Repères

    Avant la Ghouta, d'autres enclaves assiégées par le régime en Syrie
    21.02.18
    AFP

    Avant la Ghouta orientale, cible d'une intense campagne aérienne depuis début février, plusieurs zones rebelles ont été écrasées par des bombardements et un siège asphyxiant imposé par le régime syrien pour forcer les insurgés à déposer les armes et les civils à fuir. - Homs - La vieille ville de Homs a connu à partir de 2012 un siège de deux ans, et des bombardements et combats qui ont dévasté ce secteur historique. Homs a été une des premières villes à s'être soulevées au début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad à la mi-mars 2011 et a été, ainsi que sa région, la cible de nombreuses opérations de l'armée. En mai 2014, la plupart des rebelles sont chassés de la...

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    Afrique du Sud: les encombrantes casseroles du président Zuma
    13.02.18
    AFP

    Le président sud-africain Jacob Zuma, que son parti a sommé mardi de quitter le pouvoir, traîne derrière lui une réputation sulfureuse nourrie de nombreuses accusations de corruption. Voici les principaux scandales qui ont émaillé sa carrière: - Une "douche anti-sida" Alors qu'il n'est pas encore président, Jacob Zuma est accusé de viol par une jeune femme séropositive. Il est blanchi par la justice en 2006, mais scandalise le pays en affirmant pendant son procès qu'il a "pris une douche" pour éviter toute contamination par le virus VIH. Il est alors à la tête du Conseil national contre le sida. Cette histoire a fait le bonheur de Zapiro, le plus célèbre dessinateur de presse...

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    Dates-clés de la coalition internationale en Syrie
    08.02.18
    AFP

    La coalition internationale antijihadistes conduite par les Etats-Unis, qui a frappé dans l'est de la Syrie des combattants pro-régime, avait jusque là évité de s'impliquer dans la guerre civile syrienne et ne combat pas le régime. Elle a été créée en 2014 pour déloger le groupe Etat islamique (EI) des territoires qu'il contrôlait en Irak et Syrie. Washington a déployé jusqu'à 2.000 soldats en Syrie, principalement des forces spéciales, en soutien à leurs alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants kurdes et arabes. - Premières frappes antijihadistes - En septembre 2014, les Etats-Unis, à la tête de la coalition, attaquent pour la première fois l'EI en...

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    La guerre au Yémen depuis 2015
    28.01.18
    AFP

    Rappel du conflit au Yémen depuis l'intervention d'une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour stopper l'avancée des rebelles Houthis, soutenus par l'Iran. Cette guerre a fait plus de 9.200 morts et près de 53.000 blessés. Selon l'ONU, le Yémen est le théâtre de "la pire crise humanitaire au monde". - 'Tempête décisive' - Le 26 mars 2015, neuf pays dirigés par l'Arabie saoudite lancent l'opération aérienne "Tempête décisive" (puis "Restaurer l'espoir") pour contrer l'avancée des Houthis vers le sud. Originaires du nord du Yémen, les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite, une branche du chiisme, sont appuyés par l'Iran qui nie toutefois toute aide...

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    Crimes contre l'humanité: libérés sans avoir purgé toute leur peine
    05.01.18
    AFP

    Plusieurs condamnés pour crimes contre l'humanité, à l'instar de l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, ont bénéficié de libérations anticipées, de nazis jugés à Nuremberg jusqu'à des militaires argentins. - Seconde guerre mondiale - Walther Funk L'ancien président de la Reichsbank entre 1939 et 1945 est condamné en 1946 par le tribunal de Nuremberg à la perpétuité pour avoir accepté l'or extorqué par les SS aux déportés. Il est libéré en 1957 pour raison de santé. Erich Raeder Le commandant en chef de la Marine allemande jusqu'en 1943 est condamné à Nuremberg à la prison à...

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    La France face au génocide rwandais
    21.12.17
    AFP

    L'attitude de la France lors du génocide au Rwanda, qui a fait entre avril et juillet 1994 800.000 morts selon l'ONU, principalement au sein de la minorité tutsi, est depuis plus de 20 ans l'objet de très vives controverses. - Génocide - Le 6 avril 1994, l'avion du président Juvénal Habyarimana, un Hutu, est abattu au-dessus de Kigali. Le 7, début des massacres à grande échelle. Les Tutsi sont accusés par le pouvoir, alors dominé par les Hutu, de collusion avec la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, à majorité tutsi) venue d'Ouganda et entrée dans le Nord depuis 1990. Quelque 500 parachutistes français évacuent (opération Amarylis) plus d'un millier de ressortissants...

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    La guerre au Yémen depuis 2015
    19.12.17
    AFP

    Rappel du conflit au Yémen depuis l'intervention d'une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour stopper l'avancée des rebelles Houthis. L'Arabie saoudite a intercepté mardi au-dessus de la capitale Ryad un missile que les rebelles ont dit avoir tiré contre le palais du roi Salmane. Le pays est le théâtre de la "pire crise humanitaire au monde" et des millions de personnes sont directement menacées par la famine, d'après l'ONU. La guerre a fait plus de 8.750 morts et des dizaines de milliers de blessés. En outre, depuis fin avril, plus de 2.000 personnes sont décédées du choléra. Originaires du nord du Yémen, les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite, une...

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    TPIY: deux autres suicides avant Praljak
    29.11.17
    AFP

    Avant le Croate Slobodan Praljak, qui s'est donné la mort après avoir été condamné par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, deux autres prisonniers du TPIY s'étaient suicidés et l'ex-président serbe Slobodan Milosevic était décédé en détention. Devant ses juges, mercredi, Slobodan Praljak a sorti une fiole de sa poche et avalé son contenu, et est mort peu après. - Slavko Dokmanovic - Dans la nuit du 28 au 29 juin 1998, l'ancien maire serbe de Vukovar (est de la Croatie), Salvko Dokmanovic se pend dans sa cellule du centre de détention du Tribunal, à l'âge de 48 ans, avant de connaître l'issue de son procès à La Haye. Il était accusé d'avoir organisé et participé...

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    Prlic : le professeur devenu criminel de guerre
    27.11.17
    AFP

    Professeur d'économie aux manières policées, Jadranko Prlic fut un des dirigeants de la "Herceg-Bosna", entité autoproclamée pendant la guerre de Bosnie par des nationalistes croates, un rôle qui lui vaut d'être en prison depuis 2004. Condamné en 2013 à 25 ans de prison en première instance par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), celui qui fut notamment "Premier ministre" de l'entité est jugé en appel mercredi avec cinq autres ex-chefs de la "République croate d'Herceg-Bosna" dont son ancien "ministre de la Défense" Bruno Stojic. Tout comme Franjo Tudjman, décédé avant d'avoir pu être inculpé, ils avaient été reconnu coupable d'une "entreprise criminelle...

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    La "Herceg-Bosna", sanglante tentative séparatiste des Croates de Bosnie
    27.11.17
    AFP

    Les dirigeants de la "République croate d'Herceg-Bosna", entité unilatéralement proclamée, furent un élément moteur de la guerre entre Croates catholiques et Bosniaques musulmans (1993-94). Ils doivent entendre mercredi leur verdict en appel par la justice internationale Dans quel contexte est née cette entité ? Depuis le début de la guerre de Bosnie en 1992, les Croates catholiques de Bosnie combattent auprès des Bosniaques musulmans, contre les Serbes orthodoxes. Mais les leaders nationalistes de la communauté croate (17% des 4,4 millions d'habitants), dissimulent de moins en moins leur volonté d'intégrer une "Grande Croatie". Ce projet, soutenu à Zagreb par le président croate...

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    Les Nations unies et le conflit israélo-palestinien
    25.11.17
    AFP

    Du vote sur le partage de la Palestine en 1947 au statut d'observateur à l'ONU accordé aux Palestiniens, en passant par la résolution 242 en 1967, les Nations unies n'ont cessé d'intervenir dans le conflit israélo-palestinien. - Partage de la Palestine - Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale de l'ONU adopte la résolution 181 sur le partage de la Palestine, alors sous mandat britannique, et la création de deux Etats, l'un juif et l'autre arabe, Jérusalem ayant un statut international. Les Etats arabes et les Palestiniens s'y opposent. Le mouvement sioniste l'accepte. Le 14 mai 1948, l'Etat d'Israël est proclamé. Les armées arabes entrent en guerre contre ce nouvel Etat qui remporte...

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    A l'ONU, des missions de paix marquées au fer rouge
    20.11.17
    AFP

    Dans l'Histoire des opérations de paix de l'ONU, plusieurs missions restent marquées au fer rouge. En 1995 en Bosnie, les Casques bleus ont échoué à prévenir le massacre de Srebrenica, un an après un échec retentissant à empêcher un génocide au Rwanda. Plus de deux décennies après, les 110.000 Casques bleus déployés dans une quinzaine d'opérations sur décisions du Conseil de sécurité de l'ONU sont aujourd'hui dotés de mandats plus robustes pour protéger les civils. Mais ils sont encore souvent mis à l'épreuve ou accusés de comportements coupables, en Afrique, Europe, Amérique latine ou au Moyen-Orient. SOMALIE: en 1992-1993, plusieurs missions de l'ONU ont connu des fortunes...

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    TPIY: le sort des principaux acteurs des guerres des Balkans
    19.11.17
    AFP

    Présidents, chefs de guerre, leaders politiques... Voici le sort des principaux protagonistes des conflits ayant déchiré les Balkans dans les années 90, alors que le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) ferme ses portes fin décembre. - Procédures en cours - - Ratko MLADIC: L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, 74 ans, fixé sur son sort mercredi, répond d'onze chefs d'accusation, notamment pour son rôle dans le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par la justice internationale. Il avait été arrêté en 2011 après 16 années de cavale. - Vojislav SESELJ: Le leader ultranationaliste serbe, 63 ans, a été acquitté en mars 2016 par...

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    Bosnie: Mladic, croisé serbe devenu symbole des horreurs de la guerre
    19.11.17
    AFP

    Ratko Mladic s'imaginait héros du peuple serbe mais son nom restera associé aux crimes de la guerre de Bosnie, du siège de Sarajevo au massacre de Srebrenica, pour lesquels il pourrait finir sa vie en prison. Arrêté en 2011 après 16 ans de cavale, le soldat massif et arrogant est devenu un vieil homme malade. Mais son procès n'a pas ébranlé sa conviction exprimée dès sa première apparition devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye: "Je suis le général Mladic. J'ai défendu mon pays et mon peuple". Pour le reste, cet homme tantôt colérique et brutal tantôt jovial et truculent selon ceux qui l'ont approché, a un jour expliqué que "les frontières ont...

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    Ratko Mladic: un verdict historique pour tourner la page du TPIY
    19.11.17
    AFP

    Plus de 20 ans après les conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie, Ratko Mladic, surnommé le "boucher des Balkans", connaîtra mercredi son verdict devant le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), refermant ainsi une page de l'Histoire. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie est, à 74 ans, le dernier grand accusé de ce tribunal créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans. C'est même "l'un des premiers dossiers qui ont en réalité justifié (sa) création", selon le procureur Serge Brammertz. Après avoir, au cours de ses deux dernières années, jugé Ratko Mladic et condamné son alter ego...

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    La Republika Srpska, terre serbe dont Mladic reste le héros
    16.11.17
    AFP

    "Je n'ai jamais fait de mal à personne! Lui non plus!": Dusko Mladic désigne le portrait dans son salon de son cousin Ratko, qui saura le 22 novembre s'il est condamné pour crimes contre l'humanité. Sans attendre le verdict du Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY), Ratko Mladic est considéré en Occident comme un "boucher", notamment chef d'orchestre du siège de Sarajevo et du massacre de Srebrenica commis par les forces serbes durant le conflit intercommunautaire de 1992-95 (100.000 morts, 2,2 millions de déplacés). Chez lui, en Républika Srpska, l'entité des quelque un million de Serbes de Bosnie, il "restera un héros, indépendamment de tout", prédit Momcilo...

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    Qu'est-ce que le G5 Sahel, la nouvelle force anti-jihadiste?
    14.11.17
    AFP

    Soutenue notamment par la France, la nouvelle force anti-jihadiste G5 Sahel, formée de soldats de cinq pays de la région (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad), manque encore d'un financement et d'un mandat clairs, objets d'une réunion lundi du Conseil de sécurité de l'ONU.  Voici ce que l'ont sait jusqu'à présent de cette force qui doit lancer sa première opération dans les tous prochains jours:   - Composition et fonctionnement -   La force conjointe doit atteindre d'ici mars 2018 sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons: deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Les soldats ne se mélangeront pas, à...

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    La réponse de la communauté internationale à la crise centrafricaine
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Au renversement du président Bozizé en mars 2013, un Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) est déjà sur place. Son mandat, comme son nom l’indique, est d’aider à consolider la paix et renforcer les institutions démocratiques en Centrafrique. Suite à la détérioration progressive de la situation dans le pays, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2127 (2013) du 5 décembre 2013, autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et d’une force de maintien de la...

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    La Cour pénale spéciale de Centrafrique
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    La Cour pénale spéciale  (CPS) de la République centrafricaine a été créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015 sous le gouvernement de transition dirigé par la présidente Catherine Samba-Panza. La CPS est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits de l’Homme et les violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, telles que définies par le Code pénal centrafricain et en vertu des obligations internationales contractées par la République centrafricaine en matière de droit international, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de...

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    Centrafrique : le combat de deux personnalités religieuses
    13.11.17
    JusticeInfo.Net

    Déclenché en 2013, l’actuel conflit centrafricain pourrait être défini comme un conflit inter-communautaire opposant, au départ, les milices de la Seleka à majorité musulmane, à des groupes d’autodéfense majoritairement chrétiens et animistes, les anti-balaka.   C’est la Seleka, une nébuleuse hétéroclite, qui chasse du pouvoir le président François Bozizé en 2013 et porte à la tête du pays Michel Djotodia, premier chef d’Etat musulman de l’histoire de la Centrafrique.   Pour leur part, les anti-balaka, soutenus par d’anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA), sont fidèles à François Bozizé aujourd’hui en exil, comme son tombeur Michel Djotodia.   Dès leur prise du...

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