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16.01.08 - TPIR/MILITAIRES II -NDINDILIYIMANA, POURSUIVI POUR AVOIR REFUSE DE TEMOIGNER CONTRE BAGOS

Arusha, 16 janvier 2008 (FH) - Le conseil principal de l’ex-chef de la gendarmerie nationale rwandaise, le général Augustin Ndindiliyimana, a déclaré mercredi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que son client avait été mis en accusation parce qu’il avait refusé de témoigner contre l’accusé phare ce tribunal, le colonel Théoneste Bagosora. Directeur de cabinet au ministère de la Défense pendant le génocide de 1994, Bagosora qui attend son verdict, est présenté par le procureur du TPIR comme « le cerveau » du génocide.

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En arrêtant Ndindiliyimana, « le procureur espérait (ainsi) le contraindre à témoigner contre le colonel Bagosora ; mais n’ayant pas d’allégations à porter contre Bagosora, Ndindiliyimana a refusé », a accusé Me Christopher Black dans une longue déclaration marquant l’ouverture de la défense du général. L’avocat canadien a affirmé qu’au début du procès de Bagosora en avril 2002, le procureur avait offert à Ndindiliyimana de le libérer en échange d’un témoignage contre le colonel Bagosora. Me Black a indiqué que les malheurs de son client ont débuté en 1995 lorsque, depuis son exil en Belgique, il a décliné une offre du nouveau gouvernement rwandais qui l’invitait à retourner au Rwanda. Le défenseur a émis sa crainte que les juges ne condamnent Ndindiliyimana de peur d’être « accusés par Kigali de nier le génocide de 1994 ». Me Black a décrit l’ex- chef de la gendarmerie rwandaise comme un «véritable héros de cette guerre », un homme qui « a fait de son mieux pour mettre un terme aux violences». Il a soutenu à ce sujet que l’essentiel des forces de la gendarmerie avaient été placées sous le commandement de l’armée pour tenter de l’aider à contenir l’avancée des rebelles du Front patriotique rwandais (FPR) actuellement au pouvoir. Après cette déclaration liminaire, la défense de Ndindiliyimana a cité son premier témoin, en la personne du colonel belge à la retraite, Luc Marchal qui était commandant du secteur Kigali, au sein de la force des Nations Unies Rwanda. Arrivé au Rwanda le 4 décembre 1993, Marchal a quitté Kigali le 19 avril 1994, après la décision du gouvernement belge de retirer son contingent au sein de la force de l’ONU. L’officier belge, dont c’est le deuxième témoignage devant le TPIR, devrait entrer jeudi dans le vif de cette nouvelle déposition. Poursuivi pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, le général Ndindiliyimana est jugé avec trois autres officiers dont l’ex- chef d’état-major de l’armée, le général Augustin Bizimungu qui a clos sa défense en décembre dernier. Tous plaident non coupables. ER/PB/GF

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