Plusieurs centaines de personnes - plus de 2.500 selon la CGT, 1.200 selon la préfecture - ont manifesté samedi dans le calme à Toulouse "pour la paix" et un "cessez-le-feu immédiat à Gaza", a constaté un journaliste de l'AFP.
"En ce 11-Novembre, quel meilleur hommage pouvions-nous rendre à nos anciens qui se sont fait massacrer il y a 110 ans que de manifester pour la paix et demander l'arrêt immédiat du massacre en cours à Gaza", a déclaré Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT de Haute-Garonne, organisation qui, avec la FSU, avait appelé à la manifestation.
Plusieurs organisations de gauche comme le NPA (Nouveau Parti anti-capitaliste), Lutte ouvrière ou La France insoumise (LFI) s'étaient jointes au cortège qui a marché sur les boulevards toulousains, derrière une banderole de tête "Pour la Paix !" qui demandait notamment "la levée du blocus" de Gaza et "l'arrêt des bombardements" israéliens.
Dans la manifestation, voisinaient drapeaux palestiniens et pancartes proclamant: "Soutenir la Palestine n'est pas un crime" ou "vive la lutte du peuple palestinien !" et les participants scandaient: "Gaza, on est tous avec toi" ou encore "Israël, casse-toi, la Palestine n'est pas à toi".
"Si on a des notions d'humanité, si on a des valeurs éthiques, on doit être aujourd'hui tous dans la rue, contre les massacres et les crimes contre l'humanité qui sont en train de se passer", a dit à l'AFP sous couvert d'anonymat, Aziza, 42 ans, fonctionnaire à Toulouse, qui portait une pancarte affichant le visage d'un Gazaoui et le slogan "Gaza, des visages, pas que des nombres".
"Cette manifestation-là, un jour férié, permet de dire: non ce n'est pas possible ce qui se passe à Gaza et même le président de la République (Emmanuel Macron) commence à un petit peu bouger sur ses positions en appelant à un cessez-le-feu", a remarqué le député LFI de Haute-Garonne, Christophe Bex.
