La vice-présidente des Philippines Sara Duterte est revenue dans son pays, a annoncé son équipe lundi, après un séjour de près d'un mois aux Pays-Bas pour y soutenir son père, l'ex-président Rodrigo Duterte, poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité.
"Mon travail ici est terminé", a-t-elle dit à la presse avant de quitter les Pays-Bas, ajoutant que l'équipe juridique de l'ex-chef de l'Etat était maintenant prête.
La famille Duterte ne projette plus de solliciter une aide pour couvrir les frais de défense de l'ancien président de 80 ans (2016-2022), a-t-elle ajouté. Et d'ajouter: "Si nous avons besoin de (vendre) des choses pour soutenir nos besoins financiers, nous le ferons".
D'après son service de communication, Sara Duterte a atterri dimanche soir à l'aéroport international de Manille.
La vice-présidente est de retour dans son pays en amont des élections de mi-mandat organisées le 12 mai, qui doivent attribuer 12 des 24 sièges du Sénat et des milliers d'autres postes dans l'archipel de 117 millions d'habitants.
Sara Duterte fait l'objet d'une procédure de destitution, après trois plaintes distinctes en décembre l'accusant de crimes - allant du "détournement" de millions de dollars de fonds publics à un projet d'assassinat du président Ferdinand Marcos.
Les députés de la chambre basse ont voté sa destitution en février. Les sénateurs doivent encore se prononcer à l'issue des élections de mi-mandat.
Rodrigo Duterte a été arrêté le 11 mars et transféré rapidement à La Haye. Il est poursuivi par la CPI pour sa guerre antidrogue au cours de laquelle plus de 6.000 personnes, majoritairement issues des milieux pauvres, ont été tuées sans preuve de liens avec le trafic.
Juste après son arrestation, sa fille Sara l'a rejoint, se chargeant de représenter la voix du clan familial lors de conférences de presse.
Sara Duterte était pressentie pour succéder à son père lors de l'élection présidentielle de 2022 mais elle s'est retirée en faveur de Ferdinand Marcos, fils de l'autocrate du même nom, à qui elle s'était alliée, avant d'être élue à la vice-présidence. L'alliance entre les deux familles a cependant laissé place à un affrontement ouvert depuis quelques mois
