01.10.08 - TPIR/NZABIRINDA - UN EX-EMPLOYE LOCAL SORT DE PRISON EN DECEMBRE PROCHAIN

Arusha, 1er octobre 2008 (FH) - Joseph Nzabirinda, ancien agent d'une commune du sud du Rwanda, sortira de prison en décembre prochain après avoir purgé la peine de 7 ans de réclusion à laquelle il avait été condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a-t-on appris de source officielle mercredi.
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« Il sortira le vendredi 19 décembre », a indiqué à l'agence Hirondelle, le porte-parole du TPIR, Roland Amoussouga.

Nzabirinda, arrêté en 2001 à Bruxelles alors qu'il était enquêteur pour le compte d'une équipe de défense au TPIR, avait été condamné en février 2007 après avoir été reconnu coupable d'assassinat en tant que crime contre l'humanité.

Après avoir réfuté les allégations portées contre lui, il avait fini par plaider coupable en décembre 2006, reconnaissant avoir participé, pendant le génocide, à des réunions d'organisations de massacres et agi comme un « spectateur approbateur » lors de deux assassinats commis dans son voisinage.

L'accusation et la défense s'étaient entendues pour proposer à la chambre une peine comprise entre 5 et 8 ans de prison. La chambre, même si elle les a suivies, n'était pas tenue de respecter cette fourchette.

Nzabirinda, ancien agent chargé des activités sportives et des coopératives à la commune de Ngoma, sera le troisième condamné du TPIR à terminer sa peine.

En mars dernier, l'ancien élu local, Vincent Rutaganira, condamné à 6 ans de prison par le TPIR, a recouvré sa liberté après avoir purgé la totalité de sa peine.

Au lendemain de sa sortie de prison, Rutaganira avait accusé l'administration du TPIR de vouloir le chasser de la maison où il était hébergé par le TPIR en attendant de trouver un pays d'accueil, ce que le greffe avait démenti. Depuis cet incident, Rutaganira résiderait, selon de nombreuses sources au TPIR, dans un pays d'Afrique australe. Interrogé à ce propos vendredi dernier, le porte-parole du TPIR, Roland Amoussouga, a répondu laconiquement : « Il se trouve quelque part mais il ne souhaite pas que l'endroit soit divulgué ».

Le premier condamné à avoir terminé sa peine, le pasteur adventiste Elizaphan Ntakirutimana, est décédé d'une mort naturelle, le 22 janvier 2007, moins d'un mois après avoir recouvré sa liberté. Il n'avait pas encore trouvé de pays d'accueil non plus.

ER/GF

© Agence Hirondelle