Le mouvement propalestinien "No harbour for Genocide" a présenté lundi à Athènes une enquête sur "le rôle de certaines compagnies maritimes grecques qui facilitent le transport de produits énergétiques et de cargaisons militaires vers Israël" ce qui contribue "au génocide à Gaza", selon ce mouvement.
"Des navires appartenant à des compagnies maritimes grecques ou gérés par elles ont transporté de manière systématique des produits énergétiques vitaux vers Israël alors que celui-ci commettait un génocide à Gaza", souligne cette enquête faisant aussi référence à des envois "des cargaisons militaires" vers Israël.
Selon des éléments tirés par "des données satellitaires et commerciales", "entre mai 2024 et décembre 2025, au moins 57 transports clandestins de pétrole brut --pour un total d'environ 47 millions de barils-- ont été effectués de la Turquie vers des ports israéliens, en violation de l'embargo commercial imposé par la Turquie à Israël".
Selon des représentants du mouvement "No harbour for Genocide" lors d'une conférence de presse, les cargos qui ont effectué ces transports "désactivaient leurs signaux de localisation et enregistraient de fausses destinations finales avant d'arriver dans les ports israéliens".
Contacté par l'AFP, l'Union des armateurs grecs (UGS) n'a pas pour l'instant commenté les données de ce rapport.
Les représentants du mouvement propalestinien ont appelé l'Etat grec à "procéder à une enquête" et "sanctionner les compaginies maritimes grecques" qui ont effectué des envois illégaux des produits énergétiques et commerciales en Israël.
Selon eux "le capital armateur grec est un facteur principal pour le génocide et l'occupation illégale de la Palestine par Israël ainsi que dans l'escalade de son agressivité dans l'ensemble de la région".
Ayant une tradition maritime séculaire, la Grèce dispose d'une de plus importantes flotte de la marine marchande dans le monde qui contribue à environ 8% à son Produit intérieur brut (PIB), le secteur des armateurs étant très puissant.
