Venezuela: "Toutes les options sont sur la table", affirme Trump

Le président des Etats-Unis Donald Trump a déclaré mercredi que "toutes les options" étaient sur la table au sujet du Venezuela, y compris "les plus fortes", mais sans évoquer comme la veille un renversement du gouvernement Maduro.

"Toutes les options sont sur la table concernant le Venezuela", "les plus fortes et d'autres moins fortes", a-t-il dit à des journalistes en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New York. "Et vous savez ce que j'entends par fortes", a-t-il ajouté, sans autre précision.

"La situation au Venezuela est une honte", a encore affirmé Donald Trump. "Je veux juste voir ce pays redressé. Je veux que les gens soient en sécurité. Nous allons nous occuper du Venezuela", a-t-il encore déclaré, énigmatique.

Peu après ces déclarations, des rumeurs circulaient à l'ONU sur une éventuelle rencontre ce mercredi, en marge de l'assemblée générale de l'ONU, entre Trump et le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Aucune information officielle ne confirmait toutefois ces rumeurs à la mi-journée.

On ignorait même si le leader vénézuélien serait effectivement à New York pour cette Assemblée générale annuelle de l'ONU, même si les médias vénézuéliens ont indiqué qu'il était en route pour la métropole américaine.

Les menaces de Donald Trump mercredi interviennent après qu'il eut estimé mardi que le président Nicolas Maduro pourrait être "renversé très rapidement par l'armée si les militaires décidaient de le faire".

Mardi également, Washington a annoncé de nouvelles sanctions financières contre quatre personnes de l'entourage de Nicolas Maduro, dont son épouse Cilia Adela Flores et sa vice-présidente Delcy Rodriguez.

L'évocation d'un renversement de M. Maduro par Donald Trump a été immédiatement dénoncée par Caracas.

"Le Venezuela rejette fermement les déclarations belliqueuses (...) du président des Etats-Unis (...), qui poussent à une insurrection militaire dans le pays", a dénoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Pour le gouvernement vénézuélien, ces propos sont la preuve "de la politique de changement de régime promue" par Washington avec la participation "d'autres pays latino-américains".

La répression de l'opposition menée par le gouvernement Maduro est dénoncée par d'autres pays, même s'ils se gardent d'évoquer son renversement.

Les chefs de la diplomatie canadien, argentin, chilien, colombien, paraguayen et péruvien ont annoncé mercredi avoir envoyé une lettre à la Cour pénale internationale (CPI) pour lui demander d'enquêter sur les crimes contre l'humanité commis selon eux par le gouvernement de Nicolas Maduro.

Il y a au Venezuela des informations sur "des détentions arbitraires, exécutions extra-judiciaires, tortures, agressions sexuelles, viols" et autres "atteintes flagrantes" aux droits, a affirmé le ministre argentin des Affaires étrangères Jorge Faurie.

"Au moment où beaucoup de pays tournent le dos à un ordre international fondé sur des règles et où la CPI elle-même est attaquée, il est réconfortant de voir et de participer à un effort multilatéral pour renvoyer les crimes innommables du régime de Maduro devant cette institution", a déclaré la chef de la diplomatie canadienne Chrystia Freeland, en allusion au rejet par Donald Trump de la légitimité de la CPI.

bur-cat/prh/AB

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