Cérémonie d'ouverture des JO: nouvelle plainte pour cyberharcèlement

La directrice de la danse des cérémonies des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris, Maud Le Pladec, a déposé une plainte pour cyberharcèlement, ont indiqué jeudi le parquet de Paris et une source policière.

La plainte de la chorégraphe Maud Le Pladec a été jointe à l'enquête ouverte après la plainte pour menaces de mort déjà déposée samedi par les organisateurs de la cérémonie d'ouverture, a indiqué le parquet de Paris.

Alexandre Billard, directeur général adjoint de l'agence événementielle Ubi Bene, Thomas Jolly, directeur artistique de la cérémonie d'ouverture, et Thierry Reboul, directeur exécutif des cérémonies des JOP ont déposé une plainte après avoir reçu des menaces de mort.

La chorégraphe s'est rendue mercredi au commissariat du centre de Paris pour porter plainte après avoir reçu plusieurs messages de haine et de menaces sur sa personne, ainsi que sur le déroulement des cérémonies des JOP entre le 2 et le 4 août, a relaté une source policière.

Ces messages ont été envoyés sur son adresse mail personnelle et sur son compte Instagram, a précisé cette source, précisant qu'aucun suspect n'avait à ce stade été identifié.

La chorégraphe de la cérémonie d'ouverture a été "victime du même cyberharcèlement", a précisé le parquet.

L'enquête, confiée initialement à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), est désormais aux mains de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH), a-t-il ajouté.

La spectaculaire cérémonie d'ouverture de l'événement sportif mondial le 26 juillet le long de la Seine a été vivement critiquée par des autorités religieuses et des responsables politiques conservateurs à travers le monde.

Des enquêtes ont été ouvertes après les plaintes pour menaces de mort et cyberharcèlement déposées par le directeur artistique Thomas Jolly et la DJ française Barbara Butch, militante féministe et lesbienne.

La drag queen Nicky Doll a, elle, porté plainte contre l'ancien acteur britannique reconverti dans la politique Laurence Fox.

Il avait comparé sur son compte Twitter les artistes drag queens participant au tableau "Festivité" de la cérémonie à des "baiseurs d'enfants" ou à des "petits pédophiles déviants".

Une enquête a été ouverte vendredi pour injures publiques.

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