L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj s'est dit mercredi "fier des crimes qui (lui) sont imputés" par la justice internationale et a assuré qu'il était "prêt à les répéter à l'avenir", dans une déclaration par téléphone à l'AFP.
Agé de 63 ans, Vojislav Seselj a été condamné en appel à dix ans de prison par un tribunal de l'ONU pour crimes contre l'humanité lors des guerres des années 1990 en ex-Yougoslavie. Cette peine est couverte par la période de détention qu'il a déjà effectuée. Lui a été notamment reproché un de ses discours, très hostile aux Croates, prononcé à Hrtkovci en Voïvodine, région multiethnique du nord de la Serbie.
Le tribunal "a menti concernant Hrtkovci. Aucun Croate n'a été expulsé de Serbie, tous ceux qui sont partis ont auparavant échangé leurs propriétés avec celles des Serbes" chassés de Croatie, a affirmé Vojislav Seselj.
Absent de son procès en appel, M. Seselj a estimé que cette condamnation était "contraire à la loi". "Le tribunal en appel ne pouvait pas changer l'acquittement en condamnation, il pouvait uniquement casser ce verdict et faire renvoyer le dossier pour un nouveau procès", a-t-il affirmé.
En mars 2016, en première instance, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) avait acquitté le fondateur du parti d'extrême droite serbe SRS, aujourd'hui député.
