Rappel des dates-clés de la position française depuis le début du conflit en Syrie, en mars 2011.
- Appel à 'quitter le pouvoir' -
Le 18 août 2011, le président Nicolas Sarkozy appelle Bachar al-Assad, dans une déclaration avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron, à "quitter le pouvoir".
"Le président Assad, qui a recours à la force militaire brutale contre son propre peuple et qui porte la responsabilité de la situation, a perdu toute légitimité et ne peut plus prétendre diriger le pays", affirme la déclaration.
Dès mars, Paris avait "condamné les violences contre les manifestants".
- Ambassade fermée -
Le 2 mars 2012, Nicolas Sarkozy annonce que la France a décidé de fermer son ambassade pour dénoncer le "scandale" de la répression.
Le 29 mai, le nouveau président François Hollande, à l'instar d'autres dirigeants occidentaux, annonce l'expulsion de l'ambassadrice de Syrie en France, Lamia Chakkour, en réponse à un massacre dans la province centrale de Homs. Lamia Chakkour reste cependant sur le territoire français en tant que représentante auprès de l'Unesco.
Le 13 novembre, Hollande annonce que la France reconnaît la nouvelle Coalition de l'opposition comme "la seule représentante du peuple syrien".
- Assad pas 'un partenaire' -
Le 28 août 2014, François Hollande affirme qu'Assad "ne peut pas être un partenaire de la lutte contre le terrorisme" en Syrie et en Irak, où les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) contrôlent plusieurs régions.
Face aux percées de l'EI, une coalition internationale menée par les États-Unis est mise en place en septembre. La France, qui ne participe qu'en Irak, changera de stratégie en septembre 2015 pour élargir son périmètre d'action à la Syrie.
Le 26 février 2015, Hollande "condamne" le déplacement en Syrie de quatre parlementaires français, dont trois ont discuté avec Assad, dénonçant leur rencontre avec "un dictateur".
- L'EI 'ennemi' prioritaire -
Le 16 novembre 2016, François Hollande désigne l'EI comme "ennemi" prioritaire, tout en soulignant qu'Assad ne peut "constituer l'issue" du conflit, après les attentats revendiqués par l'EI qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris.
- 'Crimes contre l'humanité' -
Le 13 décembre 2016, quelques jours avant la reconquête par l'armée de l'ensemble d'Alep (nord), le Premier ministre français Bernard Cazeneuve dénonce les "massacres" du régime contre des civils "avec l'appui" de la Russie, qui peuvent constituer des "crimes de guerre voire des crimes contre l'humanité".
- Nouvelle 'doctrine' -
Le 22 juin 2017, le président Emmanuel Macron déclare qu'il ne voit pas de "successeur légitime" à Assad, et que ce dernier n'est pas l'"ennemi" de la France mais celui du peuple syrien.
Le 4 juillet, il confirme le soutien de la France à l'opposition, sans évoquer la question controversée d'Assad.
Le 13 juillet, il déclare qu'il ne fait plus "du départ et de la destitution" d'Assad "une condition préalable" à des discussions. "Nous avons en effet changé la doctrine française à l'égard de la Syrie pour pouvoir avoir des résultats et travailler de manière très étroite avec nos partenaires, en particulier les États-Unis d'Amérique", déclare-t-il.
