Rép. Centrafricaine


    La réponse de la communauté internationale à la crise centrafricaine
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Au renversement du président Bozizé en mars 2013, un Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) est déjà sur place. Son mandat, comme son nom l’indique, est d’aider à consolider la paix et renforcer les institutions démocratiques en Centrafrique. Suite à la détérioration progressive de la situation dans le pays, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2127 (2013) du 5 décembre 2013, autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et d’une force de maintien de la...

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    Centrafrique : course d’obstacles pour la Cour pénale spéciale
    07.11.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Les derniers magistrats et autres membres du personnel de la Cour pénale spéciale (CPS) de Centrafrique ont prêté serment le lundi 06 novembre 2017 sur fond d’interrogations persistantes quant à l’opérationnalité de cette juridiction hybride. Six greffiers nationaux, quatre secrétaires, vingt officiers de police judiciaire et deux juges internationaux ont fait le serment de s’acquitter de leur mission alors que les groupes armés contrôlent toujours la plus grande partie du territoire centrafricain. Comment les équipes du procureur pourront-elles mener leurs enquêtes dans certaines...

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    En RCA, le secrétaire général de l'ONU défend ses casques bleus et la "justice"
    27.10.17
    Amaury HAUCHARD - AFP

    Temps fort de sa visite en Centrafrique, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a rencontré mercredi Casques bleus et populations déplacées à Bangassou (sud-est), ville mise en coupe réglée par les miliciens et où il a fustigé ces groupes armés "criminels" qui veulent faire du pays "un enfer". Arrivé à la mi-journée à Bangassou, à 700 km à l'est de la capitale, où il a été accueilli avec sa délégation par le préfet fraichement nommé, le patron de l'ONU s'est rendu au camp de la force onusienne, la Minusca, où il a déposé une gerbe et observé une minute de silence en hommage...

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    Centrafrique: la Cour pénale spéciale en “terrain miné”, selon un analyste
    27.10.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    La Cour pénale spéciale chargée de juger les principaux responsables des crimes les plus graves commis sur le territoire centrafricain depuis 2003, “va devoir opérer dans un environnnement très difficile”, estime Thierry Vircoulon,enseignant à Sciences-Po et chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Dans un entretien avec JusticeInfo.Net , à l’occasion de la visite à Bangui du secrétairegénéral de l’ONU qui s’achève ce vendredi, Vircoulon estime que “de nombreux acteurs en Centrafrique et hors de Centrafrique ont intérêt à ce qu'elle ne fasse pas son...

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    RCA : Avec Touadera, «l'impunité sévit toujours et les prédations n'ont guère cessé »
    25.10.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Un pays exsangue, où l’Etat a presque disparu, où la violence et la prédation dévorent tout, où les plus hauts dirigeants nationaux excellent, à l’instar de leurs prédécesseurs, dans l’art du double langage et de la langue de bois, telle est la Centrafrique qui accueille, depuis le mardi 24 octobre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, selon le juriste français Didier Niewiadowski, ancien conseiller à l’ambassade de France à Bangui. Le haut responsable des Nations unies n’ ignore pas non plus que même les Casques bleus déployés sur le territoire centrafricain en rajoutent au...

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    Antonio Guterres en Centrafrique pour évaluer la mission onusienne
    25.10.17
    Radio Ndeke Luka

    Le Portugais Antonio Manuel Guterres, nouveau secrétaire général de l'ONU depuis le début de l'année, est arrivé mardi 24 octobre en Centrafrique pour une visite officielle consacrée notamment à l'évaluation de la mission des Nations unies dans ce pays qui traverse depuis plus de quatre ans déjà, la crise la plus aiguë depuis son indépendance de la France en 1960. Ce déplacement vise donc à trouver « les stratégies concrètes pour relancer un dialogue afin de sortir une fois pour toutes de la crise » mais également « évaluer les besoins de notre Mission sur le terrain afin qu’elle puisse...

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    La Centrafrique: 4 ans de guerre et une économie exsangue
    22.10.17
    AFP

    La Centrafrique, où se rend mardi le secrétaire général de l'ONU, est un pays pauvre enclavé en Afrique centrale, marqué par une instabilité chronique et en proie depuis 2013 à un violent conflit malgré la présence de forces de maintien de la paix. - Putschs, mutineries, rébellions - Fin 1965, David Dacko, premier chef d'Etat depuis l'indépendance en 1960, est renversé par un coup d'Etat de Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie puis couronner empereur en 1977. Frasques mégalomaniaques et sanglantes exactions marquent son règne, notamment un massacre d'écoliers. Le 20...

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    Centrafrique : le Règlement de procédure et de preuve de la Cour spéciale en débat
    03.10.17
    Ephrem Rugiririza, JusticeInfo.Net

    Après la prestation de serment fin juin du Procureur général et de cinq juges de la Cour pénale spéciale de Centrafrique, place maintenant à l’examen du projet de Règlement de procédure et de preuve (RPP). Ce texte sera le principal outil juridique dans l’administration de la justice devant cette Cour créée au sein du système judiciaire centrafricain. Un atelier de validation de ce projet de règlement s’est tenu les 2  et 3 octobre à Bangui avec pour objectifs de recueillir les avis des partenaires aux fins de son amélioration, selon un communiqué de la Mission de l’ONU en Centrafrique...

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    Centrafrique: parler de génocide n'est pas "justifié" (président Touadéra)
    27.09.17
    AFP

    Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a estimé mercredi que parler de génocide en Centrafrique, terme employé fin août par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires de l'époque, n'est pas "justifié". "Génocide, nous pensons que ce n'est pas très justifié", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse à Genève, en marge de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies. "Parler dans cette étape de génocide, nous pensons que c'était trop avancé", a-t-il dit, en réponse à une question sur les propos tenus en août par celui qui était alors secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen...

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    Centrafrique: douze plans de paix en dix ans et encore la guerre
    20.09.17
    Pierre Hazan

    Depuis dix ans, la Centrafrique a connu une douzaine de plans de paix. Aucun d’entre eux n’a jamais été appliqué. Retour et analyse sur des échecs en série, alors que des proches des groupes armés viennent de faire leur entrée au gouvernement. Cette main tendue par le chef de l’Etat « au nom de la réconciliation nationale » intervient alors Stephen O’Brien, sous-Secrétaire Général de l’ONU en charge des affaires humanitaires, a mis en garde que « les risques avant-coureurs d’un génocide en Centrafrique sont là ». La Centrafrique, serial killer des plans de paix ? Le constat est vite fait :...

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    Centrafrique : le combat de deux personnalités religieuses
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Déclenché en 2013, l’actuel conflit centrafricain pourrait être défini comme un conflit inter-communautaire opposant, au départ, les milices de la Seleka à majorité musulmane, à des groupes d’autodéfense majoritairement chrétiens et animistes, les anti-balaka.   C’est la Seleka, une nébuleuse hétéroclite, qui chasse du pouvoir le président François Bozizé en 2013 et porte à la tête du pays Michel Djotodia, premier chef d’Etat musulman de l’histoire de la Centrafrique.   Pour leur part, les anti-balaka, soutenus par d’anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA), sont fidèles à François Bozizé aujourd’hui en exil, comme son tombeur Michel Djotodia.   Dès leur prise du...

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    La crise centrafricaine depuis 2013
    13.11.17
    Avec l'AFP

    - Violences Séléka/anti-Balaka - Le 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka prennent Bangui, chassant François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. Leur chef, Michel Djotodia, s'autoproclame président. Début septembre, de violents affrontements entre ex-rebelles de la Séléka et groupes d'autodéfense -- chrétiens comme la très grande majorité de la population -- autour de Bossangoa (nord-ouest) font une centaine de morts. Des milices chrétiennes d'autodéfense, les "anti-Balaka", sont créées en réaction aux exactions commises contre la population par les ex-Séléka depuis leur prise du pouvoir. - La France lance Sangaris - Le 5 décembre 2013, une explosion de haine embrase Bangui: des...

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    Centrafrique : une histoire jalonnée de coups d’Etat
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

     La Centrafrique, qui traverse une crise aiguë depuis 2013, est connue pour son instabilité politique marquée par des coups d’Etat à répétitions depuis les années 1960.  -Le 31 décembre 1965, le premier président de Centrafrique, David Dacko, est renversé par Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie, avant de s’autoproclamer empereur en 1977.  - Jean –Bedel Bokassa I est renversé en 1979 et David Dacko reprend le pouvoir.  -En septembre 1981, David Dacko perd à nouveau le pouvoir, renversé cette fois-ci par le  général André Kolingba.    - En 1993, deux ans après l’introduction du multipartisme, Ange-Félix Patassé est élu président au terme des premières élections...

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    Centrafrique : un leurre de désarmement
    12.09.17
    Ephrem Rugiririza, avec Hippolyte Marboua de Radio Ndeke Luka à Bangui

     En Centrafrique, des civils sans défense continuent de tomber sous les balles des groupes armés alors que le gouvernement réceptionne quelques fusils restitués par des ex-combattants dans le cadre d’un programme peu convaincant de désarmement et de démobilisation.  Après maints atermoiements, le président Faustin Archange Touadera a procédé le 30 août au lancement officiel de la phase pilote du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). « Pour mieux aborder les activités du programme national DDRR, la stratégie que j’ai instruite est de démarrer par...

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    Crier au « génocide » en Centrafrique ou l’aveu d’impuissance des Nations unies
    12.09.17
    Pierre Hazan

    Quand faut-il crier au génocide ? Les Nations unies ont-elles eu raison d’alerter ces derniers jours sur l’imminence d’une logique génocidaire en Centrafrique ? En convoquant trop hâtivement « le crime des crimes », n’y a-t-il pas un risque de dévaloriser le terme de « génocide » au risque qu’il perde sa capacité d’alerte ? En août dernier, Stephen O’Brien, Secrétaire général-adjoint de l’ONU, en charge des affaires humanitaires a averti le Conseil de sécurité de l’ONU « des signes avant-coureurs d’un génocide en Centrafrique ». Il fut alors critiqué pour son alarmisme exagéré par la...

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    Centrafrique: parler de "génocide" pour briser l'indifférence ?
    28.08.17
    AFP

    Un possible "génocide" en Centrafrique? Un haut responsable des Nations unies a parlé de "signes avant-coureurs", sucitant les réserves d'experts consultés par l'AFP, qui y voient une tentative d'attirer l'attention alors que l'ONU doit bientôt se prononcer sur l'avenir de sa force dans ce pays ravagé par les groupes armés. Début août face à la presse, puis le 23 devant le Conseil de sécurité, Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, a mis en garde contre des "signes avant-coureurs de génocide" en Centrafrique, en revenant de ce pays de 4,5 millions d'habitants où les massacres de civils se multiplient depuis quelques mois (Bria, Bangassou,...

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    Centrafrique: signes avant-coureurs d'un génocide, insiste un haut responsable de l'ONU
    23.08.17
    AFP

    En Centrafrique où les violences s'étendent, des signes avant-coureurs de génocide existent, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Stephen O'Brien. Lors de ces discussions fermées à la presse, qui ne figuraient pas à l'agenda officiel du Conseil et avaient été réclamées en urgence par la France, Stephen O'Brien "a répété ce qu'il avait dit" début août lors d'une réunion à l'ONU, a rapporté l'une de ces sources diplomatiques. "Les signes avant-coureurs de génocide sont là", avait-il alors mis en garde en rendant compte d'un récent voyage mené en Centrafrique et en...

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    Violences en Centrafrique: "justice implacable", prévient Touadéra
    13.08.17
    AFP

    Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a affirmé dimanche que la justice sera "implacable" envers les groupes armés qui ravagent le pays en toute impunité, à l'occasion de la fête de l'indépendance du 13 août. "Je demande aux groupes armés d'arrêter toutes les hostilités, conformément à leurs engagements", a déclaré le président Faustin-Archange Touadéra dans un discours aux Centrafricains à Bangui, fêtant sans fastes le 57ème anniversaire de l'indépendance du pays qui peine à sortir du conflit provoqué en 2013 par la prise de pouvoir par la rébellion de la Séléka. "Je demande au commanditaires des crimes d'arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la...

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    La Cour pénale spéciale de Centrafrique
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    La Cour pénale spéciale  (CPS) de la République centrafricaine a été créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015 sous le gouvernement de transition dirigé par la présidente Catherine Samba-Panza. La CPS est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits de l’Homme et les violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, telles que définies par le Code pénal centrafricain et en vertu des obligations internationales contractées par la République centrafricaine en matière de droit international, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de...

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    Centrafrique: les groupes armés imposent une "une partition du pays"
    10.08.17
    AFP

    La Centrafrique est menacée par une prolifération de groupes armés qui se battent pour le contrôle des ressources naturelles, provoquant une partition de fait du pays, selon le rapport d'un groupe de réflexion publié jeudi, au moment où les violences redoublent et où l'ONU évoque un risque de "génocide". "Ces groupes ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique un élément central de leur stratégie", explique Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires. Le "contrôle des ressources naturelles" de...

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