Par Région

    Espagne: Pedro Sanchez décidé à retirer Franco de son mausolée
    18.06.18
    AFP

    Le nouveau gouvernement socialiste espagnol est décidé à retirer les restes du dictateur Francisco Franco de son mausolée près de Madrid pour en faire un lieu de "réconciliation" dans un pays où le débat reste entier sur le travail de mémoire. "Nous n'avons pas encore la date, mais le gouvernement va le faire", a assuré le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez dans sa première interview télévisée depuis sa prise de fonction le 2 juin. Il a rappelé que le parlement avait déjà demandé dans une résolution en 2017 l'exhumation des restes du dictateur, qui seraient remis à sa famille,...

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    Viols d’enfants dans le Sud-Kivu (RDC) : les enjeux du procès en appel
    18.06.18
    Claude Sengenya

    Depuis le 12 juin, la Haute cour militaire de la République démocratique du Congo (RDC), siège en audiences foraines à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, pour le procès en appel d’une douzaine de personnes condamnées en première instance pour des viols massifs de filles âgées de 8 mois à 12 ans. Le procès est dominé par la figure du député provincial Frédéric Batumike. En décembre 2017, la Cour militaire du Sud-Kivu avait condamné l’élu provincial Batumike et 11 de ses codétenus, tous adeptes de la milice «Jeshi la Yesu » (l’armée de Jésus, en swahili), à la perpétuité pour crimes contre...

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    "La reconnaissance des violences sexuelles en temps de guerre va de pair avec la reconnaissance de l’égalité entre hommes et femmes"
    18.06.18
    Frédéric Burnand

    Mieux combattre les violences sexuelles en temps de guerre, poursuivre avec plus d’efficacité leurs auteurs, renforcer les procédures judiciaires pour que les victimes obtiennent justice et réparation. C’est l’objectif d’un colloque organisé à Genève par l’ONG TRIAL international. Sa spécialiste du domaine, Lucie Canal, évoque les progrès accomplis dans la perception et la lutte contre ces atrocités longtemps ignorées.   JusticeInfo: Pourquoi ce thème aujourd’hui ? Lucie Canal: Depuis quelques années, notre organisation travaille de plus en plus dans le domaine des violences...

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    Colombie: quatre enjeux pour le nouveau président de droite Ivan Duque
    18.06.18
    AFP

    Largement élu dimanche en Colombie, le futur président Ivan Duque va pouvoir gouverner à son aise un pays polarisé par un accord de paix historique avec l'ex-guérilla Farc, menacé par le trafic de drogue et sous tension avec le Venezuela, son voisin. Plus de dix millions d'électeurs ont voté pour le retour de la droite conservatrice avec cet avocat, dauphin de l'ex-président et actuel sénateur Alvaro Uribe (2002-10). A partir du 7 août, lorsqu'il prendra ses fonctions, Ivan Duque sera confronté à ces défis, après huit ans d'une farouche opposition au président et prix Nobel de la Paix, Juan Manuel Santos. 1 - La paix, en révision A l'issue de sa nette victoire au second tour, avec...

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    Ivan Duque, le champion du retour de la droite dure en Colombie
    17.06.18
    AFP

    Il est devenu dimanche le plus jeune président de l'histoire de la Colombie moderne. Mais Ivan Duque, 41 ans, apparaît surtout comme le dauphin de l'ex-président Alvaro Uribe et rend ainsi le pouvoir à la droite conservatrice opposée à l'accord de paix avec l'ex-guérilla Farc. Candidat du Centre démocratique (CD), il l'a emporté avec 54,07% des voix contre 41,72% à Gustavo Petro, 58 ans, du mouvement Colombie Humaine, premier candidat de gauche à parvenir aussi loin dans une course présidentielle. Affable, tout en rondeurs, ce récent sénateur était arrivé en tête du premier tour le 27 mai devant l'ancien maire de Bogota et ex-guérillero du M-19 dissout, mais sans dépasser les 50% qui...

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    Plaidoyer pour un plus grand soutien aux victimes de violences sexuelles
    16.06.18
    Julia Crawford, JusticeInfo

    Les dossiers de violences sexuelles en situation de conflit sont parmi les plus difficiles à instruire. Partenaire de JusticeInfo et de la Fondation Hirondelle, l’Ong suisse TRIAL International, qui accompagne les victimes de crimes internationaux, met un accent particulier sur cette question lors d’une série d’événements prévus les 18 et 19 juin à Genève pour marquer son quinzième anniversaire.  JusticeInfo a interrogé Kim Thuy Seelinger, Directrice du Projet Violences sexuelles au Centre des droits de l’homme de l’Université de Berkeley, en Californie, qui participera à cette...

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    Les grandes dates de Jean-Pierre Bemba
    12.06.18
    AFP

    Les grandes dates du congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel par la Cour pénale internationale, après avoir été condamné pour crimes pour l'humanité en Centrafrique, et dont la mise en liberté provisoire a été ordonnée mardi. - 4 novembre 1962: naissance à Bogada (nord-ouest), fils d'un riche homme d'affaires proche de l'ancien dictateur Mobutu Sese Seko. - 1997: quitte la capitale Kinshasa après le renversement de Mobutu par Laurent-Désiré Kabila. - 1998: fonde le Mouvement de libération congolais (MLC), soutenu par l'Ouganda et opposé au régime de Kabila. - octobre 2002- mars 2003: envoie ses troupes en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Felix Patassé face à une...

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    Côte d'Ivoire : les victimes demandent justice au Président
    13.06.18
    Maxime Domegni

    En Côte d’Ivoire, pendant que pleuvent critiques et interpellations pour une « justice vraie » aux victimes de la crise post-électorale de 2010, Alassane Ouattara le président ivoirien, lui, ne semble pas trop pressé. Mais, en face, les ONG veillent. « On ne peut juger tout le monde en même temps, Après la seconde mondiale Guerre mondiale, il a fallu trente ans pour juger certains accusés. Pourquoi veut-on que la Côte d’Ivoire le fasse en dix ans », a déclaré Alassane Dramane Ouattara (ADO) dans une interview publiée par le magazine Jeune Afrique. Interrogé sur la Réconciliation, le...

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    La semaine de la justice transitionnelle : la CPI en procès
    11.06.18
    François Sergent

    L’acquittement surprise en appel vendredi par la Cour Pénale Internationale de Jean-Pierre Bemba, l’ancien chef de guerre et vice-président congolais a dominé la semaine de la justice transitionnelle. Cette décision fondée en droit constitue un véritable fiasco pour une Cour déjà accusée d’inefficacité, de lenteur et d’afro-centrisme mal placé. Bemba avait été condamné en 2016 à 18 ans de prison en première instance pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis en Centrafrique par sa milice. Cette décision de la chambre d'appel de renverser la peine d'emprisonnement...

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    L'acquittement de Bemba : un fiasco lourd de conséquences pour la CPI
    11.06.18
    Stéphanie Maupas

     Condamné il y a deux ans à 18 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, Jean-Pierre Bemba a finalement été acquitté par la chambre d’appel de la Cour pénale internationale. La décision en faveur de l’ex vice-président de la République démocratique du Congo le 8 juin fait de nouveau la lumière sur les défaillances de la Cour, entachant plus encore une crédibilité passablement érodée.  L’acquittement de Jean-Pierre Bemba sera-t-il fatal à la Cour pénale internationale (CPI) ? La question affleurait, vendredi, sous l’effet du choc suscité par la décision de la...

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    Naufragés en Méditerranée : la colère des oubliés de la transition tunisienne
    11.06.18
    Olfa Belhassine

    Par solidarité avec les familles des émigrés clandestins péris au large de Kerkennah le 2 juin dernier, un sit-in a été organisé à Tunis par une ONG locale. Les mères des disparus y protestaient contre l’indifférence des autorités face à un drame récurrent et un modèle socio économique entrainant stigmatisation des zones enclavées et précarité des jeunes  « Ils nous sollicitent à chaque nouvelle échéance électorale, nous promettant de se pencher sérieusement sur notre dossier. Puis rebelote, une fois installés dans leur nouveau siège, ils nous oublient. Dans ce pays, où les jeunes...

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    Guinée / massacre du 28 septembre 2009 : un « comité de pilotage » prépare le procès
    11.06.18
    Aïssatou Barry, à Conakry

    Neuf ans après le massacre de 156 personnes et le viol de plus d’une centaine de femmes lors d’une manifestation au stade de Conakry, la Guinée et ses partenaires tentent de lever les obstacles logistiques et financiers à la tenue d’un procès. Sans pour autant s’emballer, les victimes et leurs avocats saluent ce petit pas, tout en exigeant la requalification des faits en crimes contre l’humanité. Un « comité de pilotage » chargé d’organiser le procès a tenu sa première réunion le 1er juin, après avoir été mis en place la veille. Divers acteurs s’y côtoient :  représentants de la société...

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    Jean-Pierre Bemba, de la rébellion à la CPI en passant par la vice-présidence congolaise
    10.06.18
    AFP

    L'ancien rebelle Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance à 18 ans de prison et qui a été acquitté en appel vendredi par la Cour pénale internationale (CPI), a laissé en République démocratique du Congo le souvenir d'un chef autoritaire qui reste encore populaire à Kinshasa, onze ans après son départ en exil. La chambre d'appel de la CPI, qui siège à La Haye, a prononce l'acquittement de Jean-Pierre Bemba, 55 ans, "car les sérieuses erreurs commises par la chambre de première instance font entièrement disparaître sa responsabilité pénale". En mars 2016, jugé responsable des atrocités commises par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003, il avait été condamné à 18 ans de...

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    La "pertinence" de la CPI en question après l'acquittement du Congolais Bemba
    10.06.18
    AFP

    La Cour pénale internationale (CPI) s'est "auto-sabordée" en acquittant vendredi Jean-Pierre Bemba de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, une décision historique qui affaiblit le message envoyé aux pires criminels de ce monde, selon les experts. De la peine la plus lourde à l'acquittement: la chambre d'appel a prononcé un revirement spectaculaire qui remet en question la capacité de la justice internationale à prouver la responsabilité des commandants militaires. Jean-Pierre Bemba, ancien riche homme d'affaires devenu chef de guerre puis vice-président, avait été condamné...

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    CPI : acquittement surprise du chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba
    08.06.18
    Charlotte VAN OUWERKERK

    La Cour pénale internationale (CPI) a acquitté en appel vendredi, à la surprise générale, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, condamné à 18 ans de prison en première instance pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis en Centrafrique. La décision historique de la chambre d'appel de renverser la peine d'emprisonnement la plus lourde jamais imposée par la CPI, juridiction fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde, a suscité une vive émotion dans la tribune publique de la salle d'audience. La chambre d'appel "annule la...

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    Opinion : questions sur la recherche à tout prix d’un deuxième génocide au Rwanda
    07.06.18
    Claudine Vidal, The Conversation

    L’ouvrage de Judi Rever, In Praise of Blood, récemment paru, a gagné très rapidement une audience internationale. Il consiste en une double mise en accusation : celle du Front patriotique rwandais (FPR) et de son chef, Paul Kagame (actuel président du Rwanda), mais aussi celle des États et des institutions internationales, notamment le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui ont contribué à ce que les crimes commis par le FPR contre des civils hutus depuis 1990 demeurent impunis. Ces crimes n’étaient pas ignorés. En novembre 1994, quelques mois après la fin du génocide...

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    Tribunal sur le Liban : un général proche de la Syrie tente de démolir une enquête controversée
    06.06.18
    Stéphanie Maupas

    Le procès des « sympathisants du Hezbollah » arrive à son terme. L’avant dernier témoin de ce qui reste l’unique procès organisé devant le Tribunal spécial pour le Liban a commencé à déposer mardi 5 juin. L’ex directeur de la Sureté générale du Liban, Jamil Al-Sayed, a réveillé les fantômes passés d’une enquête controversée et assuré que ni la Syrie, ni le Hezbollah, n’avaient intérêts à éliminer l’ex premier ministre libanais, Rafic Hariri.  Jamil Al-Sayed aurait pu déposer depuis le box des accusés du Tribunal spécial pour le Liban (TSL). C’est à la barre des témoins que l’ancien...

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    La semaine de la justice transitionnelle : procès en Tunisie, questions sur le choix de ses juges par l'ONU
    04.06.18
    François Sergent

     L’ouverture du procès à Gabès en Tunisie de l’affaire Kamel Matmati, kidnappé par la police de l’ex président Ben Ali, mort sous la torture voilà 27 ans, puis disparu sans laisser de traces, a été l’événement saillant de cette semaine de la justice transitionnelle. Le dossier de Kamel Matmati a été transmis par l’Instance Vérité et Dignité à la chambre spécialisée de Gabés, le 2 mars dernier au tribunal de Gabès ; ce procès, le premier par l’une de ces cours spécialisée fait figure de test. Les auteurs présumés, 14 en tout, dont l’ex Président Ben Ali, son ministre de l’Intérieur,...

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    Justice en Gambie : comment réussir la transition
    01.06.18
    Maxime DOMEGNI, Correspondant en Afrique de l'Ouest

    « La capacité des institutions en Gambie est très faible », ont constaté des experts de la Fondation Wayamo et du « Africa Group for Justice and Accountability » (AGJA), deux organisations internationales qui ont effectué, en octobre 2017, des consultations dans le pays à peine sorti de 22 ans de dictature. Pour que la transition politique et le processus de justice transitionnelle en cours dans ce pays tiennent toutes leurs promesses, les experts ont émis une brochette de recommandations contenues dans un rapport publié fin mai. Conduite par l’ancien président de la Cour Suprême de...

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    Egypte: «La répression atteint un niveau inimaginable.»
    31.05.18
    Frédéric Burnand

    Alors que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi doit prêter serment samedi devant le Parlement, deux mois après sa réélection, la répression à l’encontre des voix discordantes franchit un seuil jamais atteint, dénonce le défenseur des droits humains Mohamed Lotfy dont l’épouse, Amal Fathy, a été emprisonnée dans le but de l’intimider, selon plusieurs ONG internationales. Entretien.   L’élection triomphale du président égyptien n’a pas engendré la moindre détente sur le plan politique. La répression se poursuit. Et ce bien au-delà de la mouvance islamiste des Frères musulmans. Une...

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