Ukraine: les bombardements de civils les plus meurtriers depuis l'invasion par la Russie

Théâtre de Marioupol, gare de Kramatorsk ou, dernier en date, village de Groza : les bombardements tuant de nombreux civils se sont multipliés depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Théâtre de Marioupol -

Peu après le début de l'invasion en février 2022, le théâtre de Marioupol (sud-est) est bombardé le 16 mars, tuant de nombreux civils qui s'y étaient réfugiés alors que cette grande ville portuaire sur la mer d'Azov était assiégée.

L'aviation russe a frappé "sciemment" le théâtre, selon Kiev, ce que Moscou démentira, assurant que l'explosion venait de l'intérieur.

La municipalité avait alors déploré environ 300 morts, mais aucun bilan précis n'a pu être établi, la Russie ayant pris le contrôle de la ville.

- Gare de Kramatorsk -

A 10H30 le matin du 8 avril 2022, un missile s'abat sur la gare bondée de Kramatorsk (est). Soixante et une personnes sont tuées et plus de 160 blessées, d'après la municipalité.

Quelque 4.000 civils s'étaient massés dans ce noeud ferroviaire pour être évacués par train, lorsque la gare a été frappée par un missile Totchka-U qui selon les experts était porteur d'armes à sous-munitions.

Sur le parvis, les restes d'un missile portaient une inscription en russe "pour nos enfants", expression récurrente utilisée par les séparatistes prorusses, a constaté l'AFP.

Après ce bombardement, les responsables ukrainiens et internationaux ont promis que les auteurs devraient rendre des comptes pour ce "crime de guerre".

- Ecole à Bilogorivka -

Le 7 mai 2022, c'est une école qui est détruite dans un bombardement à Bilogorivka, dans la région de Lougansk (est), entraînant la mort de 60 civils.

"Ils essayaient de trouver refuge dans le bâtiment d'une école ordinaire qui a été visée par une frappe aérienne russe", selon le président Volodymyr Zelensky.

Les bombardements d'écoles -dont beaucoup ont été transformées en abris où se retrouvent à la fois des civils et des militaires ukrainiens- sont devenus courants dans les zones de combats.

- Immeuble à Dnipro -

Le 14 janvier 2023, un missile russe éventre un immeuble résidentiel du quai de la Victoire à Dnipro (est) faisant 46 morts, dont six enfants, le plus jeune âgé de 11 mois, selon Kiev.

L'explosion provoque l'effondrement d'une section entière du bâtiment de huit étages, emprisonnant sous les décombres des dizaines de personnes.

L'immeuble a été frappé au cours de bombardements massifs contre des installations énergétiques ukrainiennes - une campagne engagée par le Kremlin en octobre, après une série de revers militaires russes, pour plonger les Ukrainiens dans le froid et le noir.

"Le monde doit arrêter ce mal", implore le président Zelensky, dénonçant "la terreur russe".

- Funérailles meurtrières -

Le dernier carnage en date a fait au moins 52 morts jeudi dans un bombardement à Groza (est), en marge des funérailles d'un soldat, l'ONU évoquant un possible "crime de guerre".

La très meurtrière attaque a frappé en plein jour ce petit village de 330 habitants proche de Koupiansk dans la région de Kharkiv.

Elle y a détruit un magasin et un café situés dans le même bâtiment et où se trouvaient une soixantaine de personnes, selon le ministre de l'Intérieur Igor Klymenko, précisant qu'un enfant de six ans a été tué dans le bombardement. Parmi les morts, figurent la femme et le fils du soldat mort au combat.

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