République démocratique du Congo


    Procès pour viols de mineures en RDC : plaidoyer pour la réparation
    13.11.17
    Claude Muhindo Sengenya

    Dix huit prévenus, dont le député provincial Frédéric Batumike, comparaissent depuis le 9 novembre devant la Cour militaire du Sud-Kivu, en itinérance à Kavumu, lieu des faits sous examen. Ces adeptes présumés de «Jeshi la Yesu (Armée de Jésus, en swahili) sont notamment accusés de crimes contre l’humanité pour avoir, selon le procureur, commis de manière systématique et généralisée, entre 2013 et 2016, des viols de masse contre 46 filles de Kavumu, âgées de 8 mois à 12 ans. D’ores et déjà, les avocats des parties civiles plaident pour la réparation des graves dommages corporels et...

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    RDC : premier procès d’adeptes de « l’Armée de Jésus » accusés de viols de mineures
    08.11.17
    Claude Muhindo Sengenya (correspondant en RDCongo)

    Un tribunal militaire congolais doit juger, à partir de ce jeudi 9 novembre, dix-huit membres présumés d’une secte religieuse, accusés d’avoir systématiquement violé, entre 2013 et 2016, une quarantaine de filles âgées de 8 mois à 12 ans, dans le village de Kavumu, dans la province du Sud-Kivu. Selon des sources proches du dossier, ces bourreaux pensaient acquérir ainsi une force surnaturelle. Pour ce procès historique, les juges militaires siégeront sur les lieux des faits, dans ce village de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Parmi les accusés, figure le député...

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    Violences sexuelles en RD Congo : une avocate raconte son combat
    03.11.17
    Claude Muhindo Sengenya, Goma (Nord-Kivu, Est de la RDCongo)

    Face à la persistance des viols dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) toujours à la merci de groupes rebelles sans foi ni loi, les associations locales de défense des droits de l’homme refusent de baisser les bras. Un véritable combat herculéen dans un pays où le secteur judiciaire reste gangrené par la corruption et où, comme dans d’autres parties du continent africain, les crimes de viols sont rarement dénoncés, lorsqu’ils ne sont pas purement et simplement banalisés. Entretien avec l’avocate Catherine Furaha, présidente de l’Association femmes juristes pour la défense...

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    RDC /Nord-Kivu : appel de la société civile à juger trois ex-chefs de guerre
    10.10.17
    Claude Muhindo Sengenya, Goma (Nord-Kivu)

    Les organisations de la société civile du Nord-Kivu demandent des poursuites judiciaires contre d’anciens chefs de guerre congolais ou étrangers ayant longtemps sévi dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une note de plaidoyer adressée en septembre au président Joseph Kabila, ces organisations citent nommément les Congolais Laurent Nkunda et Tabo Ntaberi ainsi que l’Ougandais Jamil Mukulu. Ancien chef de la milice Nduma Défense du Congo, (NDC), Tabo Ntaberi dit Sheka, est détenu sur le territoire congolais tandis que Laurent Nkunda, ancien chef du...

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    Le calvaire oublié des Tutsis du Congo
    13.09.17
    Emmanuel Sehene Ruvugiro, à Kigali

    Souvent considérés comme des envahisseurs par d’autres groupes ethniques de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les Tutsis du Nord-Kivu et les Banyamulenge du Sud-Kivu qui leur sont assimilés ont vu leur calvaire se poursuivre, ces dernières années, au Rwanda et au Burundi, où certains d’entre eux avaient cherché refuge. Le 13 août 2004, près de 200 Banyamulenge étaient ainsi sauvagement tués, lors de l’attaque de leur camp de réfugiés de Gatumba, au Burundi, près de la frontière avec la RDC.Certains des survivants se réfugièrent au Rwanda. Le lendemain, le carnage fut...

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    CPI /Katanga : Le processus de réparation sera très long et compliqué
    29.07.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Il y a plus de trois ans, la Cour pénale internationale (CPI) prononçait son verdict contre Germain Katanga. L’ex milicien congolais était reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).Mais depuis son arrivée à La Haye, en 2006, les victimes attendent réparations. Le 25 juillet, le Fonds au profit des victimes a déposé un rapport précisant les modalités de ces réparations, nouvelle étape d’un processus qui s’annonce encore très long. Pour les victimes de Bogoro, il faudra encore attendre....

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    RDC: reddition d'un chef de guerre poursuivi pour "crime contre l'humanité"
    26.07.17
    AFP

    Les Nations unies ont annoncé mercredi en République démocratique du Congo la reddition d'un chef rebelle, Sheka Ntabo Ntaberi, poursuivi pour crime contre l'humanité et viols massifs avec sa milice en 2010 dans l'est du pays ravagé par les affrontements. Sheka "s'est rendu aujourd'hui à Mutongo", dans le Nord-Kivu, auprès des Casques bleus de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), a déclaré à l'AFP Fabienne Pompey, sa porte-parole. "Il a été transféré à Goma" et est "toujours entre les mains des Casques bleus", a-t-elle précisé, ajoutant que Sheka était le seul milicien à se...

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    CPI : Terminator, le chef de guerre congolais ne savait pas ce que veut dire "assassin"
    17.06.17
    Stéphanie Maupas

    Bosco Ntaganda est à la barre des témoins de la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 14 juin. L’ex milicien est poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Alors chef d’Etat-major en second de l’Union des patriotes congolais (UPC), son combat aurait provoqué la mort de 60 000 personnes selon l’accusation. A la barre pourtant, il affirme avoir protégé les civils, et raconte sa « révolution ».  C’est un autoportrait romantique que prétend Bosco Ntaganda. « Moi, Ntaganda, je ne...

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    RDC : le ministre de la Justice visé pour crime contre l'humanité en Belgique
    15.06.17
    AFP

    Le ministre congolais Alexis Thambwe Mwamba est visé en Belgique par une plainte pour crime contre l'humanité pour sa responsabilité présumée dans le crash d'un avion civil, abattu quand il dirigeait une rébellion en République démocratique du Congo, a indiqué jeudi l'avocat des plaignants. La plainte avec constitution de parties civiles a été déposée le 16 mai contre le ministre de la Justice par plusieurs plaignants, dont Oscar Rachidi, qui préside la Ligue congolaise contre la Corruption et la Fraude (Licof), a expliqué à Bruxelles l'avocat belge Alexis Deswaef, cité par l'agence...

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    CPI: "Terminator" accusé de crimes de guerre prend sa propre défense
    14.06.17
    AFP

    L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a affirmé mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) avoir aidé à mettre fin au génocide rwandais de 1994, où il a "vu des horreurs". "Je suis un de ceux qui ont mis fin à ce génocide", a déclaré l'homme à la moustache en traits de crayon. "J'étais très jeune mais j'étais déjà dans l'armée (...). J'étais commandant d'un peloton à ce moment-là et j'ai vu des horreurs." Près de deux ans après l'ouverture de son procès, l'ancien chef adjoint de l'état-major général des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) a pris...

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    "Terminator" l'ancien chef de guerre congolais en procès à la CPI est un "être humain"
    14.06.17
    AFP

    L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a l'intention de décrire en détails mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) son rôle de commandant des rebelles en 2002 et 2003 et se présenter comme "un être humain". Près de deux ans après l'ouverture de son procès, celui que l'on surnommait autrefois "Terminator" devrait relater les événements qui se sont déroulés lorsqu'il était chef adjoint de l'état-major général des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC). L'homme à la moustache en traits de crayon "décrira tout ce qu'il a fait durant le conflit", a...

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    RDC : vingt ans après le massacre de Kikyo par l'armée, les victimes attendent toujours justice
    12.06.17
    Claude Muhindo Sengenya

    Durant sa conquête du pouvoir et son règne éphémère, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL), cette coalition politico-militaire qui avait porté feu Laurent Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa, a commis plusieurs crimes au Nord-Kivu. Les éléments de l’AFDL,, devenue Forces armées congolaises, sont accusés d’avoir perpétré, avec l’appui de l’armée rwandaise, tueries, viols et pillages. Près de vingt ans après, ces crimes restent impunis. Mais en certains endroits, comme à Butembo, des survivants déterminés se battent pour tenter d’obtenir justice et réparation. Cette...

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    RDC : un chef de guerre devant la CPI, ses parrains ougandais et rwandais épargnés
    29.05.17
    Stéphanie Maupas

    Le procès de Bosco Ntaganda a repris le 29 mai devant la Cour pénale internationale (CPI) avec la présentation de la thèse de la défense. L’ancien chef de milice répond de 18 chefs d’accusation pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), en 2002 et 2003. Depuis le début du procès, en septembre 2015, le procureur a appelé 71 témoins à la barre. La parole est désormais à la défense, qui entend convoquer plus de cent témoins, dont l’accusé.  Bosco Ntaganda est bien décidé à témoigner, mais rien n’indique que...

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    RDC : Plaidoyer pour la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle
    24.05.17
    Claude Muhindo Sengenya à Butembo (Nord-Kivu, RDC)

    Une trentaine d’organisations de la société civile congolaise plaident pour la mise en place d’un système  de justice transitionnelle en République démocratique du Congo, comme moyen de mettre fin à la culture de l’impunité aux niveaux national, provincial et communautaire. Pour cette coalition d’Ong, les crises récurrentes que traverse la RDC depuis l’indépendance en 1960 sont la conséquence de l’échec du traitement du passé et de l’absence de mesures de réparation pour les victimes. Ces organisations sont soutenues dans leur plaidoyer par la Coalition congolaise pour la justice...

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    Pour la première fois, la Cour Pénale Internationale alloue des réparations individuelles aux victimes en RDC
    24.03.17
    Stéphanie Maupas (de notre correspondante à La Haye,)

    La Cour pénale internationale (CPI) a décidé, le 24 mars, que les victimes des crimes commis par Germain Katanga bénéficieront de réparations individuelles et collectives. C'est la première fois que la Cour alloue des réparations individuelles  Les 297 victimes directes des crimes commis par Germain Katanga percevront chacune un peu plus de 230 euros. « Ce montant symbolique ne vise pas à réparer le préjudice dans son intégralité », a précisé le juge Marc Perrin de Brichambaut au cours de l’audience du 24 mars, mais permettra de « soulager » les victimes. Elles devraient aussi...

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    Pour la CPI, "se rappeler des victimes est une façon de s’affirmer", explique "Open Society"
    23.03.17
    Stéphanie Maupas

    La Cour pénale internationale (CPI) doit décider, le 24 mars, quelles réparations allouer aux victimes de Germain Katanga. L’ancien milicien congolais a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité en 2014, et condamné à 12 ans de prison. A ce jour, la Cour n’a rendu qu’une seule décision, partielle, de réparations en faveur des victimes de Thomas Lubanga. Conseillère juridique de l’Open Society à La Haye, Mariana Pena explique pour JusticeInfo.net quelle est  lanplace des victimes devant la Cour.   Mariana Pena Conseillère juridique d'Open Society JusticeInfo.net : Quel bilan...

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    CPI/RDC: le vice-président Bemba condamné à un an de prison de plus pour subornation de témoins
    22.03.17
    AFP

    La Cour pénale internationale (CPI) a condamné mercredi l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à un an de prison et 300.000 euros d'amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. "La chambre vous inflige, M. Bemba, une peine supplémentaire (...) d'un an d'emprisonnement", a déclaré le juge Bertram Schmitt, "servie suite à votre peine actuelle" de 18 ans d'emprisonnement. L'ancien riche homme d'affaires de 54 ans avait en effet été condamné en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa...

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    Premières réparations pour les victimes de crimes de guerre attendues à la CPI
    22.03.17
    AFP

    Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) pourraient attribuer vendredi les premières sommes affectées au dédommagement de victimes de crimes de guerre, estimées à plus de 16,4 millions de dollars par les avocats des victimes d'une attaque sur un village congolais en 2003. La décision des juges concernant des réparations pour 304 victimes de l'ancien chef de milice congolais Germain Katanga serait une étape importante pour la CPI, unique tribunal permanent chargé de juger les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. "La réparation doit replacer la victime dans une...

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    La CPI « devrait aider les victimes à renforcer leur rôle dans la société de leur pays »
    23.03.17
    Stéphanie Maupas

    La Cour pénale internationale (CPI) devait décider, le 24 mars, quelles réparations allouer aux victimes de Germain Katanga. L’ancien milicien congolais a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité en 2014, et condamné à 12 ans de prison. A ce jour, la Cour n’a rendu qu’une seule décision, partielle, de réparations en faveur des victimes de Thomas Lubanga. Conseiller juridique de l’Open Society à La Haye, Mariana Pena explique quelle est la place des victimes devant la Cour.   JusticeInfo.net : Quel bilan faites-vous de la participation des victimes dans les procès de la CPI ? Mariana Pena : Au départ, en 2002, la Cour craignait que les victimes se présentent massivement...

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    RDC : Les enjeux de la première mise en oeuvre des réparations par la CPI
    14.02.17
    Kirsten J. Fisher

    Le 14 mars 2012, Thomas Lubanga Dyilo (Lubanga) a été déclaré coupable par la Cour pénale internationale (CPI) des crimes de guerre consistant à avoir procédé à l’enrôlement et la conscription d’enfants de moins de 15 ans et à leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités en République démocratique du Congo (RDC). Il s’agit de la première condamnation prononcée par la CPI et d’une étape importante en matière de condamnation internationale de l’utilisation d’enfants soldats. Cette condamnation a été assortie d’une peine de prison de 14 ans pour Lubanga et d’un espoir...

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