01.04.11 - TPIR/RENZAHO - LA PERPETUITE CONFIRMEE CONTRE L'EX-PREFET DE KIGALI

Arusha, 1er avril 2011 (FH) - La chambre d'appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a confirmé vendredi la peine de prison à perpétuité prononcée en première instance contre le colonel Tharcisse Renzaho, ancien préfet de Kigali, la capitale rwandaise.
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« La chambre d'appel, siégeant en audience publique, confirme la condamnation de Monsieur Tharcisse Renzaho à la peine d'emprisonnement pour le restant de sa vie », a déclaré le juge Carmel Agius, au terme de la lecture d'un résumé en anglais de l'arrêt.

Le condamné « restera sous la garde du tribunal en attendant son transfert vers l'Etat où il exécutera sa peine », a ajouté le magistrat.

Le 14 juillet 2009, le colonel Renzaho avait été reconnu été reconnu coupable de génocide, assassinats et viols, ces deux derniers chefs étant retenus contre lui à la fois comme crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

La  chambre d'appel a confirmé la condamnation pour génocide et assassinats, mais a jugé que sa responsabilité pour viols n'était pas établie. Néanmoins, les crimes pour lesquels il reste coupable sont d'une « extrême gravité », a souligné le juge.

La chambre de première instance l'avait jugé coupable du massacre de plus d'une centaine de Tutsis tués par des miliciens Interahamwe le 17 juin 1994 à l'église de la paroisse de la Sainte-Famille au coeur de la capitale.

Les juges avaient conclu qu'il avait joué « un rôle important dans le lancement de l'opération et vers la fin de l'opération ». Cette conclusion a été confirmée par les juges d'appel.

Le colonel Renzaho qui fut nommé à la tête de Kigali en octobre 1990, a été arrêté en République démocratique du Congo (RDC) le 29 septembre 2002.

Après la défaite de l'armée rwandaise en juillet 1994, il s'était réfugié avec d'autres officiers dans l'ex-Zaïre (actuelle République démocratique du Congo), où ils avaient ensuite fondé l'Armée de libération du Rwanda (ALIR) dont il fut l'un des commandants.

L'ALIR est devenue plus tard le mouvement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), aujourd'hui basé dans l'est de la RDC et considéré par Kigali comme une organisation terroriste.

ER/GF

© Agence Hirondelle