Afrique

    Burundi : "le gouvernement est en plein déni"
    22.09.17
    Frédéric Burnand

    La Commission d’enquête sur le Burundi a présenté cette semaine son rapport final devant le Conseil des droits de l’homme à Genève. Exilées, les ONG burundaises de défense des droits de la personne ont pu s’y faire entendre, comme Carine Kaneza, porte-parole du Mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité (MFFPS). Entretien. Avec plus d’une trentaine d’ONG, le MFFPS demande, dans une lettre ouverte, de soutenir une résolution renouvelant le mandat de la Commission d'enquête des Nations Unies sur le Burundi, et d’appeler le Conseil des droits de l'homme des Nations...

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    Centrafrique: douze plans de paix en dix ans et encore la guerre
    20.09.17
    Pierre Hazan

    Depuis dix ans, la Centrafrique a connu une douzaine de plans de paix. Aucun d’entre eux n’a jamais été appliqué. Retour et analyse sur des échecs en série, alors que des proches des groupes armés viennent de faire leur entrée au gouvernement. Cette main tendue par le chef de l’Etat « au nom de la réconciliation nationale » intervient alors Stephen O’Brien, sous-Secrétaire Général de l’ONU en charge des affaires humanitaires, a mis en garde que « les risques avant-coureurs d’un génocide en Centrafrique sont là ». La Centrafrique, serial killer des plans de paix ? Le constat est vite fait :...

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    Première rencontre Macron, Kagamé
    19.09.17
    AFP

    Les présidents français et rwandais Emmanuel Macron et Paul Kagame se sont entretenus à New York lundi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, une rencontre peu courante entre les dirigeants des deux pays dont les relations sont empoisonnées par le génocide rwandais de 1994. La présidence rwandaise a indiqué dans un tweet que les deux hommes ont discuté de "collaboration sur des questions d'intérêt mutuel, dont la paix et la sécurité en Afrique". Le Rwanda accuse depuis des années la France, à l'époque soutien du régime extrémiste hutu rwandais à l'origine du génocide de 1994, de participation aux massacres qui ont fait en à peine 100 jours, à partir d'avril 1994, environ 800.000...

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    Tunisie : adoption d'une loi d'amnistie contestée
    14.09.17
    Olfa Belhassine

    L’Assemblée des Représentants du Peuple tunisienne a approuvé mercredi soir 13 septembre, en séance plénière, le projet de loi sur la "réconciliation administrative". En fait, une loi controversée d'amnistie de fonctionnaires impliqués dans la corruption sous la dictature. Il s’agit de la première initiative législative du président de la République largement contestée par la société civile. Après plus de deux ans de reports, de tergiversations et de manifestations de rue, ce projet de loi du président Béji Caied Essebsi  a été adopté hier soir, par 117 voix, dans une ambiance houleuse....

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    Tchad: Amesty dénonce la répression
    14.09.17
    AFP

    La répression envers les acteurs de la société civile a augmenté au Tchad ces dernières années, dénonce dans un rapport publié jeudi l'ONG Amnesty international, qui appelle les autorités à modifier ces pratiques. "Les défenseurs des droits humains, les membres de mouvements citoyens, les syndicalistes et les journalistes qui critiquent le régime sont de plus en plus menacés", s'inquiète dans son communiqué de presse l'ONG de défense des droits de l'homme, qui demande aux autorités de "modifier les lois restrictives" et de libérer les "prisonniers d'opinion". Amnesty dénonce l'arrestation et la détention de membres de la société civile, l'interdiction croissante des manifestations et...

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    Le calvaire oublié des Tutsis du Congo
    13.09.17
    Emmanuel Sehene Ruvugiro, à Kigali

    Souvent considérés comme des envahisseurs par d’autres groupes ethniques de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les Tutsis du Nord-Kivu et les Banyamulenge du Sud-Kivu qui leur sont assimilés ont vu leur calvaire se poursuivre, ces dernières années, au Rwanda et au Burundi, où certains d’entre eux avaient cherché refuge. Le 13 août 2004, près de 200 Banyamulenge étaient ainsi sauvagement tués, lors de l’attaque de leur camp de réfugiés de Gatumba, au Burundi, près de la frontière avec la RDC.Certains des survivants se réfugièrent au Rwanda. Le lendemain, le carnage fut...

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    Burundi: l'opposant Léopold Habarugira enlevé
    12.09.17
    AFP

    Un cadre du parti burundais d'opposition Union pour la paix et le développement (UPD) a été enlevé mardi pendant qu'il se déplaçait à pied avec son épouse dans Bujumbura, selon sa famille et son parti. Léopold Habarugira, 54 ans, est le trésorier de l'UPD et un des rares responsables d'opposition à ne pas s'être exilés malgré la crise violente que traverse le Burundi depuis la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé, obtenu en juillet de la même année. M. Habarugira a été enlevé mardi vers 07H30 locales (05H30 GMT) dans l'est de...

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    Centrafrique : un leurre de désarmement
    12.09.17
    Ephrem Rugiririza, avec Hippolyte Marboua de Radio Ndeke Luka à Bangui

     En Centrafrique, des civils sans défense continuent de tomber sous les balles des groupes armés alors que le gouvernement réceptionne quelques fusils restitués par des ex-combattants dans le cadre d’un programme peu convaincant de désarmement et de démobilisation.  Après maints atermoiements, le président Faustin Archange Touadera a procédé le 30 août au lancement officiel de la phase pilote du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). « Pour mieux aborder les activités du programme national DDRR, la stratégie que j’ai instruite est de démarrer par...

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    Crier au « génocide » en Centrafrique ou l’aveu d’impuissance des Nations unies
    12.09.17
    Pierre Hazan

    Quand faut-il crier au génocide ? Les Nations unies ont-elles eu raison d’alerter ces derniers jours sur l’imminence d’une logique génocidaire en Centrafrique ? En convoquant trop hâtivement « le crime des crimes », n’y a-t-il pas un risque de dévaloriser le terme de « génocide » au risque qu’il perde sa capacité d’alerte ? En août dernier, Stephen O’Brien, Secrétaire général-adjoint de l’ONU, en charge des affaires humanitaires a averti le Conseil de sécurité de l’ONU « des signes avant-coureurs d’un génocide en Centrafrique ». Il fut alors critiqué pour son alarmisme exagéré par la...

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    Les discriminations envers les Tunisiennes sont contraires à la constitution, selon la professeure Chekir
    11.09.17
    Olfa Belhassine

    Le 13 août le président Béji Caied Essebsi propose d’en finir avec la règle de l’inégalité successorale en Tunisie. Professeure de droit public, militante féministe de la première heure et vice présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Hafidha Chekir répond à ceux qui s’insurgent contre la dernière annonce de Béji Caied Essebsi.  JusticeInfo.net La question de l’inégalité successorale est longtemps restée tabou en Tunisie. Pourquoi à votre avis ? Professeure Hafida Chekir : Cette question fait partie des sujets dont on ne parle pas parce que pendant très...

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    Mali: accusée de « meurtres extrajudiciaires », l’armée exige « des preuves »
    11.09.17
    Issa Fakaba Sissoko, à Bamako

    Gravement mises en cause par l’organisation Human Rights Watch (HRW), les Forces armées maliennes (FAMA) protestent de leur innocence et exigent « des preuves irréfutables ». Selon un rapport publié la semaine dernière par HRW, des éléments de l’armée malienne ont commis des « meurtres extra-judiciaires » au cours d’opérations militaires depuis 2016 contre les groupes djihadistes, notamment dans le centre du pays. L’organisation affirme ainsi avoir découvert, à Mopti et Ségou, des fosses communes attribuées aux troupes gouvernementales.  « Il s’agit d’allégations mensongères dont...

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    Résolution de l’ONU sur le Mali : satisfaction des signataires de l’accord, scepticisme de la société civile
    09.09.17
    Issa Fakaba Sissoko, à Bamako

    Alors que les parties signataires saluent les nouveaux efforts de l’ONU visant à sauver le processus de paix au Mali, les observateurs neutres se montrent sceptiques pour leur part. Mardi 5 septembre, le Conseil de sécurité a adopté un régime de sanctions contre ceux qui constitueront des obstacles à la mise en œuvre de « l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». La société civile malienne craint cependant que ce ne soit qu’un texte de plus. Parmi les signataires de cet accord obtenu il y a plus de deux ans au terme de longues négociations à Alger, figure le gouvernement...

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    Mali : L'armée accusée de meurtres et de tortures par HRW
    08.09.17
    HRW

    Des troupes du Mali et du Burkina Faso se sont livrées à des meurtres, des disparitions forcées et des actes de torture Les opérations militaires menées par les forces armées du Mali et du Burkina Faso afin de contrer la présence croissante de groupes armés islamistes dans le centre du Mali ont occasionné de graves violations des droits humains. Depuis la fin de 2016, les forces maliennes se sont livrées à des meurtres extrajudiciaires, à des disparitions forcées, à des actes de torture et à des arrestations arbitraires à l'encontre d'hommes accusés de soutenir les groupes armés...

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    Mali: le Conseil de sécurité tente de sauver l'accord de paix
    06.09.17
    Centre d'actualités de l'ONU

    À la demande du Mali, le Conseil de sécurité a décidé mardi 5 septembre de créer un régime de sanctions ciblées contre « ceux qui dressent des obstacles » à l'application de l'Accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays, dont les « fragiles avancées réalisées jusqu'à présent » sont mises en « péril ».   En adoptant à l'unanimité de ses quinze membres la résolution 2374 (2017), le Conseil, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a frappé d'interdiction de voyager et soumis à un gel des avoirs des individus et des entités qui seront ultérieurement...

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    Burundi : le fonctionnement de l'Etat repose sur une structure parallèle, selon l'ONU
    05.09.17
    Frédéric Burnand

    Alors que la Commission d’enquête sur le Burundi a présenté à la presse son rapport final sur les graves violations des droits humains perpétrées au Burundi depuis avril 2015, le parlement burundais a décidé de former sa propre commission d’enquête pour examiner le rapport onusien.   C’est l’agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) qui en a fait état ce week-end: «Les députés de l'Assemblée nationale burundaise se sont convenus jeudi sur la mise en place d'une commission parlementaire spéciale chargée d'examiner le contenu des rapports des commissions internationales d'enquête produits...

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    Burundi: deux ans de crise et de violences
    04.09.17
    AFP

    Le Burundi, où l'ONU demande l'ouverture d'une enquête de la Cour pénale internationale (CPI), connaît une grave crise depuis la candidature en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé, et son élection en juillet de la même année. Les violences ont fait 500 à 2.000 morts selon les sources (ONU ou ONG) et poussé près de 400.000 Burundais à l'exil. - Manifestations - Le 26 avril 2015, des milliers de personnes se réunissent au lendemain de la désignation de M. Nkurunziza par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat à la présidentielle. Coup d'envoi de six semaines de manifestations à Bujumbura, sévèrement réprimées. Les contestataires jugent ce 3e...

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    «Il n’y a aucun signe d’ouverture de la part du Gouvernement burundais», selon l'ONU
    04.09.17
    Frédéric Burnand Genève (de notre correspondant)

    Malgré de nombreuses tentatives de médiation, le Gouvernement burundais et son président n’entendent pas dialoguer avec l’opposition et la répression se poursuit. Une intransigeance appliquée également à la Commission d’enquête sur le Burundi qui n’a pu se rendre sur place, ni échanger avec Bujumbura. Fatsah Ouguergouz, président de la commission livre un constat inquiétant, avant la présentation de son rapport final au Conseil des droits de l’homme lors de la session de septembre de l’organe onusien basé à Genève.  Qu’il est difficile de quitter le siège du pouvoir, même quand la...

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    Le Président demande l'égalité absolue entre Tunisiennes et Tunisiens
    01.09.17
    Olfa Belhassine

    En annonçant le 13 août sa volonté de rendre justice aux femmes en abolissant les dispositions discriminatoires à leur égard en matière d’héritage et de mariage, le président Béji Caied Essebsi jette un pavé dans la mare.  « On ne peut pas traiter avec les femmes comme en 1956, il y a soixante ans. En réalité, les femmes sont devenues les égales des hommes. Mais tout le problème réside dans l’héritage. L’héritage n’est pourtant pas une question religieuse dans son essence. C’est une question qui concerne la vie courante et les relations entre les êtres humains. En tout cas, c’est ce à...

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    Disparitions au Burundi: une ONG appelle la CPI à ouvrir une enquête
    30.08.17
    AFP

    Une ONG burundaise a appelé mercredi la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015 de la crise que traverse ce pays, en évoquant des centaines de disparitions forcées recensées. Le Forum pour la conscience et le développement (Focode) "demande à la CPI de lancer sans délai son enquête avant le 27 octobre 2017" pour les crimes commis au Burundi depuis fin avril 2015, selon un communiqué transmis à l'AFP. L'ONG appelle la CPI à engager "des poursuites contre leurs auteurs quelle que soit leur position dans les institutions de l'Etat", en évoquant notamment "de nombreux cas de disparitions forcées". Le Burundi avait...

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    Après avoir fait juger l’ex-dictateur tchadien, Reed Brody se met en chasse de Yahya Jammeh
    30.08.17
    Pierre Hazan

    Avocat des droits de l’homme, Reed Brody s’était fait connaître par son soutien auprès des victimes du général Pinochet et de l’ex-dictateur de Haïti, surnommé « Baby doc », Jean-Claude Duvalier. Plus récemment, Reed Brody avait été le conseil des victimes de l’ex-tyran tchadien, Hissène Habré, lesquels finirent par le faire condamner à perpétuité par les Chambres africaines extraordinaires, après une interminable traque. Aujourd’hui, de retour à Human Rights Watch après une courte parenthèse de quelques mois, Reed Brody prête son concours aux victimes gambiennes de Yahya Jammeh pour...

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