Sept civils sont décédés, dont un enfant, mardi en Irak lors de frappes survenues avant que ne soit annoncé dans la nuit de mardi à mercredi un cessez-le-feu entre Téhéran, Washington et leurs alliés dans la guerre au Moyen-Orient.
Une frappe a tué au moins trois civils dans la soirée dans le sud de l'Irak, près de la frontière avec le Koweït, ont indiqué à l'AFP deux responsables locaux.
"Une maison de la ville de Khor Al-Zubair a été bombardée selon des témoins oculaires par un avion", a déclaré dans un message vocal Thaer Al-Salhi, un membre du conseil de la province de Bassora, dont dépend cette ville.
Il a ajouté: "Les voisins disent que la maison est habitée par cinq personnes: trois hommes, un enfant et une femme, mais jusqu'à présent, seuls trois corps ont été retrouvés".
De son côté, un responsable sécuritaire a évoqué "le lancement de missiles depuis le côté koweïtien", confirmant "qu'une maison à Khor Al-Zubair a été touchée et que trois citoyens ont été tués".
Quelques heures après l'attaque, des dizaines de personnes ont manifesté devant le consulat koweïtien à Bassora (sud de l'Irak) et ont tenté de prendre d'assaut le bâtiment, tandis que les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, selon un photographe de l'AFP présent sur place.
Deux personnes, dont un enfant de huit ans, sont également mortes mardi soir à Bagdad, la capitale irakienne, après la chute d'un projectile sur leur maison, ayant provoqué un incendie, a indiqué une source policière à l'AFP.
"Trois autres civils, dont une femme, ont été blessés" dans le quartier d'Amiriya, dans l'est de la capitale irakienne, selon la même source. Un responsable des forces de sécurité avait indiqué plus tôt à l'AFP qu'"une roquette est tombée sur une maison dans le quartier d'Amiriya".
Aux premières heures de la journée de mardi, les autorités de la région du Kurdistan irakien ont annoncé la mort de deux civils en raison d'un "drone chargé d'explosifs venu d'Iran" qui s'est écrasé sur leur domicile.
Dans un communiqué, le Service de lutte antiterroriste de la région du Kurdistan a écrit que "l'incident s'est produit à 00H15 mardi (21H15 GMT lundi), lorsqu'un drone chargé d'explosifs provenant d'Iran s'est écrasé sur une maison civile dans (...) le sous-district de Dara Shakran, dans la province d'Erbil", précisant que "les deux victimes sont un homme et sa femme".
Le gouverneur d'Erbil, Omed Khoshnaw, a dénoncé dans un message sur Facebook "une violation du droit international et un crime de guerre".
- Libération prochaine d'une journaliste -
Près de la frontière syrienne, un combattant du groupe pro-iranien des Brigades du Hezbollah a été tué mardi lors d'une frappe en Irak, a annoncé dans un communiqué une coalition d'anciens paramilitaires, accusant les Etats-Unis et Israël.
"À 04H00 (01H00 GMT) ce matin, la 45e brigade a été la cible d'une agression perfide sioniste-américaine (israélo-américaine, NDLR)" dans la province d'al-Anbar, selon un communiqué de la coalition Hachd al-Chaabi, intégrée aux forces de sécurité étatiques et qui comprend des groupes pro-Iran.
Dans la journée de mardi, le groupe irakien pro-iranien Kataëb Hezbollah a déclaré qu'il avait décidé de libérer la journaliste américaine Shelly Kittleson, enlevée fin mars.
"Nous avons décidé de libérer l'accusée américaine Shelly Kittleson à condition qu'elle quitte immédiatement le pays", a déclaré dans un bref communiqué Abou Moujahid al-Assaf, un responsable de sécurité au sein du groupe soutenu par l'Iran.
Il a ajouté qu'il s'agissait d'un geste exceptionnel qui "ne se reproduira pas".
La guerre entamée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, dont plus de 100 personnes tuées en Irak selon un décompte de l'AFP reposant sur les déclarations de groupes armés et de responsables.
