L'Iran appelle à exclure Israël de l'ONU lors du 45e anniversaire de sa révolution

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Le président iranien a appelé dimanche à exclure Israël de l'ONU, en célébrant le 45e anniversaire de la Révolution islamique, marqué par des rassemblements à Téhéran et dans les grandes villes d'Iran.

Le soutien à la cause palestinienne, couplé aux critiques contre les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, a été cette année le principal mot d'ordre des traditionnelles cérémonies de l'anniversaire de la révolution de 1979.

"Nous proposons d'exclure l'entité sioniste des Nations unies", a déclaré le président, Ebrahim Raïssi, en faisant allusion à Israël, un pays que ne reconnaît pas l'Iran.

Car "ce qui arrive à Gaza aujourd'hui est un crime contre l'Humanité, et les soutiens de ce régime criminel sont les Etats-Unis et certains pays occidentaux", a-t-il ajouté au cours d'un discours prononcé devant des milliers de personnes rassemblées sur la place Azadi ("Liberté") dans la capitale en ce jour férié.

Le président Raïssi a accusé Israël d'avoir "violé 400 déclarations, résolutions et accords" conclus au sein des "organisations internationales".

L'Iran se présente comme l'un des principaux soutien du Hamas dans la guerre déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du mouvement palestinien dans le sud d'Israël, qui a fait plus de 1.160 morts, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, qu'il considère comme une organisation terroriste, de même que les Etats-Unis et l'Union européenne. L'armée israélienne a lancé une offensive qui a fait plus de 28.000 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste, au pouvoir dans le territoire depuis 2007.

- Elections législatives prochaines -

Sur la place Azadi de Téhéran, les personnes rassemblées ont brandi des portraits du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Ruhollah Khomeini, ainsi que du populaire général Qassem Soleimani, tué par un raid de l'armée américaine en janvier 2020 à Bagdad.

Elles reprenaient les slogans "A bas les Etats-Unis", "A bas Israël", "A bas le Royaume-Uni", les principaux adversaires de la République islamique depuis 1979.

Pour M. Raïssi, "les Occidentaux ont essayé avec force que l'Iran cesse de défendre la Palestine et les idéaux de la Révolution islamique, avec des conflits militaires, un blocus économique et des sanctions". Mais sans succès.

Autour de l'immense place étaient déployés des missiles balistiques Qiam, des drones Shahed 136 et des lanceurs de satellites Simorgh, produits par l'Iran.

Les pays occidentaux ont accusé l'Iran d'avoir fourni des drones à la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine, ce que Téhéran dément, et des missiles aux groupes armés qu'il soutient au Moyen-Orient, comme les rebelles houthis du Yémen.

Ces célébrations interviennent à l'approche des élections législatives du 1er mars, le premier scrutin national depuis le vaste mouvement de contestation qui avait secoué l'Iran après la mort, le 16 septembre 2022, de Mahsa Amini, décédée à 22 ans après avoir été arrêtée pour avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique.