Repères

    A l'ONU, des missions de paix marquées au fer rouge
    20.11.17
    AFP

    Dans l'Histoire des opérations de paix de l'ONU, plusieurs missions restent marquées au fer rouge. En 1995 en Bosnie, les Casques bleus ont échoué à prévenir le massacre de Srebrenica, un an après un échec retentissant à empêcher un génocide au Rwanda. Plus de deux décennies après, les 110.000 Casques bleus déployés dans une quinzaine d'opérations sur décisions du Conseil de sécurité de l'ONU sont aujourd'hui dotés de mandats plus robustes pour protéger les civils. Mais ils sont encore souvent mis à l'épreuve ou accusés de comportements coupables, en Afrique, Europe, Amérique latine ou au Moyen-Orient. SOMALIE: en 1992-1993, plusieurs missions de l'ONU ont connu des fortunes...

    Lire la suite
    TPIY: le sort des principaux acteurs des guerres des Balkans
    19.11.17
    AFP

    Présidents, chefs de guerre, leaders politiques... Voici le sort des principaux protagonistes des conflits ayant déchiré les Balkans dans les années 90, alors que le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) ferme ses portes fin décembre. - Procédures en cours - - Ratko MLADIC: L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, 74 ans, fixé sur son sort mercredi, répond d'onze chefs d'accusation, notamment pour son rôle dans le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par la justice internationale. Il avait été arrêté en 2011 après 16 années de cavale. - Vojislav SESELJ: Le leader ultranationaliste serbe, 63 ans, a été acquitté en mars 2016 par...

    Lire la suite
    Bosnie: Mladic, croisé serbe devenu symbole des horreurs de la guerre
    19.11.17
    AFP

    Ratko Mladic s'imaginait héros du peuple serbe mais son nom restera associé aux crimes de la guerre de Bosnie, du siège de Sarajevo au massacre de Srebrenica, pour lesquels il pourrait finir sa vie en prison. Arrêté en 2011 après 16 ans de cavale, le soldat massif et arrogant est devenu un vieil homme malade. Mais son procès n'a pas ébranlé sa conviction exprimée dès sa première apparition devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye: "Je suis le général Mladic. J'ai défendu mon pays et mon peuple". Pour le reste, cet homme tantôt colérique et brutal tantôt jovial et truculent selon ceux qui l'ont approché, a un jour expliqué que "les frontières ont...

    Lire la suite
    Ratko Mladic: un verdict historique pour tourner la page du TPIY
    19.11.17
    AFP

    Plus de 20 ans après les conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie, Ratko Mladic, surnommé le "boucher des Balkans", connaîtra mercredi son verdict devant le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), refermant ainsi une page de l'Histoire. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie est, à 74 ans, le dernier grand accusé de ce tribunal créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans. C'est même "l'un des premiers dossiers qui ont en réalité justifié (sa) création", selon le procureur Serge Brammertz. Après avoir, au cours de ses deux dernières années, jugé Ratko Mladic et condamné son alter ego...

    Lire la suite
     
    La Republika Srpska, terre serbe dont Mladic reste le héros
    16.11.17
    AFP

    "Je n'ai jamais fait de mal à personne! Lui non plus!": Dusko Mladic désigne le portrait dans son salon de son cousin Ratko, qui saura le 22 novembre s'il est condamné pour crimes contre l'humanité. Sans attendre le verdict du Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY), Ratko Mladic est considéré en Occident comme un "boucher", notamment chef d'orchestre du siège de Sarajevo et du massacre de Srebrenica commis par les forces serbes durant le conflit intercommunautaire de 1992-95 (100.000 morts, 2,2 millions de déplacés). Chez lui, en Républika Srpska, l'entité des quelque un million de Serbes de Bosnie, il "restera un héros, indépendamment de tout", prédit Momcilo...

    Lire la suite
    Qu'est-ce que le G5 Sahel, la nouvelle force anti-jihadiste?
    14.11.17
    AFP

    Soutenue notamment par la France, la nouvelle force anti-jihadiste G5 Sahel, formée de soldats de cinq pays de la région (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad), manque encore d'un financement et d'un mandat clairs, objets d'une réunion lundi du Conseil de sécurité de l'ONU.  Voici ce que l'ont sait jusqu'à présent de cette force qui doit lancer sa première opération dans les tous prochains jours:   - Composition et fonctionnement -   La force conjointe doit atteindre d'ici mars 2018 sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons: deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Les soldats ne se mélangeront pas, à...

    Lire la suite
    La réponse de la communauté internationale à la crise centrafricaine
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Au renversement du président Bozizé en mars 2013, un Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) est déjà sur place. Son mandat, comme son nom l’indique, est d’aider à consolider la paix et renforcer les institutions démocratiques en Centrafrique. Suite à la détérioration progressive de la situation dans le pays, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2127 (2013) du 5 décembre 2013, autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et d’une force de maintien de la...

    Lire la suite
    La Cour pénale spéciale de Centrafrique
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    La Cour pénale spéciale  (CPS) de la République centrafricaine a été créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015 sous le gouvernement de transition dirigé par la présidente Catherine Samba-Panza. La CPS est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits de l’Homme et les violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, telles que définies par le Code pénal centrafricain et en vertu des obligations internationales contractées par la République centrafricaine en matière de droit international, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de...

    Lire la suite
     
    Centrafrique : le combat de deux personnalités religieuses
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Déclenché en 2013, l’actuel conflit centrafricain pourrait être défini comme un conflit inter-communautaire opposant, au départ, les milices de la Seleka à majorité musulmane, à des groupes d’autodéfense majoritairement chrétiens et animistes, les anti-balaka.   C’est la Seleka, une nébuleuse hétéroclite, qui chasse du pouvoir le président François Bozizé en 2013 et porte à la tête du pays Michel Djotodia, premier chef d’Etat musulman de l’histoire de la Centrafrique.   Pour leur part, les anti-balaka, soutenus par d’anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA), sont fidèles à François Bozizé aujourd’hui en exil, comme son tombeur Michel Djotodia.   Dès leur prise du...

    Lire la suite
    La crise centrafricaine depuis 2013
    13.11.17
    Avec l'AFP

    - Violences Séléka/anti-Balaka - Le 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka prennent Bangui, chassant François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. Leur chef, Michel Djotodia, s'autoproclame président. Début septembre, de violents affrontements entre ex-rebelles de la Séléka et groupes d'autodéfense -- chrétiens comme la très grande majorité de la population -- autour de Bossangoa (nord-ouest) font une centaine de morts. Des milices chrétiennes d'autodéfense, les "anti-Balaka", sont créées en réaction aux exactions commises contre la population par les ex-Séléka depuis leur prise du pouvoir. - La France lance Sangaris - Le 5 décembre 2013, une explosion de haine embrase Bangui: des...

    Lire la suite
    Centrafrique : une histoire jalonnée de coups d’Etat
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

     La Centrafrique, qui traverse une crise aiguë depuis 2013, est connue pour son instabilité politique marquée par des coups d’Etat à répétitions depuis les années 1960.  -Le 31 décembre 1965, le premier président de Centrafrique, David Dacko, est renversé par Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie, avant de s’autoproclamer empereur en 1977.  - Jean –Bedel Bokassa I est renversé en 1979 et David Dacko reprend le pouvoir.  -En septembre 1981, David Dacko perd à nouveau le pouvoir, renversé cette fois-ci par le  général André Kolingba.    - En 1993, deux ans après l’introduction du multipartisme, Ange-Félix Patassé est élu président au terme des premières élections...

    Lire la suite
    La Centrafrique: 4 ans de guerre et une économie exsangue
    22.10.17
    AFP

    La Centrafrique, où se rend mardi le secrétaire général de l'ONU, est un pays pauvre enclavé en Afrique centrale, marqué par une instabilité chronique et en proie depuis 2013 à un violent conflit malgré la présence de forces de maintien de la paix. - Putschs, mutineries, rébellions - Fin 1965, David Dacko, premier chef d'Etat depuis l'indépendance en 1960, est renversé par un coup d'Etat de Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie puis couronner empereur en 1977. Frasques mégalomaniaques et sanglantes exactions marquent son règne, notamment un massacre d'écoliers. Le 20...

    Lire la suite
     
    Les principales décisions de l'Unesco relatives aux Palestiniens
    12.10.17
    AFP

    Depuis l'admission de la Palestine comme membre à part entière de l'Unesco, en octobre 2011, plusieurs résolutions ont été adoptées par cette organisation, suscitant des levées de boucliers en Israël. Jeudi, les Etats-Unis, rejoints par Israël, ont annoncé leur retrait de l'Unesco, l'accusant d'être "anti-israélienne". - Adhésion à l'Unesco - Le 31 octobre 2011, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture décide de l'admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre. La quasi-totalité des pays...

    Lire la suite
    Syrie: les utilisations d'armes chimiques dans le conflit
    06.09.17
    AFP

    Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, les forces en présence, et en particulier le régime syrien, ont été accusées à plusieurs reprises d'avoir eu recours à des armes chimiques. Mercredi, des enquêteurs de l'ONU ont indiqué que le gouvernement était responsable de l'attaque meurtrière au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun, le 4 avril, accusant Damas de "crime de guerre". - Damas brandit la menace - Le 23 juillet 2012, le régime reconnaît pour la première fois posséder des armes chimiques et menace de les utiliser en cas d'intervention militaire occidentale mais pas contre sa population. Le 20 août, Barack Obama affirme qu'avoir recours à de telles armes ou même les...

    Lire la suite
    Mali: les mausolées protecteurs de Tombouctou
    17.08.17
    AFP

    Les mausolées de saints musulmans de Tombouctou (nord du Mali), perçus par la population comme des protecteurs contre les dangers dans cette ville mythique, ont été en grande partie détruits par des jihadistes en 2012 et reconstruits grâce à l'Unesco. Jeudi, la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré que le jihadiste malien Ahmad al Faqi al Mahdi avait provoqué pour 2,7 millions d'euros de dégâts et ordonné le versement de dédommagements aux victimes. Ce Touareg avait été condamné à neuf ans de détention après avoir été reconnu coupable d'avoir démoli des mausolées, lors du premier...

    Lire la suite
    Centrafrique : chronologie des violences depuis 2013
    19.06.17
    AFP

    La Centrafrique, où un accord a été signé lundi entre gouvernement et 13 groupes armés, a basculé en 2013 dans la violence avec le renversement de François Bozizé par les rebelles à majorité musulmane de la Séléka, suscitant une contre-offensive de milices chrétiennes, les anti-Balaka. Si le niveau des violences n'est plus celui de 2013, 50 à 60% du pays restent sous le contrôle des groupes armés. - Violences Séléka/anti-Balaka - Le 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka prennent Bangui, chassant François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. Leur chef, Michel Djotodia, s'autoproclame président. Début septembre, de violents affrontements entre ex-rebelles de la Séléka et groupes...

    Lire la suite
     
    Hissène Habré: de l'exil au procès en appel
    25.04.17
    AFP

    Les dates clés depuis l'arrivée en exil au Sénégal, en 1990, du président tchadien déchu Hissène Habré, jusqu'à son procès en appel, pour crimes contre l'humanité, dont le verdict doit être rendu jeudi. - Exil - Le 11 décembre 1990, Hissène Habré, qui a fui au Cameroun l'avancée des troupes rebelles d'Idriss Deby, nouveau maître du Tchad, arrive à Dakar, où il obtient l'asile politique. Son régime sera accusé par des organisations des droits de l'homme d'avoir brutalement réprimé tous ses opposants, arrêtés par la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS, police...

    Lire la suite
    Ouganda: dates-clés de la rébellion de la LRA
    25.04.17
    AFP

    Rappel des dates-clés de la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), originaire du nord de l'Ouganda, que les Etats-Unis et l'Ouganda ont décidé de cesser de traquer, estimant qu'elle est aujourd'hui neutralisée. La LRA est tristement célèbre pour avoir multiplié les exactions, enlèvements d'enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils. Selon l'ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60.000 enfants. - jan 1987: Un an après l'arrivée au pouvoir du président Yoweri Museveni, la prêtresse vaudou Alice Lakwena fonde le "Mouvement du Saint-Esprit" (HSM), démantelé en...

    Lire la suite
    Joseph Kony, l'insaisissable chef d'une des plus cruelles rébellions
    25.04.17
    AFP

    Joseph Kony, traqué sans succès depuis des années par des forces étrangères en Afrique centrale, a troqué l'aube d'enfant de choeur pour le treillis du rebelle, semant depuis 25 ans la mort dans la region, à la tête de la cruelle Armée de résistance du Seigneur (LRA). Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgée une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle. Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Kony a transformé, après les avoir kidnappés, des dizaines...

    Lire la suite
    Deux ans de crise violente au Burundi
    24.04.17
    AFP

    Le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences depuis l'annonce en avril 2015 de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet de la même année. Les violences ont fait 500 morts selon l'ONU, et 2.000 selon les ONG et poussé près de 400.000 Burundais à l'exil. - Manifestations - Le 26 avril 2015, des milliers de personnes se réunissent au lendemain de la désignation de M. Nkurunziza par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat à la présidentielle: coup d'envoi de six semaines de manifestations à Bujumbura, sévèrement réprimées. Les contestataires jugent ce 3e mandat contraire à la Constitution et à l'accord d'Arusha...

    Lire la suite