Sans information, pas de réconciliation

18.09.14 - CPI/NGUDJOLO - CPI : AUDIENCE D’APPEL LE 21 OCTOBRE DANS LE PROCÈS D’UN CHEF MILICIEN CONGOLAIS ACQUITTÉ EN PREMIÈRE INSTANCE

Arusha, 18 septembre 2014 (FH) - La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) entendra le 21 octobre les arguments des parties dans le procès de Mathieu Ngudjolo, un ancien chef milicien congolais acquitté en première instance, apprend-on jeudi de source judiciaire.

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Surnommé Chui (Léopard en langue swahili), Mathieu Ngudjolo a été acquitté le 18 décembre 2012, dans le deuxième jugement de l’histoire de la CPI.Dans son mémoire d’appel déjà déposé devant la chambre d’appel, le procureur demande un verdict de culpabilité ou, à défaut, un nouveau procès.Ngudjolo était poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour avoir, selon l’accusation, joué un rôle central dans le massacre, le 24 février 2003, de Bogoro, un villlage de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).Les juges de première instance ont écarté les déclarations de trois témoins « clés » de l’accusation qui avaient témoigné, sous pseudonyme, de la présence de Mathieu Ngudjolo sur les lieux des crimes. La chambre a relevé de graves contradictions dans ces témoignages. Lors de sa déposition, Mathieu Ngudjolo avait affirmé qu’il ne se trouvait pas à Bogoro, mais qu’il procédait à un accouchement à Kabutso, une autre localité de l’Ituri.Certes, ont poursuivi les juges, le milicien «avait une certaine importance au sein du groupement Bedu-Ezekere », un groupe de combattants qui étaient en mesure de lancer des attaques. Cependant, ont-ils conclu, les preuves du rôle de Ngudjolo sont absentes du dossier.Ngudjolo comparaîtra en appel devant une formation de cinq juges présidée par Sanji Mmasenono Monageng du Botswana.« Le Léopard » était jugé au départ avec un autre milicien congolais Germain Katanga, mais une disjonction d’affaires a été décidée par les juges en novembre 2012. Katanga a finalement été condamné à  12 ans de prison en mai dernier après avoir été reconnu coupable de crimes de guerre. La défense et le procureur ont renoncé à faire appel, rendant ainsi le jugement définitif.ER

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