Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a accusé jeudi son homologue russe Sergueï Lavrov d'être "complice des crimes" commis par l'armée russe depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.
"Le fait qu'il justifie les bombardements d'un hôpital à Marioupol et les crimes de guerre commis à Boutcha et dans d'autres villes et villages d'Ukraine (...) le rend complice de ces crimes", a-t-il déclaré durant une conférence de presse, après une rencontre avec les chefs de diplomatie des pays de l'Otan à Bruxelles.
"Chaque commentaire qu'il fait vise à perturber les pourparlers, à les bloquer et à ne pas les poursuivre", a poursuivi M. Kouleba, en référence aux pourparlers initiés entre la Russie et l'Ukraine sous l'égide de la Turquie, tout en assurant être "prêt à le rencontrer" de nouveau.
"S'il est question de la paix en Ukraine et de l'arrêt des morts, alors je suis prêt à rencontrer n'importe qui", a ajouté le ministre ukrainien: "Pour éviter un autre Boutcha, nous devons parler et voir comment nous pouvons mettre fin à cette guerre".
Devant ses homologues de l'Otan, Dmytro Kouleba a insisté sur le besoin pour l'Ukraine de recevoir des armes "maintenant", ou "ce sera trop tard".
