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18.01.08 - TPIR/SYNTHESE HEBDOMADAIRE - LE TPIR A REPRIS SON COURS AVEC DEUX PROCES

Arusha, 18 janvier 2008 (FH) - Deux procès ont tenu audience cette semaine devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) : celui du père Hormisdas Nsengimana et celui de responsables des anciennes Forces armées rwandais (FAR), réunis dans l’affaire « Militaires II ». Dans cette dernière affaire qui s’est ouverte en septembre 2004, le général Augustin Ndindiliyimana, ancien chef d’état-major de la gendarmerie nationale, a commencé mercredi à présenter les preuves de sa défense.

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Il est défendu par MMe Christopher Black et Vincent Lurquin. La liste des témoins comptait au départ 80 noms elle a été réduite dans une proportion pas encore clairement définie. Cette session est prévue pour durer jusqu’au 14 mars. Le premier témoin a été le colonel Luc Marchal, qui commandait le secteur de Kigali pour les troupes de Nations Unies en 1994. L’officier belge, maintenant à la retraite, est venu témoigner de la collaboration qu’il avait trouvée auprès de son collègue rwandais et de l’impossibilité pour de dernier d’intervenir pendant le génocide, faute de gendarmes en nombre suffisant après la relance des hostilités. Après la déclaration liminaire lundi de Me Black, l’interrogatoire principal a duré deux jours. Les autres avocats l’ont contre interrogé vendredi et le procureur le fera à son tour, lundi et mardi prochain. Ndindiliyimana est le deuxième accusé de ce procès, qui en compte quatre, à présenter sa défense. Dans une autre chambre, le père Hormisdas Nsengimana s’est vu opposer plusieurs témoins de l’accusation. Ce procès avait débuté le 22 juin pour une brève session. Cinq témoins avaient alors déposé contre le Recteur du Collège Christ Roi de Nyanza, dans le sud du Rwanda. Depuis lundi, six autres témoins sont venus accuser le religieux d’avoir joué un rôle dans différents massacres survenus autour de cette école qui compte parmi les plus prestigieuses du pays. Le procureur compte faire comparaître 21 témoins. La semaine prochaine verra la reprise du procès Butare, le plus « vieux » du tribunal. L’ex- maire, Joseph Kanyabashi, l’avant dernier accusé à présenter sa défense, en est au tiers de sa liste de témoins. La chambre lui a demandé de terminer sa défense en avril pour que les débats contradictoires soient clos en juillet. Les plaidoiries du procès Nshamihigo sont également prévues mercredi prochain. Ce procès a commencé en septembre 2006. Siméon Nshamihigo était magistrat à Cyangugu (sud) lors du génocide. PB/ER/GF

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