{"id":137361,"date":"2024-10-23T00:53:02","date_gmt":"2024-10-21T23:03:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.justiceinfo.net\/137361-pour-les-orphelins-rwandais-30-ans-de-reconstruction-avec-lesprit-toujours-la-bas.html"},"modified":"2024-10-23T04:55:02","modified_gmt":"2024-10-23T02:55:02","slug":"pour-les-orphelins-rwandais-30-ans-de-reconstruction-avec-lesprit-toujours-la-bas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justiceinfo.net\/fr\/137361-pour-les-orphelins-rwandais-30-ans-de-reconstruction-avec-lesprit-toujours-la-bas.html","title":{"rendered":"Pour les orphelins rwandais, 30 ans de reconstruction avec l'esprit \"toujours l\u00e0-bas\""},"content":{"rendered":"<p>\n             Les g\u00e9nocidaires ont voulu son \"effacement\" parce qu'elle \u00e9tait une enfant tutsi en 1994 au Rwanda. Rescap\u00e9e de l'ab\u00eeme, Jeanne s'est interrog\u00e9e: \"Est-ce que je leur c\u00e8de ma seconde vie ou est-ce que je la prends ?\".\n<\/p>\n<p>\n            Jeanne Allaire Kayigirwa, qui a surv\u00e9cu au g\u00e9nocide \u00e0 16 ans, s'est retrouv\u00e9e face \u00e0 ce questionnement abyssal comme nombre d'enfants orphelins ou s\u00e9par\u00e9s de leur famille d\u00e9cim\u00e9e.\n<\/p>\n<p>\n            Trente ans plus tard, ces enfants adopt\u00e9s ou ayant grandi en France ont avanc\u00e9 dans leur reconstruction, pour vivre au nom des leurs, malgr\u00e9 un incommensurable chagrin et sentiment d'injustice.\n<\/p>\n<p>\n            Le g\u00e9nocide des Tutsi, orchestr\u00e9 par le r\u00e9gime extr\u00e9miste hutu au pouvoir, a fait pr\u00e8s d'un million de morts entre avril et juillet 1994. Ce processus d'extermination syst\u00e9matique a vis\u00e9 sans distinction la minorit\u00e9 tutsi: voisins, amis, hommes, femmes, enfants, vieillards mais aussi des Hutu mod\u00e9r\u00e9s.\n<\/p>\n<p>\n            L'AFP a pu retrouver plusieurs de ces t\u00e9moins, enfants \u00e0 l'\u00e9poque du g\u00e9nocide et \u00e9tablis aujourd'hui en France ou retourn\u00e9s vivre au Rwanda.\n<\/p>\n<p>\n            Comme Jeanne qui a perdu son p\u00e8re, une de ses soeurs, ses amis, oncles, tantes, cousins dans le g\u00e9nocide. \"Je ne compte pas.\"\n<\/p>\n<p>\n            \"Le jour o\u00f9 ils sont venus nous tuer, ils nous ont mis les armes sur les tempes\", raconte Jeanne. Elle a \u00e9chapp\u00e9 \"\u00e0 la mort en face\" trois autres fois.\n<\/p>\n<p>\n            - Silences -\n<\/p>\n<p>\n            En 2000, elle est partie seule en France o\u00f9 elle a eu \"la chance de pouvoir \u00e9tudier\". \"Cela m'a aussi beaucoup aid\u00e9e de ne pas voir les tueurs tous les jours...\"\n<\/p>\n<p>\n            Jeanne a d\u00e9cid\u00e9 de \"prendre sa seconde vie\" et s'est construit un avenir professionnel et familial. Elle a travaill\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es au cabinet de la maire de Paris.\n<\/p>\n<p>\n            Rapidement apr\u00e8s son arriv\u00e9e en France, elle \u00e9tait entr\u00e9e dans l'association \"Ibuka\" oeuvrant pour la m\u00e9moire du g\u00e9nocide, o\u00f9 elle a pris des responsabilit\u00e9s nationales.\n<\/p>\n<p>\n            \"J'ai eu l'impression que gr\u00e2ce au t\u00e9moignage dans les \u00e9coles et la transmission, je ne taisais pas les morts qu'on a fait taire\".\n<\/p>\n<p>\n            Le silence, il planera au-dessus de l'enfance de Manzi Rugirangoga, 31 ans.\n<\/p>\n<p>\n            Le doux piaillement d'un oiseau ponctue l'appel t\u00e9l\u00e9phonique, depuis la fen\u00eatre ouverte du bureau de Manzi, responsable de la m\u00e9diath\u00e8que de l'Institut fran\u00e7ais \u00e0 Kigali.\n<\/p>\n<p>\n            A travers sa parole pos\u00e9e, le trentenaire raconte son destin inou\u00ef et son chemin de vie entre Rwanda et France.\n<\/p>\n<p>\n            Trente ans apr\u00e8s le g\u00e9nocide, \"je ne pense pas qu'on puisse parler d'apaisement\", confie-t-il. \"J'ai toujours un sentiment de grande injustice par rapport \u00e0 ce qui est arriv\u00e9.\"\n<\/p>\n<p>\n            Fin avril 94, Manzi n'est \u00e2g\u00e9 que d'un an et trois mois.\n<\/p>\n<p>\n            Sa famille tutsi est r\u00e9fugi\u00e9e dans une \u00e9cole de Butare (sud). Le 29 avril, des miliciens hutu attaquent. Sa m\u00e8re - alors m\u00eame qu'elle porte Manzi dans son dos - est tu\u00e9e, ainsi que sa tante et son oncle.\n<\/p>\n<p>\n            \"A partir du 29 avril on \u00e9tait orphelins.\" Sa soeur a quatre ans, son fr\u00e8re sept.\n<\/p>\n<p>\n            \"Les tueurs ne nous ont pas \u00e9pargn\u00e9s, ils se sont juste dit qu'on allait mourir de faim ou de chagrin et qu'ils n'allaient pas gaspiller leur \u00e9nergie ou des balles pour nous.\"\n<\/p>\n<p>\n            - \"Questionnements\" -\n<\/p>\n<p>\n            La fratrie doit son sauvetage \u00e0 l'op\u00e9ration des convois humanitaires de l'ONG suisse Terre des Hommes (Tdh) qui permettront l'exfiltration au Burundi d'un millier d'orphelins en juin et juillet 94.\n<\/p>\n<p>\n            Cette histoire extraordinaire a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9e en 2024 par l'\u00e9crivaine franco-rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse - elle m\u00eame rescap\u00e9e du g\u00e9nocide et sauv\u00e9e \u00e0 l'\u00e2ge de 15 ans avec sa m\u00e8re par un de ces convois -, dans son livre \"Le convoi\".\n<\/p>\n<p>\n            Le p\u00e8re de Manzi - v\u00e9t\u00e9rinaire et qui \u00e9tait en France en avril 94 pour une formation - localisera finalement Manzi au Burundi en juillet dans un orphelinat.\n<\/p>\n<p>\n            \"Plusieurs dizaines de membres de sa famille\" avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s au Rwanda, confie Manzi. \"Du c\u00f4t\u00e9 paternel, mon p\u00e8re est le seul qui est rest\u00e9 vivant.\"\n<\/p>\n<p>\n            Parce qu'\"il n'y avait plus grand-chose \u00e0 esp\u00e9rer retrouver au Rwanda\", le p\u00e8re s'installera avec ses enfants en France.\n<\/p>\n<p>\n            La France est avec la Belgique et le Canada l'un des principaux pays o\u00f9 vivent ces enfants rwandais r\u00e9fugi\u00e9s ou adopt\u00e9s apr\u00e8s 94.\n<\/p>\n<p>\n            Les ann\u00e9es suivantes, la famille de Manzi parlera peu de ce qui est arriv\u00e9.\n<\/p>\n<p>\n            Mais des \"questionnements\" font surface: \"Les gens te demandent d'o\u00f9 tu viens et toi-m\u00eame, tu sais pas trop...\"\n<\/p>\n<p>\n            Et puis en 2003, c'est le \"choc\": il rentre pour la premi\u00e8re fois au Rwanda. \"J'arrivais \u00e0 mettre des r\u00e9ponses sur des questions; je savais enfin d'o\u00f9 je venais.\" Alors qu'il traverse une adolescence difficile, Manzi ressent le \"besoin instinctif\" de retourner au Rwanda et de r\u00e9apprendre son pays.\n<\/p>\n<p>\n            A 15 ans, il part seul \u00e0 Kigali, passe du temps avec sa tante maternelle, son oncle, ses cousins. Il devient interne dans un lyc\u00e9e de l'est du pays, doit apprendre le kinyarwanda. \"C'\u00e9tait pas \u00e9vident, mais stimulant !\"\n<\/p>\n<p>\n            Apr\u00e8s des \u00e9tudes universitaires en France, il se r\u00e9installe \u00e0 Kigali en 2019. \"Je ne voyais pas mon avenir professionnel ou relationnel en France...\", dit-il.\n<\/p>\n<p>\n            Avec beaucoup de douceur, Sandrine Lorusso, infirmi\u00e8re et m\u00e8re de deux filles, raconte le m\u00eame silence ayant entour\u00e9 son enfance. Elle a perdu ses parents pendant le g\u00e9nocide lorsqu'elle n'avait que neuf ans, la plus jeune d'une famille de neuf enfants, dont trois p\u00e9riront dans les massacres.\n<\/p>\n<p>\n            A son arriv\u00e9e \u00e0 Toulouse (sud-ouest de la France) apr\u00e8s le g\u00e9nocide, elle sera adopt\u00e9e par sa soeur a\u00een\u00e9e et son mari. Cet entretien \u00e0 l'AFP constitue son premier t\u00e9moignage sur ce qui s'est pass\u00e9 pendant sa survie \u00e0 Kigali.\n<\/p>\n<p>\n            \"C'\u00e9tait pas un sujet dont on parlait \u00e0 la maison\", confie-t-elle.\n<\/p>\n<p>\n            En 1994, \"les tueurs nous ont rassembl\u00e9s devant notre maison\". \"Ils ont emmen\u00e9 ma m\u00e8re, mais ils nous ont laiss\u00e9es l\u00e0, ma soeur Aline et moi. On s'est r\u00e9fugi\u00e9es chez les voisins et quelques minutes plus tard on a entendu les coups de feu\", relate-t-elle, voix bris\u00e9e par l'\u00e9motion.\n<\/p>\n<p>\n            Sa m\u00e8re venait d'\u00eatre assassin\u00e9e.\n<\/p>\n<p>\n            - Crises d'angoisse -\n<\/p>\n<p>\n            Trente ans apr\u00e8s, elle ignore toujours les circonstances de la mort de son p\u00e8re, dont le corps a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 dans une fosse commune.\n<\/p>\n<p>\n            En grandissant, \"son cerveau s'est charg\u00e9 d'occulter\" ces souvenirs. Mais son adolescence et son entr\u00e9e dans l'\u00e2ge adulte sont \"compliqu\u00e9es\". Il y a eu \"un \u00e9croulement de mes 17 \u00e0 24 ans et de la d\u00e9pression.\"\n<\/p>\n<p>\n            Et alors qu'elle est enceinte de son premier enfant, son traumatisme revient la hanter. \"J'ai fait des crises d'angoisse inexpliqu\u00e9es; on veut occulter, mais t\u00f4t ou tard, \u00e7a finit par ressortir...\"\n<\/p>\n<p>\n            Lors de son d\u00e9part pour la France en 2000, Jeanne avait elle aussi pens\u00e9 \"laisser le g\u00e9nocide\" derri\u00e8re elle.\n<\/p>\n<p>\n            \"Je pensais que j'allais vivre une belle vie, j'esp\u00e9rais ne plus avoir les images des ossements, des ruines, mais m\u00eame lorsqu'on s'\u00e9loigne de plus de 6.000 km, on emm\u00e8ne le g\u00e9nocide avec soi...\"\n<\/p>\n<p>\n            Elle d\u00e9crit comment elle l'a \"retrouv\u00e9\" \u00e0 des coins de rue en France \"parce qu'on tombe sur un endroit o\u00f9 on a l'impression que des gens auraient pu se cacher\", ou au cin\u00e9ma \"parce qu'on est perturb\u00e9 par le bruit d'une arme\" et raconte les \"cauchemars qui ont longtemps persist\u00e9.\"\n<\/p>\n<p>\n            Les souvenirs ne laissent pas non plus tranquille Gaspard Jassef. Il a toujours les s\u00e9quelles de sa survie aux limites de l'indicible: \u00e0 l'\u00e2ge de six ans, il s'est cach\u00e9 pendant cinq mois seul dans une for\u00eat pendant le g\u00e9nocide.\n<\/p>\n<p>\n            \"Ces 30 ans de comm\u00e9moration, je les vis plus intens\u00e9ment... et je voudrais r\u00e9gler toute les inconnues dans ma t\u00eate sur mon histoire\", lance-t-il, regard soucieux, lors d'un entretien dans un caf\u00e9 parisien.\n<\/p>\n<p>\n            Sa m\u00e8re tutsi - mari\u00e9e \u00e0 son p\u00e8re hutu - et sa petite soeur ont \u00e9t\u00e9 empoisonn\u00e9es au d\u00e9but du g\u00e9nocide par des proches, relate-t-il avec douleur.\n<\/p>\n<p>\n            Son p\u00e8re, craignant pour la vie de son enfant d'origine \"mixte\", lui ordonne de se cacher dans la for\u00eat. Mais il ne viendra jamais le chercher et sera \"assassin\u00e9\", selon les informations recueillies par Gaspard.\n<\/p>\n<p>\n            En octobre 94, alors qu'elle travaille dans un dispensaire proche de cette for\u00eat, une infirmi\u00e8re fran\u00e7aise, Dominique Jassef, d\u00e9couvre l'enfant en \u00e9tat tr\u00e8s avanc\u00e9 de malnutrition. \"Je mangeais ce que je pouvais, je chassais de petits animaux, je restais dans les arbres\", raconte-t-il.\n<\/p>\n<p>\n            \"Quand ma seconde m\u00e8re m'a retrouv\u00e9, il ne me restait qu'une semaine de vie...\". Le dispensaire estime qu'il \"n'y a plus d'espoir\", mais Mme Jassef refuse de se r\u00e9signer, le fait soigner, puis fera les d\u00e9marches pour l'adopter, bouleversant sa vie.\n<\/p>\n<p>\n            - Int\u00e9gration -\n<\/p>\n<p>\n            Gaspard a toujours des troubles du sommeil \"qui le bouffent\", est hant\u00e9 par le jour o\u00f9 il a d\u00fb enterrer sa m\u00e8re et sa soeur.\n<\/p>\n<p>\n            Mais \"dans mon malheur j'ai eu la grande chance d'avoir deux m\u00e8res tr\u00e8s aimantes\", dit-il.\n<\/p>\n<p>\n            Malgr\u00e9 les traumas et le d\u00e9racinement, il a brillamment r\u00e9ussi ses \u00e9tudes et travaill\u00e9 plusieurs ann\u00e9es dans un think tank.\n<\/p>\n<p>\n            Il a co-fond\u00e9 le collectif \"Les adopt\u00e9s du Rwanda\" - qui compte une centaine de membres - \"pour aider ceux qui y retournaient et \u00e9changer\". Quentin Berger, \u00e9ducateur sp\u00e9cialis\u00e9 et p\u00e8re de famille de 42 ans, a ainsi fait plusieurs retours dans son pays natal.\n<\/p>\n<p>\n            Il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 orphelin avant le g\u00e9nocide, apr\u00e8s la mort de maladie de ses parents. Il sera adopt\u00e9 en 1994 par un couple de Fran\u00e7ais et a depuis pris l'accent de l'est de la France...\n<\/p>\n<p>\n            Une int\u00e9gration dans la r\u00e9gion \"pas facile\", se souvient-il, confiant avoir \u00e9t\u00e9 victime de racisme dans son village et \u00e0 l'\u00e9cole.\n<\/p>\n<p>\n            A l'image d'autres orphelins qui sont retourn\u00e9s au Rwanda, il y a v\u00e9cu des moments \"incroyables\", notamment quand il a pu retrouver des membres de sa famille. Mais ces retours sont \u00e0 \"double tranchant\", dit-il avec beaucoup de sensibilit\u00e9.\n<\/p>\n<p>\n            Il \"esp\u00e9rait toujours\" revoir son village dans la r\u00e9gion de Ruhengeri \"tel qu'il \u00e9tait dans sa t\u00eate\" quand il a quitt\u00e9 le Rwanda.\n<\/p>\n<p>\n            \"Il y a des p\u00e9riodes o\u00f9 je peux \u00eatre dans la maison en France avec toute ma famille, mais ma t\u00eate n'est pas ici mais toujours l\u00e0-bas... Je fais avec\", confie Quentin.\n<\/p>\n<p>\n            \"Mon quotidien est un combat\", abonde Gaspard. \"Parfois, j'ai l'impression que je suis tr\u00e8s vieux...\"\n<\/p>\n<p>\n            Comme un d\u00e9fi \u00e0 la vie, Gaspard est chaleureux, volontiers f\u00eatard. Il aime d\u00e9battre des heures de politique fran\u00e7aise. \"Mon sang et ma peau sont rwandais et je me sens pleinement fran\u00e7ais\", dit-il.\n<\/p>\n<p>\n            Pendant des ann\u00e9es, la question du r\u00f4le de la France avant, pendant et apr\u00e8s le g\u00e9nocide des Tutsi, a \u00e9t\u00e9 un sujet br\u00fblant entre les deux pays.\n<\/p>\n<p>\n            Paris, qui entretenait des relations \u00e9troites avec le r\u00e9gime hutu rwandais de l'\u00e9poque, a longtemps \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 par Kigali de \"complicit\u00e9\" dans le g\u00e9nocide.\n<\/p>\n<p>\n            En 2021, une commission d'historiens a conclu \u00e0 des \"responsabilit\u00e9s lourdes et accablantes\" de la France dans le g\u00e9nocide des Tutsi. Ce pass\u00e9 entre les deux pays a tiraill\u00e9 diff\u00e9remment ces enfants.\n<\/p>\n<p>\n            Peut-\u00eatre que \"\u00e7a a jou\u00e9 sur le fait de pas me sentir appartenir vraiment \u00e0 100% \u00e0 la France...\", confie Manzi.\n<\/p>\n<p>\n            Beata Umubyeyi Mairesse explique faire bien la distinction entre \"la famille et les Fran\u00e7ais absolument formidables qui l'ont accueillie\" et \"des hommes politiques et militaires fran\u00e7ais dont les actes sont insupportables et condamnables\".\n<\/p>\n<p>\n            A son arriv\u00e9e en France, Beata a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 des connaissances par sa m\u00e8re, repartie d\u00e8s 1994 au Rwanda pour tenter de retrouver des survivants dans sa famille. Sa famille d'accueil s'est \"super bien occup\u00e9e d'elle\", l'a emmen\u00e9e voir un psy.\n<\/p>\n<p>\n            Malgr\u00e9 les traumatismes, elle s'est \"reconstruite\" et a pu mener \"une vie apais\u00e9e\". \"Bien s\u00fbr il y a un sentiment de fragilit\u00e9\", confie-t-elle. \"Quand on a \u00e9t\u00e9 presque exclue de l'humanit\u00e9 pendant un temps, je pense que cela cr\u00e9e presque une ill\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 \u00eatre vis-\u00e0-vis de la soci\u00e9t\u00e9; c'est un long cheminement apr\u00e8s pour \u00eatre de nouveau...\"\n<\/p>\n<p>\n            Elle a d'ailleurs fait des choix professionnels orient\u00e9s dans une \"lutte contre la mort\", travaillant pour des ONG et dans la lutte contre le sida, les addictions, etc...\n<\/p>\n<p>\n            Aujourd'hui, en tant que \"Franco-Rwandaise\", cette \"r\u00e9conciliation\" entre les deux pays, c'est \"la fin d'un d\u00e9doublement identitaire complexe...\", rel\u00e8ve-t-elle aussi.\n<\/p>\n<p>\n            - \"Reconnexion\" -\n<\/p>\n<p>\n            Pour ces t\u00e9moins, cette ann\u00e9e des 30 ans du g\u00e9nocide marque une \u00e9tape.\n<\/p>\n<p>\n            A la fin de l'\u00e9t\u00e9 2023, Jeanne est partie se r\u00e9installer au Rwanda, \"un projet de famille\" avec son mari et son jeune fils.\n<\/p>\n<p>\n            \"A un moment donn\u00e9, j'ai eu l'impression qu'il me manquait quelque chose en France\", explique-t-elle depuis Kigali.\n<\/p>\n<p>\n            \"Je voulais revivre avec ma famille et ma m\u00e8re qui a plus de 80 ans, pr\u00e9senter le pays et ma langue \u00e0 mon fils, vivre ici avec mon mari, aider peut-\u00eatre \u00e0 la reconstruction du pays...\", explique cette femme \u00e0 la personnalit\u00e9 chaleureuse.\n<\/p>\n<p>\n            Gaspard a trouv\u00e9 une \"forme de stabilit\u00e9\". Il voudrait maintenant avoir la force de retourner dans son village et comprendre ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re.\n<\/p>\n<p>\n            Manzi fourmille de projets. Il a publi\u00e9 un roman de \"futurisme africain\", fond\u00e9 une maison d'\u00e9dition et investi dans la terre du Rwanda, pour faire pousser du piment, des past\u00e8ques, des haricots.\n<\/p>\n<p>\n            Trente ans apr\u00e8s l'effroyable, \"un chemin a \u00e9t\u00e9 fait\" dans sa qu\u00eate d'identit\u00e9. \"Me reconnecter avec mes racines, ma famille, mon histoire, \u00e7a m'a aid\u00e9\". Mais \"se reconstruire totalement c'est un id\u00e9al qui est un peu inatteignable... \u00e7a voudrait dire qu'on n'y pense plus, que \u00e7a ne nous cause plus de chagrin...\", lance-t-il.\n<\/p>\n<p>\n            C'est cette ann\u00e9e que Sandrine a souhait\u00e9 s'engager davantage pour le devoir de m\u00e9moire: elle a rejoint l'association de la diaspora rwandaise de Toulouse.\n<\/p>\n<p>\n            Elle r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 aller voir un psy: \"Il me manque des souvenirs sur ce qui s'est pass\u00e9 en 1994 et le g\u00e9nocide m'a aussi vol\u00e9 ma m\u00e9moire d'avant, celle de mes premi\u00e8res ann\u00e9es...\"\n<\/p>\n<p>\n            Parmi les choses que Beata est heureuse de retrouver au Rwanda, il y a \"une certaine lumi\u00e8re, les paysages, des sensations premi\u00e8res\", d\u00e9crit-elle.\n<\/p>\n<p>\n            \"A chaque retour, c'est une reconnexion avec celle que j'ai \u00e9t\u00e9.\"\n<\/p>\n<p>\n            lp\/fg\/cpy\n<\/p>\n<p>\n            A lire sur le m\u00eame sujet l'Enqu\u00eate \"Sauv\u00e9s du g\u00e9nocide par des +convois de la vie+, des enfants rwandais racontent 30 ans apr\u00e8s\", diffus\u00e9 mardi 22 octobre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les g\u00e9nocidaires ont voulu son \"effacement\" parce qu'elle \u00e9tait une enfant tutsi en 1994 au Rwanda. 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