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RDCongo: la mort du chef des rebelles FDLR est une "bonne nouvelle" pour Kigali

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La mort du chef suprême de la rébellion hutu rwandaise FDLR, annoncée mercredi par l'armée congolaise, est une "bonne nouvelle pour la paix et la sécurité dans la région", a réagi auprès de l'AFP le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

"La mort de Sylvestre Mudacumura est une bonne nouvelle pour la paix et la sécurité dans la région. Avec son groupe génocidaire, les FDLR, il déstabilisait la RDC (République démocratique du Congo), tuant des Congolais et des Rwandais", a-t-il dit.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a poursuivi le secrétaire d'État.

"Nous espérons que cela contribuera à mettre fin aux FDLR et le Rwanda s'engage à apporter son soutien à la RDC pour qu'il en soit ainsi".

Visé depuis juillet 2012 par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), Sylvestre Mudacumura a été tué par l'armée congolaise dans la nuit de mardi à mercredi à quelque 60 km de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dans l'est de la RDC. Il était poursuivi pour crimes de guerres commis dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu en 2009 et 2010.

La rébellion des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) a été créée par des Hutu rwandais réfugiés dans l'est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda de 1994 (qui a fait plus de 800.000 morts selon l'ONU). Ils sont opposés au pouvoir de Kigali.

Les fondateurs de ce mouvement, ainsi qu'un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d'avoir pris une part active au génocide et aux massacres des Hutu modérés.

Les FDLR n'ont pas mené d'action militaire d'envergure au Rwanda depuis 2001. Ils sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle dans l'est de la RDC, de recruter de force des enfants et de piller des villages, en plus de se livrer à de lucratifs trafics d'or et de bois.

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