François Hollande a reçu mercredi à l'Elysée le président gambien Adama Barrow, élu il y a quatre mois, dont il a salué les premières réformes en faveur de la démocratie et d'une transition pacifique dans son pays.
M. Barrow, candidat d'une large coalition d'opposition, a accédé au pouvoir le 1er décembre 2016 succédant au président Yahya Jammeh, à la tête du pays pendant plus de 22 ans.
"Cette alternance démocratique constitue un signal positif fort pour la Gambie, l'ensemble de la région et du continent", a indiqué un communiqué conjoint des deux dirigeants diffusé par l'Elysée à l'issue de l'entretien.
François Hollande a salué l'annonce par le nouveau président gambien "de réformes, notamment dans le domaine de la justice, des droits de l'Homme et de la sécurité et le lancement d'une initiative de justice et de réconciliation". "Il s'est réjoui de la décision du président Barrow d'annuler la décision de retrait de la Gambie de la Cour pénale internationale (CPI)", selon ce communiqué.
Les deux présidents ont par ailleurs "décidé de renforcer les liens entre les deux pays pour affermir la démocratie et l'Etat de droit en Gambie" et "ont eu un échange approfondi sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale", en particulier "pour la formation des forces gambiennes de sécurité".
Sur le plan économique, la France est déterminée à appuyer "la mobilisation des bailleurs de fonds" en faveur de la Gambie.
Outre son entretien avec François Hollande, Adama Barrow, qui effectuait sa première visite en France, a rencontré le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, ainsi que les ministres des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault, de la Défense, Jean-Yves Le Drian et de l'Economie et des Finances, Michel Sapin.
Il a aussi eu des échanges avec des dirigeants d'entreprises françaises au Medef.
