L'UE juge "inacceptables" les menaces contre la Cour pénale internationale

L'Union européenne a jugé mardi "inacceptables" les menaces contre la Cour pénale internationale (CPI), après l'offensive américaine tous azimuts contre l'institution.

"Nous sommes fermement attachés à la justice pénale internationale", a déclaré un porte-parole de la Commission, Anouar El-Anouni, en réaction à la tribune du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio vilipendant la Cour.

A travers un message vidéo lundi sur X et un article dans le Wall Street Journal, le secrétaire d'Etat américain a lancé une campagne majeure contre la CPI.

"A l'heure où nous parlons, la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays, non pas à coups de balles ou de missiles, mais à coups de statuts, de traités et de la force de ce qu'on appelle le +droit international+", a déclaré Marco Rubio.

Il a encore souligné que "si nous restons les bras croisés, nous serons tous à la merci de juges étrangers situés à des milliers de kilomètres de là, exposés au risque constant d'être poursuivis, voire emprisonnés, pour le soi-disant crime d'avoir défendu leur propre pays".

Les relations entre l'administration Trump et la CPI basée à La Haye sont exécrables et plusieurs magistrats de la cour, dont le procureur général, font déjà l'objet de sanctions.

Elles constituent en majorité une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l'encontre d'Israël, allié des Etats-Unis. La cour a notamment émis en 2024 des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

"Les agressions ou menaces à l'encontre des magistrats de la cour, de leurs proches ou des personnes qui coopèrent avec la Cour sont tout simplement inacceptables", a martelé la Commission européenne lors d'un point presse mardi.

La Cour pénale internationale s'est elle gardée de tout commentaire.

Créée en 2002, la CPI poursuit des individus accusés des pires atrocités telles que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide.

Ni Israël ni les Etats-Unis n'adhèrent au traité international ayant institué la CPI, tout comme la Russie dont le président Vladimir Poutine fait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis mars 2023.

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