La Première ministre lituanienne à Borodianka, dévastée par les bombes

La Première ministre lituanienne Ingrida Simonyte a visité lundi en compagnie de son homologue ukrainien Denys Chmygal la petite ville de Borodianka près de Kiev, détruite par les bombes et théâtre d'exactions présumées pendant l'occupation russe.

M. Chmygal a publié sur Telegram des photographies avec Mme Simonyte devant des bâtiments éventrés et détruits, les fenêtres béantes et noircies par les incendies.

"Aucun mot ne pourrait décrire ce que j'ai vu et ressenti ici", a écrit sur Twitter la Première ministre lituanienne, dont le pays est l'un des principaux soutiens de l'Ukraine face à Moscou.

Mme Simonyte a dénoncé, citée dans un communiqué, les bombardements des villes ukrainiennes, destinés selon elle à "les effacer de la surface de la Terre, en causant autant de victimes civiles, autant de douleur et de souffrance que possible".

"Les images des villes ukrainiennes en ruines et les témoignages des survivants révèlent le vrai visage de la Russie", a encore ajouté la Première ministre de Lituanie, une ancienne république soviétique.

M. Chmygal a, lui, estimé que Borodianka était "l'une des plaies douloureuses sur le corps de l'Ukraine". "Les conséquences de l'occupation par les barbares russes sont terrifiantes", a-t-il ajouté.

Borodianka, qui comptait 13.000 habitants avant la guerre, a été occupée par les forces russes pendant plusieurs semaines avant leur retrait de la région fin mars. Elle est située à 50 km au nord-ouest de la capitale, Kiev.

Sept nouveaux corps ont été retirés des débris d'un immeuble lundi, selon les secours, qui ont indiqué que 19 cadavres ont été trouvés jusqu'à présent.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait assuré la semaine dernière que la situation à Borodianka était "bien plus horrible" qu'à Boutcha, où des cadavres de personnes portant des vêtements civils ont été retrouvés.

Des journalistes de l'AFP ont vu à Borodianka dimanche une ville dévastée avec des décombres éparpillés près des blocs d'immeubles, fenêtres et portes soufflées.

"Les sauveteurs continuent de déblayer les débris dans les maisons détruites", a précisé M. Chmygal lundi. "Nous traduirons en justice tous ceux qui sont responsables de ces atrocités", a-t-il ajouté.

Il a également remercié la Lituanie pour avoir "rejoint l'enquête sur les crimes de guerre". Vilnius pourrait ainsi envoyer une équipe de médecins légistes et d'enquêteurs.

Moscou a nié avoir mené des massacres dans la région de Kiev, dénonçant une "mise en scène" orchestrée par les Ukrainiens et destinée à lui nuire.

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