14.12.10 - TPIR/NGIRABATWARE - LE PROCES DE L'EX - MINISTRE DU PLAN SUSPENDU JUSQU'AU 17 JANVIER 201

Arusha, 14 décembre 2010 (FH) - Le procès de l'ex-ministre du Plan Augustin Ngirabatware a été suspendu mardi jusqu'au 17 janvier prochain, suite au décès d'un proche de l'un des trois juges, a constaté l'agence de presse Hirondelle.
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« Nous devons arrêter ici ; un membre de la chambre vient de perdre quelqu'un de sa famille », a annoncé le juge président de la chambre, William Sekule, en plein contre-interrogatoire de l'accusé par la poursuite.

« Nous reprendrons le 17 janvier 2011 », a ajouté le magistrat tanzanien sans préciser lequel des juges était éprouvé.

Originaire de la préfecture de Gisenyi (nord), l'ex-ministre qui était membre du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND) de l'ex-président Juvénal Habyarimana, est inculpé de crimes de génocide et de crimes contre l'humanité.

Accusé d'avoir incité aux massacres des Tutsis à Nyamyumba, sa commune natale, ce gendre du milliardaire  Félicien Kabuga encore recherché par le TPIR, clame son innocence en développant, depuis le début de son audition le 16 novembre, une défense d'alibi pour la plupart des faits portés contre lui.

Alibi que le procureur s'efforce de démonter depuis le début du contre interrogatoire le 6 décembre.

L'ex-ministre qui devrait encore être entendu quelques jours en janvier prochain est le premier témoin de sa défense qui promet d'être très longue.

Docteur en économie de l'Université de Fribourg, en Suisse, Ngirabatware a été, dans son pays, enseignant à l'Université Nationale du Rwanda (1986-1994), puis ministre du Plan (1990-1994). Durant son exil à partir de juillet 1994, il a travaillé dans différents instituts de recherche au Gabon et en France.

Arrêté en Allemagne le 17 septembre 2007, il se trouve entre les mains du TPIR depuis le 08 octobre 2008.

Le procès s'est ouvert le 22 septembre 2009 et l'accusation a été bouclée le 31 août au terme de l'audition d'une vingtaine de témoins à charge

La suspension du procès marque la fin des auditions de témoins au TPIR pour l'année qui s'achève.  

NI-ER/GF

© Agence Hirondelle