17.09.10 - TPIR/SYNTHESE HEBDOMADAIRE - UN EX-MINISTRE DE LA DEFENSE ENTENDU AU PROCES MRND

Arusha, 17 septembre 2010 (FH) - Deux procès étaient inscrits cette semaine au rôle du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), dont celui de deux anciens dirigeants du MRND, le parti de l'ex-président Juvénal Habyarimana.
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L'autre affaire était celle de l'ex-maire de Kivumu (ouest) Grégoire Ndahimana, qui a été suspendue jeudi jusqu'au 1e novembre prochain.

Dans le procès MRND, l'ancien président du parti, Mathieu Ngirumpatse, a cité notamment un général rwandais en exil, Emmanuel Habyarimana, ancien ministre de la Défense du régime actuel.

Le général qui faisait partie en 1994 des Forces armées rwandaises (FAR), a affirmé mercredi que la jeunesse du MRND, les Interahamwe, n'avait pas été créée pour exterminer les Tutsis.

Jeudi, en contre interrogatoire par le bureau du procureur, l'officier général a été confronté à une déclaration antérieure contredisant son témoignage devant la chambre.

Dans cette déclaration recueillie en 1999, alors qu'il servait encore sous le régime du président Paul Kagame, le général affirme sans ambages que des responsables du MRND « ont semé le grain du génocide au Rwanda ».

L'ex-ministre de la Défense qui milite actuellement au sein de l'opposition rwandaise en exil, a expliqué que ses déclarations de 1999 résultaient d'une « propagande » orchestrée par le nouveau régime et certains médias. Il a indiqué qu'après avoir mené des recherches ultérieures, il avait conclu qu'il s'était laissé induire en erreur par cette « propagande ».

Dans une autre salle d'audience, le procès de l'ancien  maire Grégoire Ndahimana a été suspendu jeudi jusqu'au 1er novembre prochain, selon une ordonnance de la chambre.

Inculpé de génocide et d'extermination, l'ancien maire de Kivumu (ouest) qui clame son innocence, est en procès depuis le 6 septembre.

Selon cette ordonnance « portant calendrier », la poursuite aura jusqu'au 12 novembre pour boucler sa preuve tandis que l'accusé entamera sa défense le 1er décembre.

Le procureur a déjà fait venir à la barre 6 des 15 témoins qu'il entend citer à l'appui des charges portées contre l'ancien responsable administratif. Ndahimana est surtout accusé d'avoir préparé le massacre de milliers de Tutsis qui avaient cherché refuge à l'église de Nyange, dans sa commune, en avril 1994.

ER/GF

© Agence Hirondelle