Sans information, pas de réconciliation

03.03.15 - CENTRAFRIQUE/JUSTICE - LES MAGISTRATS CENTRAFRICAINS EN GRÈVE DE TROIS JOURS

Bangui, 03 mars 2015 (FH) - Alors que le gouvernement centrafricain et la communauté internationale s'attellent à la remise en selle du secteur judiciaire, les magistrats centrafricains sont en grève de trois jours depuis mardi 03 mars.

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Ils réclament l'application du décret leur octroyant des indemnités de responsabilité, un texte signé par la présidente Catherine Samba-Panza en juillet 2014.Depuis la signature du texte, « il n'y a eu aucun effet financier  sur le traitement des magistrats », a expliqué Parfait Rodrigue Yangandia, président du Syndicat des magistrats.Ces derniers ont donc décidé d'observer une grève d'avertissement de trois jours à compter de ce mardi, estimant que les autorités de transition n'avaient pas respecté leur engagement. Selon Yangandia, Catherine Samaba-Panza avait annoncé, après des atermoiements, que ce décret entrerait en vigueur au début de l'année en cours, après l'adoption de la nouvelle loi sur les finances. « Nous avons donc été patients jusqu'à janvier 2015 lorsque le budget a été adopté et promulgué. Grande a été notre surprise de constater que ces indemnités- là n'ont pas été prises en compte »lors de la paie de février, a regretté le magistrat.Le gouvernement Mme Panza a adopté le 5 février un projet de loi créant une Cour pénale spéciale (CPS) chargée de faire avancer la justice pour les victimes d'atrocités commises depuis plus de deux ans en Centrafrique.Plusieurs ONGs centrafricaines et internationales ont salué ce projet de loi et appelé le parlement provisoire – le Conseil national de transition- à approuver ce texte.Le travail de cette Cour pénale spéciale serait complémentaire de celui de la Cour pénale internationale (CPI) qui mène déjà une enquête sur la situation prévalant en Centrafrique depuis le 1er septembre 2012.HM/ER

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