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04.02.08 - TPIR/TEMOINS - UN TEMOIN CRITIQUE LE SYSTEME DE PROTECTION OFFERT PAR LE TPIR

Arusha, 4 février 2008 (FH) – Un témoin cité lundi dans un des procès en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a critiqué le système de protection offert par cette juridictions des Nations Unies à des personnes appelées à déposer devant elle, a constaté l’agence Hirondelle.

Abubacar Nduwayezu, de nationalité rwandaise, entamait son témoignage pour la défense de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Jérôme Bicamumpaka, accusé de génocide et de crimes contre l’humanité.

1 min 30Temps de lecture approximatif

Il avait déjà déposé, en tant que « témoin protégé », dans une autre affaire. « A mon retour au Rwanda, tout le monde savait que j’étais venu témoigner ici », a-t-il déclaré, renonçant ainsi, pour la présente déposition, aux mesures de protection offertes par ce tribunal qui siège à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.

La plupart des témoins devant le TPIR sont dits « protégés ». Ils déposent ainsi sous des noms de code, cachés du public par un rideau opaque. Dans ces conditions, seule leur voix parvient à l’extérieur du prétoire.

Mais il arrive aussi qu’une audition se déroule entièrement à huis clos. Ce système vaut aussi bien pour les personnes qui témoignent à charge que pour celles qui viennent à la rescousse des accusés.

Ce système a été souvent critiqué aussi bien dans les salles d’audience au TPIR qu’en dehors du tribunal.

En octobre 2002, la Fédération internationale des ligues et associations de défense des droits de l'homme (FIDH) avait, dans un rapport, relevé que cet anonymat des témoins ne les protège que "des médias et du public", pas des acteurs présents lors du procès. La FIDH concluait, sur ce chapitre, que la protection, tout comme l'anonymat, ne sont que très relatifs et que la notion de confidentialité n'est que "théorique » et « ne confère qu'une protection limitée".

L’organisation proposait d'abandonner l'anonymat comme mesure de protection.

Devant les juridictions semi - traditionnelles rwandaises chargées de juger la plupart des auteurs présumés du génocide, les témoins déposent à visage découvert, non seulement devant les juges et les accusés, mais aussi devant toute personne qui a le temps d’assister à l’audition.

ER/AT/GF

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