Burkina Faso


    Coup d'état au Burkina Faso : doutes sur la culpabilité d'un ancien ministre de Compaoré
    22.08.17
    Morgane Le Cam

    Depuis le coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, Djibrill Bassolé fait parler de lui. L’ancien ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré, Président burkinabè déchu par l’insurrection populaire d’octobre 2014, a-t-il un lien  avec le putsch, fomenté par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et son chef Gilbert Diendéré ? Pour la justice militaire, en charge de l’enquête sur cette tentative de coup d’Etat ( le gouvernement parle d'un bilan officiel de 14 morts et de plus de 250 blessés) , le doute persiste. Ou plutôt les doutes. Fin septembre, le juge d’instruction...

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    Procès du coup d'état au Burkina Faso : les soldats condamnés veulent que le tribunal entendent leurs officiers
    14.02.17
    Par Gaël Cogné, Ouagadougou, Correspondance

    Dix-neuf soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ ancienne garde présidentielle de Blaise Compaoré, et un civil ont été condamnés à des peines allant de six mois à 15 ans de prison ferme en janvier dernier. Il leur était reproché d’avoir comploté lors de réunions secrètes pour faire évader les auteurs du putsch de septembre 2015, au Burkina Faso. Mais les condamnés se pourvoient en cassation. Ils reprochent notamment au tribunal militaire d’avoir refusé d’entendre des hauts gradés, témoins clés en mesure de les disculper, selon eux.  Lors de leur procès devant le...

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    Burkina Faso: une vingtaine d'hommes de troupe jugés dans un procès lié au putsch manqué de 2015
    14.01.17
    Par Gaël Cogné, à Ouagadougou

    Au Burkina Faso, 27 membres de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), qui avait tenté un coup d’Etat en septembre 2015, une année après la chute du président Blaise Compaoré, comparaissent depuis décembre 2016 devant la justice militaire. Jugés avec deux civils, ils sont accusés d’avoir participé, en décembre 2015, à un plan visant à faire évader leurs frères d’armes détenus depuis l’échec du putsch. Très suivi, ce premier procès lié à la tentative de coup d’Etat constitue un test pour la justice burkinabè, même s’il ne met en cause que de petits poissons. En uniforme, les 27...

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    Assassinats du président Sankara et du journaliste Zongo : les Burkinabè attendent toujours justice
    12.12.16
    Gaël Cogné, à Ouagadougou

     Le 13 décembre, ce sera le dix-huitième anniversaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo. A cette occasion, des organisations de la société civile burkinabè organiseront des commémorations.  La famille Zongo n'est cependant pas la seule à réclamer justice. Les proches du capitaine-président Thomas Sankara, abattu il y a 29 ans, attendent eux aussi que justice soit rendue. Sans trop d'optimisme car le suspect numéro un, l'ex- président Blaise Compaoré, a toujours le bras long, bien que chassé par la rue il y a deux ans. Un espoir de justice dans les deux affaires est né après...

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    Deux ans après le soulèvement populaire, les Burkinabè demandent justice
    08.11.16
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Fin octobre 2014, des manifestations massives gagnent, comme une traînée de poudre, les villes du Burkina Faso. Ce soulèvement dénonce un projet de révision constitutionnelle visant à autoriser le président Blaise Compaoré à se représenter pour un cinquième mandat. Face à une détermination populaire inouïe dans le pays, l’homme fort lâche le pouvoir qu’il détient depuis 27 ans, laissant derrière lui au moins une trentaine d’insurgés tombés sous les balles les forces du régime. Deux ans après, plusieurs organisations locales demandent que justice soit rendue. Justice non seulement pour les...

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    Burkina Faso : questions autour de l'annulation des mandats internationaux des putschistes
    18.05.16
    JusticeInfo.net

    Le 28 avril 2016, la Cour de cassation de Ouagadougou a annulé pour vice de forme les mandats d’arrêt internationaux émis dans le cadre de l’enquête sur le coup d’Etat manqué de septembre 2015, perpétré sous le régime de transition par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ex garde prétorienne de Blaise Compaoré qui a depuis été démantelée. Selon le comité intersyndical des magistrats burkinabè, ces mandats avaient dans un premier temps été jugé valides, mais la Cour est revenue sur sa décision quelques heures plus tard. Poursuivi pour son soutien présumé aux putschistes, l’actuel...

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    Burkina Faso : la radio aux couleurs des élections libres
    29.11.15
    Claude-Olivier Volluz, Ouagadougou envoyé spécial pour la Fondation Hirondelle

    Dans les studios de Radio Burkina, c’est l’effervescence. Les portes claquent. Les journalistes donnent de la voix pour se faire entendre dans ce tumulte. Galip Somé, le rédacteur en chef adjoint, fait les cent pas. Comme tous ses collègues, ce fringuant trentenaire peine à contenir son émotion. Il s’apprête à vivre ses premières élections libres, après des décennies de pouvoir autoritaire: «Le personnel est extrêmement motivé. Nous sommes tous arrivés au bureau à 4 heures du matin. C’est la première fois que je constate un tel engouement.» Galip Somé est suspendu à son téléphone qui ne...

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    Burkina Faso « La population ne tolérera pas une amnistie pour les assassins de son peuple »
    22.09.15
    Claude-Olivier Volluz, Justiceinfo.net Ouagadougou correspondance

    C’est l’un des meneurs de la société civile burkinabè. Leader du mouvement « Le Balai citoyen », le rappeur Serge Bambara, alias Smockey, a très tôt condamné le coup d’Etat perpétré par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) le 16 septembre à Ouagadougou, au Burkina Faso. Déjà en première ligne lors des manifestations d’octobre 2014 qui ont conduit l’ex président Blaise Compaoré à quitter le pouvoir, Smockey condamne en des termes très sévères l’amnistie envisagée pour les putschistes en échange d’un retour à la transition dans le projet d’accord de sortie de crise de la Communauté...

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    Au Burkina Faso, l'impunité plutôt que la justice
    21.09.15
    François Sergent, justiceinfo.net

    Il est des semaines où justice et transition ne riment pas ensemble. Ainsi, le Burkina Faso a connu un sinistre retour en arrière ce 17 septembre avec la prise de pouvoir du général Gilbert Diendéré à quelques jours des élections présidentielles qui devaient sceller l’ancrage démocratique de ce pays après les années Compaoré. L’accord conclu ce week end sous l’égide de la CEDEAO est particulièrement ambigu : il prévoit un retour au pouvoir civil et des élections en novembre mais aussi l’impunité pour les militaires putschistes et une révision apparemment contrainte de la liste des candidats...

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    Burkina Faso : "ils tirent sur la foule"
    18.09.15
    Claude-Olivier Volluz correspondance de Ouagadougou, Fondation Hirondelle/Justiceinfo.net

    La voix de Vincent est chargée d’émotion. Ce jeune père de famille a assisté aux manifestations de jeudi pour contester le coup d’Etat du Régiment de sécurité présidentiel (RSP) au Burkina Faso. «J’ai tout filmé sur mon téléphone portable mais je n’y retournerai pas. J’ai peur. Je ne prendrai plus le risque de manifester. C’est terrible ce qui se passe. Ils tirent sur la foule», se désole ce burkinabé de Ouagadougou, aux experts de la Fondation Hirondelle venus le rencontrer à proximité de son domicile. Vincent fustige la nouvelle autorité militaire, le Conseil national de la démocratie, et...

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    Burkina Faso : des militaires pro Compaoré prennent le pouvoir
    17.09.15
    Claude-Olivier Volluz Ouagadougou (correspondance), Fondation Hirondelle

    Une vive tension règne en milieu de journée dans la capitale Ouagadougou où des coups de feu se font régulièrement entendre, rapportent des experts de la Fondation Hirondelle déployés dans le pays dans le cadre d’une mission de soutien à la Radiodiffusion Télévision Burkinabè (RTB). A 7h30 TU, un représentant du Régiment de sécurité présidentielle (RSP, ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, le Président démis), a annoncé à la télévision nationale RTB la dissolution des institutions de la transition (parlement et gouvernement) et la nomination d’une nouvelle autorité militaire, le...

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    De la chute de Compaoré au coup d'Etat
    17.09.15
    AFP

    Rappel des événements au Burkina Faso, où des militaires putschistes ont renversé jeudi les autorités de transition, un an après la fin du règne de Blaise Compaoré, chassé par la rue fin octobre 2014 après 27 ans au pouvoir.   --2014-- - 31 oct: Blaise Compaoré annonce qu'il quitte le pouvoir, chassé par une insurrection populaire qui a duré moins de 48 heures et fait 24 morts. Le chef d'état-major, le général Honoré Traoré, déclare qu'il assumera les "responsabilités de chef de l'Etat". Mais un groupe de jeunes officiers, mené par le lieutenant-colonel Isaac Zida, n°2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), annonce prendre le pouvoir. - 1er nov: Isaac Zida se déclare "chef de...

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    Burkina Faso : fin de la transition démocratique
    17.09.15
    Romaric Ollo HIEN, AFP

     Un général proche de l'ancien président Blaise Compaoré a pris la tête des putschistes qui ont renversé jeudi les autorités de transition au Burkina Faso, où les militaires du corps d'élite de l'armée quadrillaient la capitale et tiraient en l'air pour disperser des manifestants hostiles au coup d'Etat. Les putschistes ont décrété un couvre-feu nocturne de 19H00 à 06H00 et ordonné la fermeture des frontières terrestres et aériennes jusqu'à nouvel ordre. Ce coup d'Etat militaire intervient à moins d'un mois d'élections présidentielle et législatives dont le premier tour était prévu le 11...

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    Les combats de la veuve de Thomas Sankara
    17.06.15
    Marie Wolfrom, AFP

    Discrète mais tenace. Plus de 27 ans après le mystérieux décès de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara, sa veuve Mariam poursuit sa quête de vérité, du Burkina Faso à la France. "Je n'ai pas abandonné, je n'abandonnerai pas, jusqu'à ce que vérité soit faite", confie Mariam Sankara à l'AFP, dans un rare entretien. Elle vit en exil à Montpellier, dans le sud de la France, où elle s'est installée en 1990 avec ses deux enfants. Mais elle était à Paris mardi pour demander aux députés français d'ouvrir une enquête parlementaire sur les circonstances de la mort de son époux. C'était le 15...

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    Burkina Faso : « une décision historique » dans l’affaire Zongo
    09.06.15
    Ephrem Rugiririza,JusticeInfo.Net, Arusha (Correspondant)

    Dans un arrêt salué lundi comme  « une décision historique » par Reporters sans frontières (RSF), la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) a ordonné le vendredi 05 juin à l’Etat burkinabè de rouvrir l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo et ses trois compagnons. Cette Cour, dont le siège se trouve à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, a par ailleurs ordonné aux autorités de Ouagadougou de verser des réparations financières à hauteur de 25 millions de francs CFA (environ 38 000 euros) à chacun des conjoints, 15 millions à chacun des enfants et...

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