La France invite Kinshasa à "renouer" le dialogue avec la communauté internationale

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L'ambassadeur de France en République démocratique du Congo a exhorté samedi à Kinshasa les autorités congolaises à renouer le dialogue avec la communauté internationale avec laquelle les relations se sont dégradées depuis le début de l'année.

Devant plusieurs dizaines d'invités réunis dans sa résidence pour la fête nationale de son pays, l'ambassadeur de France en RDC Alain Rémy a vanté les relations qui unissent les deux pays.

M. Rémy est arrivé en fin de mandat, après trois années en poste. "J'ai fais le constat d'une dégradation régulière de la relation de la RDC avec une partie de la communauté internationale, avec nombre de ses partenaires traditionnels, de ses amis", a-t-il regretté.

L'ambassadeur a souhaité que "le dialogue soit renoué à tous les niveaux, pour le bien de tous. La méfiance n'est jamais bonne conseillère, la main tendue inspire davantage", a-t-il estimé.

Le diplomate a par ailleurs souhaité que "la maison Schengen soit de nouveau autorisée à fonctionner normalement". La maison Schengen, une sorte de consulat européen géré par la Belgique qui instruisait les demandes de visas pour 18 pays européens, a été fermée au début de l'année sur décision des autorités congolaises.

Kinshasa avait réagi à la décision de la diplomatie belge de redéployer l'aide publique au développement vers des ONG pour protester contre la crise politique en RDC liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila après la fin de son deuxième et dernier mandat qui s'est achevé le 20 décembre 2016 dans un climat de violences.

Tout au long de leur histoire commune, "la France a été aux côtés du Congo, dans les heurs et les malheurs, avec un regard bienveillant, amical, avec le souci constant de préserver l'intégrité du pays, de contribuer à son développement, de le soutenir au sein de la communauté internationale", a assuré M. Rémy.

"La RDC s'apprête à vivre des heures décisives à la fin de l'année (...) Là encore, la France sera aux côtés du Congo", a-t-il assuré.

Des élections sont prévues le 23 décembre en RDC, avec une présidentielle qui permettra de désigner le successeur du président Kabila.

"La France n'a pas d'intérêt particulier dans les richesses minières du pays, dans son cuivre, dans son cobalt, dans son or, dans son coltan ou dans ses diamants". 

Elle "souhaite simplement qu'en tournant cette page, les Congolais en ouvre une nouvelle, en paix avec eux-même et prêts à marcher vers leur avenir", a affirmé M. Rémy.

mbb/fjb