L'ambassade d'Israël à Madrid a condamné lundi les "déclarations honteuses" de ministres de la gauche radicale sur les bombardements menés par Israël sur la bande de Gaza après l'attaque sanglante du mouvement palestinien islamiste Hamas le 7 octobre.
"Nous lançons un appel au président du gouvernement, Pedro Sanchez, pour qu'il dénonce et condamne sans équivoque ces déclarations honteuses", a déclaré l'ambassade dans un communiqué publié sur le réseau social X.
Les déclarations "de membres du gouvernement (...) sont non seulement absolument immorales, mais elles mettent également en danger les communautés juives en Espagne, en les exposant au risque d'un plus grand nombre d'incidents et d'attaques antisémites", poursuit l'ambassade.
Ione Belarra (Podemos), ministre de Droits sociaux, a demandé samedi que "face à la tentative de génocide menée par l'État d'Israël à Gaza, (...) le gouvernement espagnol poursuive (le Premier ministre israélien) Benjamin Netanyahu devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre".
Le ministre de la Consommation, Alberto Garzon (Izquierda unida), a lui qualifié de "pure barbarie" les bombardements israéliens sur la bande de Gaza.
De son côté, le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a "fermement et sans ambages d'aucune sorte, l'attentat terroriste du Hamas en Israël, ainsi que les meurtres d'Israéliens". S'il a reconnu le droit d'Israël "à se défendre", il a rappelé qu'il devait s'exercer "dans les limites du droit international humanitaire".
Plus de 1.400 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées en Israël depuis l'attaque contre les localités du sud du pays, qui s'est accompagnée de plusieurs massacres. Il s'agit de la plus meurtrière depuis la création de l'Etat d'Israël, il y a 75 ans. Le Hamas a en outre capturé 199 otages, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, selon Israël.
Israël s'est engagé à détruire le Hamas et a répondu par une campagne de bombardements intensifs sur la bande de Gaza qui a tué environ 2.750 personnes, d'après les autorités locales.
Alors que l'armée israélienne se prépare à une offensive terrestre, un million de Palestiniens ont cherché refuge dans le sud, pris au piège de ce petit territoire sous contrôle du Hamas, coupé du monde depuis dix jours et privé de tout.
