19.01.11 - CPI/BEMBA - COMMENT BEMBA A PU ASSISTER AUX FUNERAILLES DE SA BELLE-MERE EN BELGIQUE

La Haye, 19 janvier 2011 (FH) - La chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a rendu publique a posteriori sa décision autorisant Jean-Pierre Bemba à se rendre aux funérailles de sa belle-mère, le 10 janvier 2011.
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En procès pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Centrafrique, le sénateur congolais a pu, pour la seconde fois depuis son transfèrement à La Haye le 3 juillet 2008, quitter sa cellule de la prison de Scheveningen.  En juillet 2009, il avait déjà été autorisé à se rendre à l'enterrement de son père, Jeannot Bemba.

Le 10 janvier 2011, Jean-Pierre Bemba a donc pu se rendre à l'église Saint Paul de Waterloo, une ville proche de Bruxelles, pour assister aux funérailles de sa belle-mère, Josette Efika Lola. Selon la presse congolaise, de très nombreux supporters du chef du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) étaient présents lors de la cérémonie. Dans leur requête du 3 janvier, les avocats de Jean-Pierre Bemba avaient estimé qu'« en tant que chef de famille, et selon les traditions africaines, Monsieur Bemba a le devoir moral d'être présent aux funérailles de sa belle-mère ». Ils ajoutaient que Josette Efika Lola « l'a élevé depuis l'âge de 12 ans, après la mort de sa mère biologique ».

De son coté, le procureur avait demandé aux juges de rejeter la demande, arguant que l'accusé avait eu, depuis le démarrage du procès, la possibilité « d'identifier les témoins du procureur », car même si certains témoins bénéficient de mesures de protection, leurs noms sont transmis à la défense et aux accusés en procès devant la Cour.

Les juges ont finalement autorisé l'accusé à quitter sa cellule pour la seule journée du 10 janvier, pour « circonstances exceptionnelles », alors que la défense réclamait quatre jours de libération. Mais les autorités belges n'ont accordé cette visite sur leur territoire qu'à partir « du 10 janvier au matin, jusqu'à la fin de la messe de requiem ».

De leur côté, les autorités néerlandaises, chargées d'escorter Jean-Pierre Bemba jusqu'à la frontière avec la Belgique où il a été pris en charge par la police belge, ont demandé le remboursement des coûts de transfert, comme proposé par la défense. Son procès a repris le 11 janvier.

SM/GF

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