Mali


    Mali: accusée de « meurtres extrajudiciaires », l’armée exige « des preuves »
    11.09.17
    Issa Fakaba Sissoko, à Bamako

    Gravement mises en cause par l’organisation Human Rights Watch (HRW), les Forces armées maliennes (FAMA) protestent de leur innocence et exigent « des preuves irréfutables ». Selon un rapport publié la semaine dernière par HRW, des éléments de l’armée malienne ont commis des « meurtres extra-judiciaires » au cours d’opérations militaires depuis 2016 contre les groupes djihadistes, notamment dans le centre du pays. L’organisation affirme ainsi avoir découvert, à Mopti et Ségou, des fosses communes attribuées aux troupes gouvernementales.  « Il s’agit d’allégations mensongères dont...

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    Résolution de l’ONU sur le Mali : satisfaction des signataires de l’accord, scepticisme de la société civile
    09.09.17
    Issa Fakaba Sissoko, à Bamako

    Alors que les parties signataires saluent les nouveaux efforts de l’ONU visant à sauver le processus de paix au Mali, les observateurs neutres se montrent sceptiques pour leur part. Mardi 5 septembre, le Conseil de sécurité a adopté un régime de sanctions contre ceux qui constitueront des obstacles à la mise en œuvre de « l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». La société civile malienne craint cependant que ce ne soit qu’un texte de plus. Parmi les signataires de cet accord obtenu il y a plus de deux ans au terme de longues négociations à Alger, figure le gouvernement...

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    Mali : L'armée accusée de meurtres et de tortures par HRW
    08.09.17
    HRW

    Des troupes du Mali et du Burkina Faso se sont livrées à des meurtres, des disparitions forcées et des actes de torture Les opérations militaires menées par les forces armées du Mali et du Burkina Faso afin de contrer la présence croissante de groupes armés islamistes dans le centre du Mali ont occasionné de graves violations des droits humains. Depuis la fin de 2016, les forces maliennes se sont livrées à des meurtres extrajudiciaires, à des disparitions forcées, à des actes de torture et à des arrestations arbitraires à l'encontre d'hommes accusés de soutenir les groupes armés...

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    Mali: le Conseil de sécurité tente de sauver l'accord de paix
    06.09.17
    Centre d'actualités de l'ONU

    À la demande du Mali, le Conseil de sécurité a décidé mardi 5 septembre de créer un régime de sanctions ciblées contre « ceux qui dressent des obstacles » à l'application de l'Accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays, dont les « fragiles avancées réalisées jusqu'à présent » sont mises en « péril ».   En adoptant à l'unanimité de ses quinze membres la résolution 2374 (2017), le Conseil, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a frappé d'interdiction de voyager et soumis à un gel des avoirs des individus et des entités qui seront ultérieurement...

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    CPI : Ahmed Al Mahdi condamné à verser 2,7 millions d’euros aux victimes de Tombouctou
    17.08.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont rendu, jeudi 17 août, leur ordonnance sur les réparations aux victimes d’Ahmed Al Mahdi. Le condamné avait plaidé « coupable » de crimes de guerre pour la destruction de neuf des Mausolées de Tombouctou et de la porte de la Mosquée Sidi Yahia, lors de l’occupation du nord du Mali par les djihadistes d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et d’Ansar Eddine en 2012. Au-delà de l’histoire des crimes commis à Tombouctou en 2012, l’affaire Al Mahdi aura surtout été celle de la punition des auteurs de destructions du patrimoine de...

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    Mali: les mausolées protecteurs de Tombouctou
    17.08.17
    AFP

    Les mausolées de saints musulmans de Tombouctou (nord du Mali), perçus par la population comme des protecteurs contre les dangers dans cette ville mythique, ont été en grande partie détruits par des jihadistes en 2012 et reconstruits grâce à l'Unesco. Jeudi, la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré que le jihadiste malien Ahmad al Faqi al Mahdi avait provoqué pour 2,7 millions d'euros de dégâts et ordonné le versement de dédommagements aux victimes. Ce Touareg avait été condamné à neuf ans de détention après avoir été reconnu coupable d'avoir démoli des mausolées, lors du premier...

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    Mali: neuf morts dont un Casque bleu lors de deux attaques contre l'ONU
    15.08.17
    AFP

    Neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lundi lors de deux attaques distinctes contre la mission de l'ONU au Mali (Minusma). Ces attaques -auxquelles s'ajoute un attentat meurtrier dimanche au Burkina Faso (18 morts)- sont survenues alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter mardi de la sécurité en Afrique. La constitution d'une force internationale antijihadistes au Sahel doit y être évoquée. Une première attaque d'"hommes armés non identifiés" a visé des camps de la Minusma à Douentza, dans le centre du pays, a annoncé la force de l'ONU au Mali. Un Casque bleu togolais et un soldat malien ont été tués. Un...

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    Mausolées de Tombouctou, le préjudice moral causé par le djihadiste Al-Mahdi est "irréparable"
    15.08.17
    Issa Fakaba Sissoko

    Une chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) rendra jeudi son ordonnance de réparation dans le dossier de l’ancien djihadiste Ahmed Al Faqi Al Mahdi, condamné à neuf ans de prison pour destruction de mausolées de Tombouctou, au Mali. Pour la communauté de cette ville sainte musulmane, le dommage moral subi est « irréparable ».  La décision que les juges Raul Pangalangan, Antoine Kesia-Mbe Mindua et Bertram Schmitt vont rendre jeudi 17 septembre est très attendue. La chambre s’apprête à se prononcer sur les réparations dans le dossier du Malien Ahmed Al Faqi...

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    Mausolée de Tombouctou: décision attendue de la CPI sur les réparations
    14.08.17
    AFP

    La Cour pénale internationale (CPI) doit rendre jeudi l'ordonnance de réparation pour la destruction des mausolées de Tombouctou par un jihadiste malien, un jugement dont l'exécution pourrait bien être une gageure pour le Fonds au profit des Victimes. Le Touareg d'une quarantaine d'années Ahmad al Faqi al Mahdi a été condamné en septembre à neuf ans de prison pour avoir "dirigé intentionnellement des attaques" en 2012 contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et contre neuf des mausolées de Tombouctou, au nord du Mali. Après avoir plaidé coupable à l'ouverture de son procès, cet homme...

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    Mali: Blessés de guerre en forte augmentation, selon le CICR
    07.08.17
    CICR

      Les besoins en chirurgie de guerre augmentent au nord du Mali. Depuis le début de l’année, 268 blessés de guerre ont été opérés par les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), soit une nette hausse par rapport à l’an passé. A la suite des affrontements qui ont eu lieu depuis le 26 juillet dans la région de Kidal, les équipes chirurgicales du CICR se sont activées. Quarante-trois blessés de guerre ont été soignés dans le centre de santé de référence de Kidal et l’hôpital de Gao. Un quotidien très difficile qu’affrontent avec courage des chirurgiens qui font tout...

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    Mali: « l’Accord d’Alger est dans l’impasse », selon l'ONU
    03.08.17
    Studio Tamani

    Au Mali, l’Accord pour la paix et la réconciliation, signé en mai-juin 2015 au terme de négociations ardues à Alger, se trouve « dans l’impasse », selon les propres termes de Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU. Le diplomate onusien tire la sonnette d’alarme après les affrontements des ces derniers jours à Kidal et à Ménaka, dans le nord, entre groupes armés signataires de cet accord censé ramener la paix et la stabilité dans cette partie septentrionale du Mali. Dans une interview à Studio Tamani, Mahamat Saleh Annadif, également chef de la Mission de...

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    Le Mali divisé par un projet de révision constitutionnelle
    19.07.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    L’opposition et une partie de la société civile maliennes sont vent debout contre un projet de révision constitutionnelle initié par le gouvernement. Les opposants du président Ibrahim Boubacar Keïta l’accusent d’avoir concocté le nouveau texte pour s’assurer de sa réélection au scrutin prévu l’année prochaine. Depuis un mois, opposition et pouvoirs maliens se jaugent. Chaque camp montre ses griffes. En cause : un projet de révision de l’actuelle constitution en vigueur depuis février 1992. Pour le gouvernement du président Ibrahim Boubakar Keïta (IBK), la révision constitutionnelle...

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    Mali : un référendum en juillet sur l'accord de paix en panne
    08.06.17
    AFP

    Le gouvernement malien a convoqué pour le 9 juillet un référendum sur un projet de révision de la Constitution, qui intègre notamment des dispositions clés de l'accord de paix de 2015, selon un communiqué diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi.Cette révision de la Constitution de 1992, la première depuis 25 ans, vise notamment à "mettre en œuvre certains engagements de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali" signé en mai-juin 2015, et prévoit également la création d'un Sénat et d'une Cour des comptes, selon le communiqué du Conseil des ministres. La convocation de ce référendum...

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    Mali : une alternative à la politique française de lutte contre le terrorisme
    17.05.17
    Yvan Guichaoua

    En visite à Gao (Mali) le 13 janvier 2017, tout juste quatre ans après le déclenchement de l’opération Serval, depuis transformée en déploiement Barkhane dans le vaste espace sahélo-saharien, François Hollande déclare aux soldats français sur place : « Nous le savons tous, les terroristes qui attaquent notre propre territoire, qui agissent sur notre propre sol, sont liés avec ceux qui sont au Levant, en Irak et en Syrie mais aussi ici, dans la bande sahélo-saharienne. […] C’est le même combat, c’est le même enjeu. » Peindre la crise en noir et blanc Cette manière de justifier la présence...

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    Mali/nouveau gouvernement: l’opposition regrette que les groupes armés ne soient pas représentés
    13.04.17
    Ephrem Rugiririza de JusticeInfo avec Studio Tamani, à Bamako

     Moins d’une semaine après sa nomination par le président Ibrahim Boubacar Keïta, le nouveau Premier ministre malien Abdoulaye Idrissa Maïga a publié le 11 avril la liste des membres de son équipe gouvernementale. L’opposition, qui s’attendait à un gouvernement de large ouverture, après la Conférence d’entente nationale, regrette que les groupes armés, acteurs incontournables pour la pacification du nord du pays, ne soient pas représentés au sein du nouvel exécutif. La nouvelle équipe gouvernementale comprend 35 ministres, soit quatre de plus que la précédente. Plusieurs portefeuilles...

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    Mali : les préalables sont-ils réunis pour la Conférence d’entente nationale ?
    22.03.17
    Ephrem Rugiririza de Justice Info avec Studio Tamani, notre partenaire à Bamako

    Au Mali, l’immense retard pris par l’installation des autorités intérimaires dans le Nord et le Centre du pays joue en faveur du djihadisme en recrudescence depuis quelques mois. Ces autorités transitoires devaient être mises en place dans les trois mois suivant la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Mais deux ans après la signature de ce texte, gouvernement et groupes rebelles ne sont toujours pas parvenus à un compromis pour l’administration intérimaire de Tombouctou et Taoudéni. C’est dans ce contexte que le conseil des ministres a décidé le 18 mars de passer...

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    Mali : les parties signataires s’engagent à sauver le processus de paix dans le Nord
    12.02.17
    JusticeInfo et Studio Tamani

    Après 18 mois d’atermoiements, les signataires de l’Accord de paix d’Alger sur le Nord du Mali ont décidé, lors d’une rencontre vendredi 10 février à Bamako, d’ insuffler une dynamique nouvelle à la mise en oeuvre de leurs engagements. Selon le nouveau calendrier qu’ils se sont fixé, en présence de la médiation internationale, ce mois de février devrait être crucial : installation dans le Nord des autorités intérimaires et lancement des patrouilles conjointes associant troupes gouvernementales et groupes armés. Convoquée la semaine dernière par une médiation internationale de plus en...

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    Mali : un sommet pour tenter de sauver un processus de paix en péril
    05.02.17
    JusticeInfo.Net et Studio Tamani

    Le Mali peine toujours à mettre en œuvre  l'accord de paix signé il y a déjà plus de 18 mois, en vue de ramener la paix dans sa partie septentrionale. Pour tenter de sortir le processus de l'enlisement, la médiation internationale annonce la tenue prochaine d'une réunion de haut niveau, à laquelle les principaux protagonistes devront être représentés par leurs chefs et non plus par des lieutenants. A l'ouverture, le 30 janvier, des travaux de la 15e session du Comité de suivi de l'accord (CSA), la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), l'une des trois parties signataires,...

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    Mali : coup dur pour un processus de paix déjà fragile
    22.01.17
    Ephrem Rugiririza, avec Mamadou Ben Chérif Diabaté et Studio Tamani à Bamako

    C'est une cible hautement symbolique qui a été visée le 18 janvier à Gao, dans le nord du Mali, par un attentat terroriste : un camp abritant des éléments des Forces armées maliennes et de divers groupes armés qui, naguère, s'entre-tuaient. L'attaque a fait des dizaines de morts   dans ce centre pilote où des frères ennemis d'hier apprenaient à vivre et à travailler ensemble pour la mise en application de l'accord d'Alger. Un coup très dur pour un  processus de paix déjà bien compromis. La mise en ouvre de l'accord inter-malien signé il y a 18 mois se heurte, selon l'ONU,  à la méfiance...

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    Mali : au-delà du procès d'Amadou Sanogo, lutter contre l’impunité de tous les crimes
    15.12.16
    Mamadou Ben Chérif Diabaté, à Bamako

     C’est une procédure judiciaire hautement symbolique qui s’est ouverte le 30 novembre au Mali même s’il faudra attendre l’année prochaine pour entrer dans le fond de l’affaire. Les victimes attendaient avec impatience la comparution d’Amadou Haya Sanogo et ses 17 co-accusés poursuivis pour le massacre de 21 « bérets rouges ». Ces soldats avaient tenté « un contre- coup d’Etat » après le renversement  en 2012 par Haya Sanogo du président Amadou Toumani Touré. La société civile s’attend à ce que ce procès marque le début de la lutte contre l’impunité à travers une justice indépendante. Au...

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