effet dans un an "à compter de la date de réception" de la lettre adressée mercredi aux Nations unies, a précisé M. Masutha lors d'une...

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    Afrique du Sud: quel héritage de la Commission vérité et réconciliation 20 ans plus tard ?

    Il y a 20 ans, la Commission vérité et réconciliation sud-africaine commençait son travail pour faire la lumière sur les crimes commis sous le régime de l’apartheid. Des centaines de victimes et d’auteurs de crimes politiques allaient volontairement témoigner. Célébrée dans le monde entier comme un processus exemplaire de réconciliation, inspirant des dizaines d’autres pays à suivre l’exemple sud-africain, la CVR laisse cependant un souvenir plus mitigé en Afrique du Sud elle-même.   Lorsque le 15 avril 1996, la première audition publique de la Commission vérité et réconciliation se tient...

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    L'attitude de Pretoria dans l'affaire Béchir est "honteuse", selon la justice sud-africaine
    15.03.16
    AFP

    La justice sud-africaine a qualifié mardi de "honteuse" l'attitude du gouvernement, qui avait autorisé Omar el-Béchir à quitter l'Afrique du Sud en 2015 en dépit du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui pèse sur lui. Le président soudanais est, depuis 2009, recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide dans le conflit au Darfour (ouest du Soudan) qui a fait plus de 300.000 morts selon l'ONU. En juin 2015, alors qu'Omar el-Béchir participait en Afrique du Sud à un sommet de l'Union africaine (UA), un tribunal de Pretoria lui avait interdit de quitter le territoire, dans l'attente d'un jugement définitif. Mais le gouvernement...

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    La douloureuse quête de vérité d'une famille victime de l'apartheid
    25.02.16
    AFP

    Le diplôme universitaire de Nokuthula Simelane est accroché dans le salon de sa mère. Mais cette jeune militante anti-apartheid a disparu en 1983 avant de le recevoir. Trente-trois ans après, le procès de ses meurtriers présumés s'ouvre vendredi en Afrique du Sud. Le corps de Nokuthula, jolie Sud-Africaine de 23 ans, n'a jamais été retrouvé. Sa mère, qui avait longtemps pensé qu'elle vivait dans la clandestinité, n'a appris qu'en 1995, après la chute du régime d'apartheid, qu'elle avait été enlevée et assassinée par des policiers. Depuis la famille se bat pour que justice soit...

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    Afrique du Sud : la vérité sans repentir
    31.07.15
    Pierre Hazan, chef de projet de JusticeInfo.net et professeur associé à l’université de Neuchâtel

    Dans notre série  sur les politiques de pardon, nous nous penchons cette semaine sur l’Afrique du Sud. Le pardon est au cœur de la philosophie de la Commission vérité et réconciliation d’Afrique du Sud. A maintes reprises, son président, l’archevêque Desmond Tutu, a insisté sur le pardon, comme condition essentielle du vivre ensemble. Son principal ouvrage s’intitule du reste « Il n’y a pas d’avenir sans pardon ». Tutu y lie l’éthique de responsabilité et l’éthique de conviction, le pardon stratégique et le pardon religieux : « Nous autres, Sud-Africains, Blancs et Noirs, liés par les...

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