Elisabeth Borne a célébré mercredi près du Sénat la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, avant de s'envoler à La Réunion pour sa première visite en Outre-mer où cette question reste sensible.
La Première ministre, avec le président du Sénat Gérard Larcher et la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet ont déposé une gerbe dans les Jardins du Luxembourg, près de la sculpture "Le cri, l'écrit" de Fabrice Hybert, représentant des chaînes d'esclaves.
Cette Journée est organisée le 10 mai, jour anniversaire de la loi Taubira de 2001 qui a reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité.
"Commémorer cet épisode tragique de notre Histoire est essentiel dans la construction d'une nation unie, meurtrie par les crimes passés", a écrit sur Twitter la députée divers gauche de La Réunion Karine Lebon.
Élisabeth Borne effectue son premier déplacement outre-mer de jeudi à samedi à La Réunion, pour "comprendre" et "répondre" aux "préoccupations quotidiennes" des habitants et poursuivre le travail de relance de l'exécutif après la réforme des retraites.
Des jeunes de l'Hexagone et des Outre-mer, parmi lesquels les lauréats du concours national de la Flamme de l'égalité, sur la mémoire de l'esclavage, ont participé à la cérémonie mercredi à Paris, ainsi que le chanteur haïtien James Germain, et la chorale des petits écoliers chantants de Bondy (Seine-Saint-Denis).
La cérémonie visait aussi à rendre hommage à Toussaint Louverture, ancien esclave devenu général de la République, mort il y a 220 ans.
Emmanuel Macron avait lui choisi de célébrer le 27 avril 1848 qui correspond au décret de Victor Schoelcher abolissant l'esclavage en France, pris il y a 175 ans.
Il s'était rendu à cette date au château de Joux, dans le Doubs, où Toussaint Louverture fut enfermé les derniers mois de sa vie de 1802 à 1803.
