L'Organisation de la coopération islamique critique les soutiens d'Israël

L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a dénoncé mercredi les prises de position internationales en faveur d'Israël après la frappe meurtrière d'un hôpital à Gaza, fustigeant une "immunité" accordé au pays, auquel le président américain Joe Biden a affiché son soutien.

L'organisation, qui compte 57 membres, "déplore les prises de position internationales qui soutiennent l'agression brutale contre le peuple palestinien et accordent l'immunité à Israël", a-t-elle affirmé dans un communiqué, publié à l'issue d'une réunion extraordinaire de ses ministres des Affaires étrangères en Arabie saoudite.

L'OIC, comme les pays arabes, a imputé à Israël la responsabilité de la frappe sur l'enceinte d'un hôpital de Gaza qui a fait au moins 471 morts, selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas.

Joe Biden, en visite mercredi à Tel-Aviv, a lui appuyé la version d'Israël, qui a imputé la frappe à un tir raté de roquette de l'organisation palestinienne Jihad islamique, qui a démenti.

La frappe a eu lieu alors qu'Israël bombarde Gaza sans relâche depuis l'attaque sanglante menée le 7 octobre par le Hamas qui a tué 1.400 personnes en Israël, la plupart des civils.

La riposte israélienne a fait au moins 3.478 morts dans le territoire palestinien surpeuplé, en majorité des civils, selon les autorités locales.

L'OIC, basée dans la ville saoudienne de Jeddah, a appelé la communauté internationale "à agir rapidement et à demander des comptes à l'occupation israélienne pour ces crimes de guerre odieux contre le peuple palestinien et toute l'humanité".

Elle a également critiqué le Conseil de sécurité des Nations unies pour avoir échoué à mettre fin aux violences.

"Tous ceux qui ont donné carte blanche à Israël pour mener cette guerre meurtrière, lui ont fourni des armes et lui ont même envoyé des renforts militaires pour l'aider à commettre ce crime odieux, ont participé à ce crime", a déclaré le ministre palestinien des affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, dans son allocution.

Son homologue iranien, Hossein Amir-Abdollahian, a affirmé pour sa part qu'Israël agissait "avec le soutien total des États-Unis et de certains pays occidentaux".

Le chef de la diplomatie iranienne, dont le pays soutient le Hamas, avait appelé lors de son arrivée à Jeddah les pays musulmans à expulser les ambassadeurs israéliens et à "cesser d'exporter du pétrole vers ce régime", mais ces mesures n'ont pas été adoptées par l'OIC.

Justice Info est sur Bluesky
Comme nous, vous étiez fan de Twitter mais vous êtes déçus par X ? Alors rejoignez-nous sur Bluesky et remettons les compteurs à zéro, de façon plus saine.