Les réactions au tir meurtrier sur un hôpital à Gaza

Les Etats-Unis pointent une responsabilité palestinienne, la Russie appelle Israël à prouver son innocence : le tir de roquette meurtrier sur un hôpital de Gaza suscite de vives réactions à travers le monde.

- ONU -

Le chef de l'ONU Antonio Guterres s'est dit "horrifié" par les "centaines de civils palestiniens tués dans (cette) frappe", qu'il a "condamnée avec force" mais sans en imputer à quiconque la responsabilité.

- Etats-Unis -

Le président américain Joe Biden, en visite en Israël mercredi, s'est dit "attristé et choqué". Il a soutenu la version des autorités israéliennes imputant la frappe à des combattants palestiniens, en soulignant que des "données" américaines disculpent Israël.

- Russie -

La frappe meurtrière est une "tragédie", a déclaré le président russe Vladimir Poutine, en disant espérer une fin rapide du conflit entre Israël et le Hamas.

La porte-parole de la diplomatie russe a exhorté Israël à "prouver son innocence" en présentant "les faits".

- Union européenne -

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a jugé que "rien" ne pouvait "excuser une frappe sur un hôpital rempli de civils", tandis que le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a jugé que "la responsabilité de ce crime (devait) être clairement établie".

Le président français Emmanuel Macron a souligné que "rien ne peut justifier de prendre des civils pour cibles", le chancelier allemand Olaf Scholz "horrifié" a appelé à une "enquête approfondie", la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, "à trouver une solution rapide à cette crise". Le gouvernement espagnol a lui déploré un "terrible massacre".

- Chine -

"Choquée", la Chine a condamné "vigoureusement" le tir meurtrier, appelant à un "cessez-le-feu immédiat".

- Ligue Arabe -

La Ligue arabe a mis ses drapeaux en berne pour trois jours après "ce crime horrible perpétré par les forces d'occupation sur des gens sans défense", a annoncé son numéro deux, Hossam Zaki.

- Iran -

Le président iranien Ebrahim Raïssi a décrété une journée de deuil national et a accusé les Etats-Unis d'être "les complices des crimes" d'Israël.

Des centaines de manifestants se sont réunis devant les ambassades de France et du Royaume-Uni à Téhéran dans la nuit de mardi à mercredi, après le rassemblement de plusieurs milliers de personnes dans le centre de la capitale.

- Jordanie -

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a condamné le tir contre l'hôpital, qu'il a imputé à Israël.

Environ 5.000 personnes ont manifesté mercredi près de l'ambassade d'Israël à Amman.

- Hezbollah libanais -

Le Hezbollah libanais, allié du Hamas, a appelé à une "journée de colère" mercredi et accusé Israël d'un "massacre".

Mardi soir, dans la banlieue de Beyrouth, des heurts ont éclaté devant l'ambassade des Etats-Unis entre les forces de sécurité libanaises et des manifestants scandant "mort à l'Amérique" et "mort à Israël".

- Egypte -

Après avoir dans un premier temps dénoncé une frappe israélienne, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a condamné un "bombardement atroce de civils". Des milliers d'Egyptiens ont manifesté mercredi en solidarité avec la bande de Gaza.

- Arabie saoudite -

Poids lourd régional, l'Arabie saoudite a dénoncé une "violation de toutes les lois et normes internationales", fustigeant la poursuite par Israël "des attaques contre les civils".

- Irak -

Le Premier ministre irakien a appelé à une "résolution immédiate" du Conseil de sécurité de l'ONU pour mettre fin à l'"agression". Trois jours de deuil ont été décrétés dans le pays.

- Union africaine -

Le président de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a accusé Israël de "crime de guerre", appelant la communauté internationale à agir.

- Turquie -

Imputant la frappe aux Israéliens, le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à "l'arrêt de cette violence sans précédent à Gaza". La Turquie va décréter trois jours de deuil national.

- Inde -

Le Premier ministre indien Narendra Modi s'est déclaré "profondément choqué", affirmant que les responsables devaient "répondre de leurs actes".

- Brésil -

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a évoqué "une tragédie injustifiable", réitérant son appel à une action internationale urgente pour protéger enfants et civils.

- Organisations humanitaires ou de santé -

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé Israël et le Hamas à "cesser toute attaque contre les établissements de santé".

Médecins sans frontières (MSF) s'est dit "horrifié" tandis que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a souligné que les "hôpitaux devraient être des sanctuaires".

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