Les violences entre Palestiniens et policiers israéliens à Jérusalem ont suscité de nombreuses réactions, des appels de la France à la "plus grande retenue" à la condamnation d'Israël par des pays arabes.
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi en urgence, mais sans s'entendre sur une déclaration commune, les Etats-Unis jugeant qu'un "message public n'était pas opportun à ce stade", selon des diplomates.
- France -
La France a mis en garde lundi contre une "escalade de grande ampleur".
"La France appelle l'ensemble des acteurs à faire preuve de la plus grande retenue et à s'abstenir de toute provocation pour permettre un retour au calme dans les plus brefs délais", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
- Union européenne -
"Nous sommes profondément préoccupés par les récents affrontements et la violence", a déclaré lundi le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell.
"Il est important que tout soit fait pour éviter d'alimenter les tensions", a-t-il ajouté.
L'UE avait appelé samedi les autorités israéliennes à agir de "toute urgence" pour une "désescalade" des tensions à Jérusalem. "Les dirigeants politiques, religieux et communautaires de tous bords doivent faire preuve de retenue et de responsabilité et tout mettre en oeuvre pour calmer cette situation explosive", avait ajouté le porte-parole de Josep Borrell.
- Allemagne -
"Nous ne pouvons qu'appeler toutes les parties à désamorcer cette situation véritablement explosive. Les deux parties peuvent y contribuer", a déclaré lundi le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.
- Turquie -
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné lundi ce qu'il a qualifié de "terrorisme" israélien à Jérusalem.
M. Erdogan a en outre affirmé qu'il ferait "tout ce qu'il peut pour mobiliser le monde, notamment musulman, pour mettre fin au terrorisme et à l'occupation israéliens", selon la présidence turque.
- Iran -
"Il n'a pas suffi au régime israélien de voler les terres et les maisons des gens, de créer un régime d'apartheid et de refuser de vacciner les civils sous occupation illégale. Il a dû tirer sur des fidèles innocents à l'intérieur de la troisième mosquée la plus sacrée de l'Islam", a déclaré lundi sur Twitter le ministre des Affaires étrangères iranien Javad Zarif.
L'Iran avait exhorté samedi les Nations unies à condamner ce qu'il a appelé un "crime de guerre" d'Israël à Jérusalem.
- Egypte -
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a condamné lundi "fermement la nouvelle incursion des forces israéliennes dans la Mosquée Al-Aqsa".
- Autres pays arabes -
Des pays arabes, dont plusieurs ayant récemment normalisé leurs relations avec Israël --Soudan, Maroc, Emirats arabes unis et Bahreïn-- ou l'Algérie, soutien inconditionnel de la cause palestinienne, ont dénoncé ce week-end les agissements de l'Etat hébreu.
Le ministère soudanais des Affaires étrangères a notamment qualifié samedi les mesures prises contre les Palestiniens à Jérusalem de "répression" et d'"action coercitive".
Abou Dhabi a appelé les autorités israéliennes à "assurer la responsabilité d'une désescalade" de la violence autour de l'esplanade des Mosquées.
L'Algérie a, elle, condamné les "attaques racistes et extrémistes enregistrées dans la ville occupée d'Al-Qods (Jérusalem en arabe, NDLR)".
Et le roi Abdallah II de Jordanie a "condamné" dimanche "les violations israéliennes et les pratiques menant à l'escalade (des tensions) autour de la mosquée Al-Aqsa".
- Pape -
Le pape François a appelé dimanche à la fin des violences à Jérusalem.
"La violence engendre seulement la violence. Arrêtons ces heurts", a-t-il lancé dans un message dominical après la prière.
Il a appelé les parties à faire en sorte "que l'identité multireligieuse et multiculturelle de la ville sainte puisse être respectée et que la fraternité puisse prévaloir".
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