Sans information, pas de réconciliation

Neuf Nigérians tués dans le bombardement du centre de détention de migrants en Libye

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Neuf Nigérians ont été tués dans le bombardement contre un centre de détention pour migrants en Libye qui a fait plus de 44 morts et 130 blessés, a annoncé jeudi le gouvernement nigérian.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que les conclusions préliminaires d'une mission diplomatique qui s'est rendue dans le hangar de Tajoura "ont confirmé que neuf Nigérians ont perdu la vie".

Il a précisé attendre "une liste du centre pour savoir s'il y a d'autres Nigérians affectés par l'explosion", dans un communiqué.

Plus de 600 migrants étaient détenus à Tajoura, près de Tripoli, dont "300 sont encore sur place", où ils bénéficient d'une assistance humanitaire, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le président nigérian Muhammadu Buhari s'était indigné mercredi de ce "bombardement inhumain", demandant une "enquête internationale pour porter les responsables de cette attaque horrible devant la justice".

Les Nations Unies ont déclaré que l'attaque perpétrée mardi soir pourrait constituer un crime de guerre.

Les agences de l'ONU et organisations humanitaires rappellent régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 et où ils se retrouvent placés "en détention arbitraire" ou à la merci de milices.

Leur situation est devenue plus critique encore depuis le début de l'offensive militaire le 4 avril du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen, pour conquérir Tripoli, siège du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

L'OIM estime que plus de 600.000 migrants, dont beaucoup sont originaires d'Afrique de l'Ouest sont actuellement en Libye, l'immense majorité d'entre eux dans l'attente de pouvoir traverser vers l'Europe ou d'être rapatriés dans leur pays d'origine.

Parmi eux, plus de 60.000 d'entre eux seraient Nigérians.

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