Sans information, pas de réconciliation

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen a rencontré le prince héritier saoudien

1 min 13Temps de lecture approximatif

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen Martin Griffiths a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Ryad, deux jours après la signature dans cette ville d'un accord pour mettre fin au conflit dans le sud du Yémen, a annoncé vendredi son bureau.

Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale et les séparatistes sudistes ont signé mardi un accord parrainé par l'Arabie saoudite sur le partage du pouvoir pour mettre fin au conflit qui les oppose dans le sud du Yémen, pays dévasté depuis cinq ans par une guerre aux fronts multiples.

"M. Griffiths a félicité le prince hériter pour avoir mené avec succès la médiation ayant abouti à l'accord de Ryad", est-il indiqué dans un communiqué du bureau de l'émissaire.

Le diplomate et le prince Mohammed, qui se sont entretenus jeudi, ont souligné "l'importance de réduire la violence pour faire avancer le processus vers une solution politique globale au Yémen", a-t-il ajouté.

Le prince héritier a dit "espérer" que l'accord de Ryad "ouvrirait la voie à une entente plus large du peuple yéménite pour parvenir à une solution politique globale mettant fin à la crise", a indiqué l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

Ces derniers mois, les affrontements entre les séparatistes du sud et les forces loyales au gouvernement, en principe alliés depuis 2015 dans la guerre contre les rebelles Houthis, avaient fragilisé la coalition menée par l'Arabie saoudite contre les insurgés.

Les organisations humanitaires estiment que la guerre entre les Houthis, soutenus par l'Iran, et les forces antirebelles, appuyées par la coalition sous commandement saoudien, a fait des dizaines de milliers de morts, la plupart des civils.

L'ONU, qui évoque régulièrement la plus grave crise humanitaire au monde, a dénoncé la "multitude" de crimes de guerre commis selon elle par les deux camps au Yémen.

Partager
Abonnez-vous à la newsletter