Le collectif "Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens" qui réunit notamment des organisations marquées à gauche, appelle à des rassemblements partout en France, et dimanche à Paris, pour demander l'arrêt des opérations militaires d'Israël à Gaza.
"Halte au massacre à Gaza" et la "France doit demander un cessez-le feu immédiat" sont les deux mots d'ordre d'un communiqué rédigé par le collectif, daté de jeudi mais diffusé vendredi via le compte X (ex-twitter) de la CGT.
Les centrales CGT, FSU, La France Insoumise, l'Union syndicale Solidaires, l'association France-Palestine-Solidarité, le Mrap, le collectif des Musulmans de France ou encore l'Union juive française pour la Paix font partie de la quarantaine d'organisations membres du collectif.
"Nous exigeons l'arrêt immédiat des opérations militaires contre la bande de Gaza", demandent-ils, dénonçant des "crimes de guerre" et "un siège inhumain".
Le collectif condamne en outre "les crimes de guerre commis par des commandos du Hamas contre les civils israéliens" et demande "la libération immédiate de tous les civils pris en otage". Il appelle à un rassemblement dimanche à 15 heures, place de la République à Paris et "partout en France sur les bases de cet appel".
Les libertés d'expression et de manifestation "doivent être respectées", soulignent les organisateurs en référence aux demandes d'interdiction formulées par le ministre de l'Intérieur des "manifestations pro-palestiniennes, parce qu'elles (sont) susceptibles de générer des troubles à l'ordre public".
Cette interdiction systématique a été épinglée par le Conseil d'Etat mercredi, la plus haute juridiction administrative considérant qu'il revenait aux préfets d'apprécier la situation au cas par cas.
Jeudi soir, l'interdiction d'une manifestation propalestinienne à Paris a été levée par la justice administrative.
Plus de 1.400 personnes ont été tuées sur le territoire israélien par les hommes du Hamas depuis le 7 octobre, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations au premier jour de l'attaque des combattants du mouvement islamiste palestinien menée à partir de Gaza, selon les autorités israéliennes.
Selon l'armée israélienne, environ 1.500 combattants du Hamas ont été tués dans la contre-offensive ayant permis à Israël de reprendre le contrôle des zones attaquées.
Dans la bande de Gaza, plus de 3.700 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements incessants menés en représailles par l'armée israélienne, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza.
