Sans information, pas de réconciliation

Centre pour migrants bombardé en Libye : Ankara dénonce un "crime contre l'humanité"

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La Turquie a dénoncé mercredi un "crime contre l'humanité" après le bombardement d'un centre pour migrants en Libye qui a fait une quarantaine de morts, appelant à une enquête internationale pour établir les responsabilités.

"L'attaque qui a visé un centre pour migrants et a conduit à la mort de dizaines d'innocents est un crime contre l'humanité", a déclaré le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy.

"Une enquête internationale doit être ouverte sans délai pour identifier les responsables. Nous exhortons la communauté internationale à agir sans attendre", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Une quarantaine de migrants ont été tués dans un raid aérien nocturne contre leur centre de détention près de Tripoli, une frappe attribuée aux forces de Khalifa Haftar engagées dans une offensive sur la capitale libyenne.

Au moins 70 migrants ont également été blessés dans l'attaque, selon un "bilan préliminaire" fourni à l'AFP par un porte-parole des services de secours, Osama Ali.

L'attaque a suscité de nombreuses condamnations à travers le monde et l'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a estimé qu'il pourrait s'agir d'un possible "crime de guerre".

La Turquie intervient dans le dossier libyen en soutenant militairement le Gouvernement d'union (GNA) basé à Tripoli, reconnu par l'ONU et rival des forces de Khalifa Haftar.

Les tensions entre Ankara et Khalifa Haftar ont connu un pic ces derniers jours avec la détention par ses forces de six ressortissants turcs, relâchés en début de semaine.

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