Les responsables des principaux partis de droite et d'extrême droite français ont dénoncé mardi une "équivalence insupportable" et un "parallèle honteux" après que le procureur de la Cour pénale internationale a réclamé des mandats d'arrêts contre des dirigeants du Hamas et du gouvernement israélien.
Ces réquisitions visent précisément le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Yoav Gallant d'une part, et les trois plus hauts chefs du Hamas (Ismaïl Haniyeh, Mohammed Deif, Yahya Sinouar) d'autre part.
La France a en revanche indiqué mardi au petit matin, via son ministère des Affaires étrangères, qu'elle "soutient la CPI".
Une position dont le vice-président du Rassemblement national (extrême droite), Sébastien Chenu, s'est dit "très étonné", estimant sur sur la radio RTL "qu'on ne peut pas mettre ce signe égal" entre "un état démocratique agressé et des terroristes".
"Cette équivalence est proprement insupportable", a renchéri le patron des sénateurs Républicains (principal parti de droite) Bruno Retailleau sur Sud Radio, défendant le "droit d'Israël à se défendre" même si sa riposte à Gaza est "sans doute mal proportionnée".
La tête de liste de son parti aux élections européennes, François-Xavier Bellamy, a lui pointé sur la chaîne de télévision Public Sénat la "partialité manifeste" du procureur de la CPI, dont la position "ressemble à une forme de militantisme inquiétant".
"Faire un parallèle entre les dirigeants israéliens et le Hamas (...) est une honte", a tranché sur CNews et Europe1 sa rivale d'extrême droite Marion Maréchal (Reconquête!), qui "réfute totalement ce qui est insinué à travers cette poursuite, à savoir qu'il y aurait un génocide à Gaza".
A l'inverse, les chefs de file de la gauche française - Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale) , le socialiste Olivier Faure et le communiste Fabien Roussel - se sont félicités lundi de l'annonce du procureur de la CPI, en particulier à l'encontre de M. Netanyahu.
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