Sans information, pas de réconciliation

13.01.2015 - CÔTE D’IVOIRE/JUSTICE - LE PRÉSIDENT ALASSANE OUATTARA PROMET LA JUSTICE POUR TOUS

Arusha, 13 janvier 2015 (FH) - Le président ivoirien Alassane Ouattara a promis lundi que justice serait rendue dans son pays pour tous les crimes commis durant la crise post-électorale de 2010-2011, rapporte mardi l'Agence de presse africaine (APA).

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La justice ivoirienne et la Cour pénale internationale (CPI) sont accusées de ne juger que le camp de l’ex-président Laurent Gbagbo.« On me dit la justice des vainqueurs (…) mais vous savez on ne peut pas juger tout le monde en même temps et vous savez qu’il y a des cas de flagrant délit. Tous les cas seront jugés », a assuré M.Ouattara lors d’une cérémonie d’échanges de vœux avec la presse.« La Commission nationale d’enquête a dressé une liste de personnes. Ces personnes seront convoquées devant les tribunaux. Elles auront à répondre des actes qui leur sont reprochés », a-t-il poursuivi.Il a laissé entendre qu’il envisageait l’amnistie après les procès. « Une fois que nous aurons les jugements, bien évidemment le chef de l’Etat a un certain nombre de prérogatives à suivre en matière de grâce et d’amnistie à proposer à l’Assemblée nationale », a-t-il dit.Les affaires en cours ne visent cependant que des membres du camp Gbagbo alors que des proches de l’actuel président ont aussi commis des crimes en 2010-2011.« Mon souhait serait qu’à un moment donné, nous puissions sortir de tout ce qui a trait à cette crise, mais je ne prendrai aucune décision qui puisse interférer avec le bon fonctionnement de la justice », a conclu le chef de l’Etat.Le procès de Simone Gbagbo et ses 81 co-accusés est entré le 6 janvier dans la phase des auditions devant la Cour d’assises à Abidjan.L’ancienne Première dame et ces autres anciens dignitaires du régime de l’ex-président Laurent Gbagbo sont accusés d’actes de violences commis durant la crise post-électorale de 2010-2011.Simone Gbagbo est également sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI que les autorités ivoiriennes refusent d’exécuter, arguant de leur capacité et de leur volonté de lui garantir, devant leur propre système judiciaire, un procès juste et équitable.ER

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