La France a indiqué vendredi que la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) sur Gaza "renforçait sa détermination" à oeuvrer pour un cessez-le-feu, et ajouté que le crime de génocide, dont certains pays accusent Israël, nécessitait "l'établissement d'une intention".
Dans sa décision, la plus haute juridiction de l'ONU appelle notamment Israël à "prendre toutes les mesures en son pouvoir" pour éviter un génocide à Gaza, sans aller jusqu'à dire si le pays est ou non en train de commettre un tel crime de masse contre les Palestiniens.
Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères français indique envisager de faire part "d'observations" à la CIJ, dans lesquelles elle indiquera notamment "l'importance qu'elle attache à ce que la Cour tienne compte de la gravité exceptionnelle du crime de génocide, qui nécessite l'établissement d'une intention".
"Comme le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères (Stéphane Séjourné, NDLR) a eu l'occasion de le noter, les mots doivent conserver leur sens", ajoute le ministère.
L'Union européenne a réagi de manière plus directe en disant espérer une mise en oeuvre "complète et immédiate" de la décision de la CIJ, qui appelle également Israël à permettre l'accès de l'aide humanitaire à Gaza.
Dans son communiqué, le ministère français rappelle "l'importance" du "respect strict du droit international humanitaire par Israël" et se félicite que la Cour appelle, "comme la France", à la "libération immédiate et inconditionnelle" des otages détenus à Gaza. Paris réaffirme également "(oeuvrer) à un cessez-le-feu".
"Cette décision de la Cour renforce notre détermination à oeuvrer à de tels résultats", conclut le communiqué.
