09.01.09 - TPIR/SYNTHESE HEBDOMADAIRE - UN SECOND JUGE TANZANIEN AU TPIR

Arusha, 09 janvier 2009 (FH) - Joseph Masanche, sera, à partir de lundi prochain, le deuxième juge tanzanien à siéger au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.
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Il y rejoint son concitoyen, William Hussein Sekule.

Nommé le 1er janvier par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, M. Masanche, 64 ans, va, dans un premier temps, siéger dans deux procès dont celui du lieutenant- colonel Tharcisse Muvunyi qui sera rejugé à partir de lundi prochain, conformément à un arrêt de la chambre d'appel.

Entre temps, la défense de Muvunyi s'est opposée, dans une requête sur laquelle les juges n'ont pas encore statué, à la présentation par le procureur de nouveaux témoins en plus de ceux qui avaient été cités dans le cadre de la première procédure.

Le début de ce nouveau procès va marquer la rentrée d'une année judiciaire « lourde de défis », comme ne cesse de l'affirmer, le président du TPIR, le juge Dennis Byron.

En effet, 10 nouveaux procès en tout pourraient démarrer alors que le Conseil de sécurité exige que les travaux du tribunal en première instance soient terminés d'ici à la fin de l'année.

Parmi les accusés qui attendent de comparaître, figurent les anciens ministres de la Jeunesse, Callixte Nzabonimana et du Plan, Augustin Ngirabatware. Brillant universitaire, ce dernier est par ailleurs, gendre du milliardaire Félicien Kabuga sur lequel le TPIR n'arrive pas à mettre la main.

Parallèlement, le tribunal poursuivra ses auditions ou ses délibérations dans 9 procès impliquant 22 accusés.

Les juges étaient partis en vacances après avoir rendu leurs jugements notamment dans l'affaire Bagosora et consorts.

Présenté par le procureur comme « le cerveau » du génocide de 1994, le colonel Théoneste Bagosora, ancien directeur de cabinet au ministère de la Défense, a été condamné à la prison à vie le 18 décembre.

Le même jour, Protais Zigiranyirazo, beau-frère de l'ex-président Juvénal Habyarimana, s'est vu infliger 20 ans de réclusion.

Le 2 décembre, c'est le chanteur Simon Bikindi qui avait écopé de 15 ans d'emprisonnement.

ER/GF
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